<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>attac-loiret</title>
	<link>https://attac45.site.attac.org/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?id_rubrique=64&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>attac-loiret</title>
		<url>https://attac45.site.attac.org/local/cache-vignettes/L144xH43/siteon0-2-d7de8.jpg?1729107799</url>
		<link>https://attac45.site.attac.org/</link>
		<height>43</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>L'eau en bouteille, une ressource qui co&#251;te cher &#224; l'environnement, par Christophe Magdelaine (f&#233;vrier 2006)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article244</link>
		<guid isPermaLink="true">https://attac45.site.attac.org/spip.php?article244</guid>
		<dc:date>2006-03-12T15:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La consommation mondiale d'eau min&#233;rale en bouteille a augment&#233; de pr&#232;s de 60% depuis 1999. Un ph&#233;nom&#232;ne qui ne s'explique pas toujours logiquement et qui co&#251;te cher &#224; l'environnement &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L'eau en bouteille co&#251;te finalement plus cher que l'essence&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon une &#233;tude publi&#233;e par l'Earth Policy Institute aux Etats-Unis, en 2004 environ 154 millions de litres d'eau en bouteille ont &#233;t&#233; consomm&#233;s, soit un bond de 57% par rapport &#224; 1999 o&#249; 98 millions de litres d'eau en bouteille avaient &#233;t&#233;...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;Eau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La consommation mondiale d'eau min&#233;rale en bouteille a augment&#233; de pr&#232;s de 60% depuis 1999. Un ph&#233;nom&#232;ne qui ne s'explique pas toujours logiquement et qui co&#251;te cher &#224; l'environnement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;L'eau en bouteille co&#251;te finalement plus cher que l'essence&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une &#233;tude publi&#233;e par l'Earth Policy Institute aux Etats-Unis, en 2004 environ 154 millions de litres d'eau en bouteille ont &#233;t&#233; consomm&#233;s, soit un bond de 57% par rapport &#224; 1999 o&#249; 98 millions de litres d'eau en bouteille avaient &#233;t&#233; consomm&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Alors que l'eau min&#233;rale en bouteille n'est souvent pas plus saine que l'eau du robinet dans les pays industrialis&#233;s, elle peut co&#251;ter jusqu'&#224; 10 000 fois plus cher si l'on tient compte de l'&#233;nergie utilis&#233;e pour la mise en bouteille, les livraisons et l'&#233;ventuel recyclage des contenants, a averti Emily Arnold, auteur de l'&#233;tude sur l'eau. A environ 2,50 dollars le litre, l'eau en bouteille co&#251;te finalement plus cher que l'essence&#034;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France la proportion est moins importante si l'on se place du c&#244;t&#233; de l'utilisateur final.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, sur Paris par exemple, le prix d'un litre d'eau est de 0,0025 euro (hors location du compteur) &#224; comparer avec le prix moyen d'un litre d'eau en bouteille qui est d'environ 0,5 euro.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'eau en bouteille est donc environ 200 fois plus cher. Ce qui n'est toutefois pas futile...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Palmar&#232;s des buveurs d'eau en bouteille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Am&#233;ricains sont &#224; la premi&#232;re place en 2004 avec 26 milliards de litres d'eau en bouteille consomm&#233;s. Suivent les Mexicains (18 milliards de litres) puis les Chinois, les Br&#233;siliens avec 12 milliards de litres chacun et l'Allemagne et l'Italie avec 10 milliards de litres.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 5 ans, la consommation totale a tripl&#233; en Inde et plus que doubl&#233; en Chine qui deviendra bient&#244;t le premier pays consommateur de bouteilles d'eau en plastique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r le poids d&#233;mographique de ces pays joue dans la consommation totale et si l'on compare la consommation par personne et par an, les Italiens sont les plus gros buveurs d'eau en bouteille avec pr&#232;s de 184 litres, ce qu'ils expliquent d'ailleurs par la soit disant qualit&#233; m&#233;diocre de l'eau du robinet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, ce sont les Mexicains (169 litres), les Emiratis (164 litres), les Belges et les Fran&#231;ais avec 145 litres par an et par personne.&lt;br class='autobr' /&gt;
