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		<title>attac-loiret</title>
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		<title>&#171; Nous sommes dans un contexte de guerre aux migrants &#187; - entretien avec Emmanuel Blanchard (printemps 2007)</title>
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		<dc:date>2007-05-17T13:43:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Emmanuel Blanchard est professeur de sciences &#233;conomiques et sociales, membre du Gisti (Groupement d'Information et de Solidarit&#233; avec les Travailleurs Immigr&#233;s) et du r&#233;seau Migreurop. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Europe a de plus en plus tendance &#224; sous-traiter la surveillance de ses fronti&#232;res ext&#233;rieures... &#192; partir de quand assiste-t-on &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne dit d'externalisation ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Une pr&#233;cision : lorsqu'on parle de l'Europe, il faut bien voir que la politique en mati&#232;re d'immigration est surtout...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Migrations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Emmanuel Blanchard est professeur de sciences &#233;conomiques et sociales, membre du Gisti (Groupement d'Information et de Solidarit&#233; avec les Travailleurs Immigr&#233;s) et du r&#233;seau Migreurop.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;L'Europe a de plus en plus tendance &#224; sous-traiter la surveillance de ses fronti&#232;res ext&#233;rieures... &#192; partir de quand assiste-t-on &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne dit d'externalisation ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une pr&#233;cision : lorsqu'on parle de l'Europe, il faut bien voir que la politique en mati&#232;re d'immigration est surtout intergouvernementale, c'est-&#224;-dire qu'elle est d&#233;cid&#233;e par les gouvernements des pays membres. Il faut rappeler aussi que c'est parfois bien pire dans d'autres r&#233;gions du monde. Les Etats-Unis, par exemple, s'appr&#234;tent &#224; construire un mur de plusieurs milliers de kilom&#232;tres sur leur fronti&#232;re mexicaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela dit, d'une certaine mani&#232;re, ce recul des fronti&#232;res est consubstantiel &#224; la construction europ&#233;enne. D&#232;s le Trait&#233; de Maastricht, il &#233;tait clair que la libre circulation &#224; l'int&#233;rieur de l'espace europ&#233;en serait li&#233;e &#224; une surveillance accrue des fronti&#232;res ext&#233;rieures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette externalisation se fait avec des Etats, mais aussi avec des entreprises priv&#233;es. Par exemple, une directive europ&#233;enne pr&#233;voit la sanction des compagnies a&#233;riennes qui n'effectueraient pas les contr&#244;les n&#233;cessaires. Ce qui pose des probl&#232;mes &#233;vidents : la Convention de Gen&#232;ve permet aux demandeurs d'asile de voyager sans papiers... mais aujourd'hui, qui peut prendre l'avion sans papiers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le vrai probl&#232;me aujourd'hui c'est l'absence de droit &#224; circuler. De plus en plus syst&#233;matiquement, les r&#233;fugi&#233;s sont cantonn&#233;s au plus pr&#232;s de l'&#201;tat qu'ils fuient. Aujourd'hui