La position de la France dans ce palmar&#232;s tient davantage d'une peur infond&#233;e car la qualit&#233; de l'eau du robinet est l'une des meilleure au monde...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus logiquement, on constate une progression de la consommation de l'eau en bouteille dans les pays en d&#233;veloppement entre 1999 et 2004 avec notamment un triplement de la consommation en Inde et un doublement en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un co&#251;t &#233;nerg&#233;tique et environnemental important&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consommation d'eau en bouteille n'est pas sans cons&#233;quence car elle n&#233;cessite de l'&#233;nergie pour l'acheminement et la fabrication des bouteilles, contrairement &#224; l'eau du robinet qui b&#233;n&#233;ficie la plupart du temps d'un syst&#232;me de distribution beaucoup plus rentable et moins &#233;nergivore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bouteilles en plastique sont en poly&#233;thyl&#232;ne t&#233;r&#233;phtalate (PET), un d&#233;riv&#233; du p&#233;trole brut. A l'&#233;chelle mondiale, chaque ann&#233;e ce sont plus de 2,7 millions de tonnes de plastique qui sont n&#233;cessaires, ce qui n'est pas n&#233;gligeable comme en t&#233;moigne la consommation am&#233;ricaine qui monopolise ainsi plus de 1,5 million de barils de p&#233;trole par an.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, dans le cycle de vie du produit, il reste une bouteille en plastique ou en verre qu'il faut au mieux recycler localement ou au pire mettre en d&#233;charge (avec une d&#233;gradation qui peut durer plus de 500 ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que l'incin&#233;ration &#233;ventuelle des bouteilles entra&#238;ne l'&#233;manation de polluants toxiques et de cendres qui contiennent des m&#233;taux lourds...&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, m&#234;me le recyclage n'est pas forc&#233;ment une solution enti&#232;rement satisfaisante puisque faute de structures adapt&#233;es ou &#224; cause des co&#251;ts, les bouteilles vides en plastique peuvent &#234;tre export&#233;es pour retraitement dans d'autres pays. C'est le cas aux Etats-Unis o&#249; 40% des bouteilles en PET r&#233;cup&#233;r&#233;es apr&#232;s utilisation en 2004 ont &#233;t&#233; trait&#233;es en Chine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des ressources en eau qui s'&#233;puisent pour une qualit&#233; &#224; revoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production &#224; grande &#233;chelle d'eau en bouteille ne devrait pas se faire au d&#233;triment des ressources locales. C'est le cas de l'Inde o&#249; 50 villages ont vu leur nappe phr&#233;atique se r&#233;duire consid&#233;rablement alors que Coca-Cola y puisait all&#232;grement pour produire son eau Dasani ensuite export&#233;e. Des cas similaires existent dans le Texas et dans la r&#233;gion des Grands Lacs am&#233;ricains o&#249; les ressources en eau s'&#233;puisent rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcro&#238;t, comble de la qualit&#233; recherch&#233;e, l'&#233;tude note que 40% de l'eau distribu&#233;e en bouteille dans le monde est en fait de l'eau du robinet &#224; laquelle ont &#233;t&#233; rajout&#233;s des min&#233;raux pour un r&#233;sultat sur la sant&#233; qui n'est pas forc&#233;ment celui attendu...&lt;br class='autobr' /&gt;
A ce titre, le S&#233;nat fran&#231;ais recommande de changer souvent de type d'eau min&#233;rale pour &#233;viter d'absorber de trop grandes quantit&#233;s de m&#234;mes min&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, consommer de l'eau en bouteille dans des pays qui sont dot&#233;s d'un bon r&#233;seau de distribution et o&#249; la qualit&#233; est av&#233;r&#233;e (comme en France) n'est pas justifi&#233; et entra&#238;ne des d&#233;penses suppl&#233;mentaires et des efforts inutiles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rappelons que plus d'un 1 milliard de personnes dans le monde souffrent d'un d&#233;ficit en eau et que l'eau en bouteille n'est s&#251;rement pas la bonne solution &#224; long terme...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christophe Magdelaine,&lt;br class='autobr' /&gt;
notre-planete.info&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ghana, les compagnies prennent l'eau, par Peuples Solidaires (f&#233;vrier 2005)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article58</link>
		<guid isPermaLink="true">https://attac45.site.attac.org/spip.php?article58</guid>
		<dc:date>2005-03-26T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;&#171; L'eau n'est pas un bien marchand, mais un patrimoine commun de l'humanit&#233; &#187;, ont r&#233;affirm&#233; les associations de solidarit&#233; internationale fran&#231;aises lors du G8 d'Evian en juin 2003. Le Comit&#233; des Nations Unies pour les droits &#233;conomiques, sociaux et culturels n'a-t-il pas reconnu l'acc&#232;s &#224; l'eau et &#224; l'assainissement comme un droit fondamental de l'&#234;tre humain ? Pourtant, aujourd'hui encore, un milliard et demi de personnes dans le monde n'a pas acc&#232;s &#224; l'eau potable. Au-del&#224; des contraintes...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;Eau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'eau n'est pas un bien marchand, mais un patrimoine commun de l'humanit&#233; &#187;, ont r&#233;affirm&#233; les associations de solidarit&#233; internationale fran&#231;aises lors du G8 d'Evian en juin 2003. Le Comit&#233; des Nations Unies pour les droits&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;conomiques, sociaux et culturels n'a-t-il pas reconnu l'acc&#232;s &#224; l'eau et &#224; l'assainissement comme un droit fondamental de l'&#234;tre humain ? Pourtant, aujourd'hui encore, un milliard et demi de personnes dans le monde n'a pas acc&#232;s &#224; l'eau potable. Au-del&#224; des contraintes techniques, c'est bien d'une question &#233;conomique et politique dont il s'agit. Notamment lorsque les pays&lt;br class='autobr' /&gt;
du Sud, sous la pression des Institutions financi&#232;res internationales, privatisent la distribution de l'eau, sans tenir compte ni des besoins, ni des pr&#233;occupations exprim&#233;es par les citoyens. Ainsi, au Ghana, la Coalition&lt;br class='autobr' /&gt;
nationale contre la privatisation de l'eau se mobilise contre le projet de confier &#224; de grandes multinationales la gestion du service de l'eau en milieu urbain. Cette coalition a re&#231;u le soutien de plus de 330 organisations&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; travers le monde. Et nous avons un r&#244;le essentiel &#224; jouer car des entreprises fran&#231;aises pourraient se porter candidates &#224; cet appel d'offres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Ghana, plus de 50 % de la population vit avec moins d'un euro par jour. Un tiers des habitants n'a pas acc&#232;s &#224; une eau saine et 70 % n'a pas acc&#232;s aux services d'assainissement. Une &#233;tude r&#233;cente men&#233;e par le Ghana based Integrated Social Development Center (ISODEC) dans cinq quartiers de la capitale Accra d&#233;montre que les m&#233;nages pauvres consacrent entre 18 et 25 % de leur&lt;br class='autobr' /&gt;
revenu au seul paiement du service de l'eau. D&#232;s lors, comment imaginer que, pour des raisons de rentabilit&#233;, l'eau devienne encore moins accessible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant ce qui risque d'arriver si le processus en cours se poursuit. Les premi&#232;res &#8220;r&#233;formes&#8221; du secteur, et notamment la politique de &#171; recouvrement des co&#251;ts &#187; promue par la Banque mondiale, ont d&#233;j&#224; entra&#238;n&#233; le doublement des prix de l'eau en trois ans ! L'objectif clairement affich&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
est de privatiser la gestion du service. Quitte &#224; ignorer l'avis et nier l'int&#233;r&#234;t des premiers concern&#233;s, &#224; savoir les consommateurs et citoyens ghan&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une coalition nationale contre la privatisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux se faire entendre, les Ghan&#233;ens ont lanc&#233; une Coalition nationale du Ghana contre la privatisation en 2001. Cette coalition repr&#233;sente une grande diversit&#233; d'organisations de la soci&#233;t&#233; civile : syndicats, &#233;tudiants, organisations f&#233;minines, groupes &#233;cologistes, employ&#233;s du secteur de la sant&#233;, associations communautaires... Elle est parvenue &#224; rompre la passivit&#233; et &#224; briser le silence qui entoure le processus de privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un document intitul&#233; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Pourquoi la privatisation au Ghana doit &#234;tre stopp&#233;e &#187;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, ces citoyens reconnaissent que le secteur public de l'eau doit &#234;tre r&#233;form&#233; d'urgence. Mais ils estiment que tout changement doit d'abord avoir pour objectif de garantir pleinement le droit &#224; l'eau potable. Or le projet propos&#233; par la Banque mondiale est jug&#233; insatisfaisant pour quatre raisons. Premi&#232;rement, il r&#233;sulte d'une vision &#233;troite de la &#8220;r&#233;forme&#8221;, vue&lt;br class='autobr' /&gt;
sous le seul angle de la lib&#233;ralisation, et cela sans avoir &#233;tudi&#233; les autres modes de gestion envisageables. Deuxi&#232;mement, il est largement impos&#233; par des int&#233;r&#234;ts ext&#233;rieurs &#224; travers un processus opaque et en l'absence de&lt;br class='autobr' /&gt;
tout d&#233;bat d&#233;mocratique. Troisi&#232;mement, il repr&#233;sente un mauvais choix financier car il alourdira la dette du pays (un pr&#234;t de 103 millions de dollars est pr&#233;vu), et technique car il n&#233;glige le syst&#232;me d'assainissement. Enfin, les conditions tarifaires envisag&#233;es risquent de priver les pauvres de l'acc&#232;s &#224; une eau saine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des pr&#233;c&#233;dents catastrophiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples des effets n&#233;fastes de la privatisation de l'eau sur les populations ne manquent pourtant pas dans le monde. Plusieurs multinationales ont d&#233;j&#224; jou&#233; un r&#244;le majeur dans ces privatisations : la fran&#231;aise Suez - Lyonnaise des Eaux (en Argentine et aux Philippines), l'anglaise Biwater (en Afrique du Sud), la nord-am&#233;ricaine Bechtel (en Colombie)... Au final, le prix de l'eau augmente, et ceux qui ne peuvent plus payer ne b&#233;n&#233;ficient plus du service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Ghan&#233;ens savent donc ce qui les attend si le projet de privatisation dans leur pays aboutit. C'est pourquoi ils font appel &#224; des r&#233;seaux internationaux pour appuyer leur lutte. Plusieurs organisations demandent ainsi &#224; la Banque mondiale de tenir enfin compte de l'avis des populations.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit aussi de dissuader les multinationales de l'eau qui pourraient &#234;tre candidates pour obtenir le contrat de gestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une organisation bas&#233;e en Grande Bretagne, le World Development Movement (WDM) se charge de contacter la firme anglaise Biwater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois autres firmes potentiellement int&#233;ress&#233;es sont fran&#231;aises : Suez (Lyonnaise des eaux), V&#233;olia (ex-Vivendi environnement) et SAUR (Bouygues). Avec l'association Les Amis de la Terre, le R&#233;seau-Solidarit&#233; de Peuples Solidaires se mobilise donc pour leur demander de ne pas s'engager dans un projet qui menace les droits &#233;conomiques, sociaux et culturels des populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Communiqu&#233; de presse de l'association &lt;a href=&#034;http://www.peuples-solidaires.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Peuples Solidaires&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'eau &#224; la bouche, par Carlo Delgado Ramos (juin 2004)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article44</link>
		<guid isPermaLink="true">https://attac45.site.attac.org/spip.php?article44</guid>
		<dc:date>2004-07-29T19:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Les infos sur le scandale de la vente d'eau du r&#233;seau (purifi&#233;e et enrichie para&#238;t-il) par Coca Cola au Royaume Uni ne sont que la partie &#233;merg&#233;e de l'iceberg du march&#233; de l'eau vendue sous conditionnement. Le probl&#232;me ne se situe pas seulement au niveau de la tromperie vis &#224; vis du consommateur sur la nature et la qualit&#233; de l'eau achet&#233;e, mais concerne les nombreux aspects du probl&#232;me de la privatisation d'un bien vital et commun &#224; tous. Les r&#233;v&#233;lations sur le pillage de milliards de...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;Eau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les infos sur le scandale de la vente d'eau du r&#233;seau (purifi&#233;e et enrichie para&#238;t-il) par Coca Cola au Royaume Uni ne sont que la partie &#233;merg&#233;e de l'iceberg du march&#233; de l'eau vendue sous conditionnement. Le probl&#232;me ne se situe pas seulement au niveau de la tromperie vis &#224; vis du consommateur sur la nature et la qualit&#233; de l'eau achet&#233;e, mais concerne les nombreux aspects du probl&#232;me de la privatisation d'un bien vital et commun &#224; tous. Les r&#233;v&#233;lations sur le pillage de milliards de litres d'eau sur des aqueducs indiens par cette multinationale am&#233;ricaine d&#233;montre clairement la spoliation de leurs ressources dont sont victimes principalement les pays du Sud au b&#233;n&#233;fice de pays du Nord disposant des fonds pour les obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le volume des ventes d'eau conditionn&#233;e en 2000 atteint les 84 milliards de litres, dont un quart est consomm&#233; hors du pays d'origine. En 2002 le chiffre atteint 126 milliards. D'apr&#232;s Nestl&#233;, le secteur pourrait augmenter de 7 &#224; 9 % et le march&#233; doublerait d'ici 2010. Il s'agit l&#224; d'une affaire concernant la vente d'un bien vital et public qui devrait &#234;tre presque partout gratuit. Les multinationales solidaires entre elles s'emparent de l'eau des pays o&#249; elles s'implantent. Danone, Nestl&#233; ou Coca Cola s'emparent de la plus grosse part du march&#233; surtout gr&#226;ce &#224; l'eau des autres pays, et dans une moindre mesure avec leurs propres ressources locales. En clair, au regard de la l&#233;gislation de chaque pays, l'eau trait&#233;e par les multinationales n'est plus propri&#233;t&#233; nationale, mais propri&#233;t&#233; priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une affaire d'importance, surtout lorsqu'on r&#233;alise que le march&#233; de l'eau sous conditionnement est plus important que celui du p&#233;trole. Si on se r&#233;f&#232;re aux d&#233;clarations de l'ancien pr&#233;sident de Perrier (marque de Nestl&#233;) : &#171; Il suffit de capter et remonter l'eau, et de la vendre plus cher que le vin, le lait ou m&#234;me le p&#233;trole &#187;. Au niveau mondial, ce march&#233; repr&#233;sente 22 milliards de dollars par an, d'o&#249; la f&#233;rocit&#233; de la comp&#233;tition. Danone occupe la premi&#232;re place pour la vente de l'eau conditionn&#233;e au niveau mondial, et la seconde en Am&#233;rique Latine m&#234;me si l'on tient compte du fait que la plus grosse part de la distribution est faite par Coca Cola. Nestl&#233; op&#232;re dans 130 pays, avec deux march&#233;s mondiaux, 5 internationaux et 70 locaux, contr&#244;lant 17 % de la valeur du march&#233; mondial de l'eau conditionn&#233;e, en ne tenant pas compte des soci&#233;t&#233;s acquises en 2003. Cette multinationale a augment&#233; ses b&#233;n&#233;fices de 9,6 % en 2002 avec une croissance de 4,7 % au cours des 10 derni&#232;res ann&#233;es, gr&#226;ce principalement &#224; la prise de contr&#244;le du march&#233; nord am&#233;ricain (via Nestl&#233; Waters North America Holdings).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Coca Cola, afin de concurrencer la marque Aquafina de Pepsi Cola (march&#233; lanc&#233; en 1994) s'est lanc&#233; dans le march&#233; de l'eau conditionn&#233;e sous la marque g&#233;n&#233;rale Dasani. En 2000, des indicateurs fournis par Barlow et Clarke montrent que Pepsi s'est adjug&#233; 7,8% de parts de march&#233; aux Etats-Unis, contre 4,9% pour Coca Cola, mais qu'en 2001 Pepsi avait pris la premi&#232;re place, suivie par Coca Cola. Au cours de 2002 la guerre entre Nestl&#233;, Coca Cola et Pepsi aux USA et au Canada les a confirm&#233;s protagonistes dans le secteur. Dans ce contexte, Coca Cola passe des contrats avec les &#233;coles am&#233;ricaines pour imposer sa marque. Un des motifs du succ&#232;s du march&#233; de l'eau en bouteille aupr&#232;s du consommateur, c'est qu'il pense avoir ainsi une eau de qualit&#233; en toute s&#233;curit&#233;. M&#234;me si la FAO a affirm&#233; que l'eau en bouteille n'est pas meilleure que l'eau du robinet. Une &#233;tude de 1999 du NRDC conclut, toujours selon Barlow et Clarke, que sur 103 marques d'eau en bouteille qui ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;es, plus d'un tiers sont contamin&#233;es, y compris par escherichia coli et arsenic. Un quart de l'eau conditionn&#233;e, ajoutent-ils, est pr&#233;lev&#233;e du robinet puis trait&#233;e et plus ou moins purifi&#233;e, cependant que dans de nombreux pays l'eau en bouteille est soumise &#224; des analyses et des standards de puret&#233; moins rigoureux que l'eau du robinet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin s'ajoute au probl&#232;me de l'eau un autre probl&#232;me d'importance consid&#233;rable : celui du conditionnement, qui a utilis&#233; en 2001 un million et demi de tonnes de plastique. Les cons&#233;quences pour l'environnement sont importantes et l' &#187;&#233;cotaxe &#187;, imp&#244;t inclus dans le co&#251;t de production garantissant le recyclage des bouteilles ne sert que de palliatif, puisqu'elle est finalement pay&#233;e par le consommateur. Le recyclage dans le monde occidental est minime par rapport &#224; la quantit&#233; de plastique mis aux d&#233;chets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait du courriel d'information d'attac n&#176;471, 02/06/04&lt;br class='autobr' /&gt;
Article tir&#233; du Granello di sabbia n&#176; 128,&lt;br class='autobr' /&gt;
traduction par Marie Biasi.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
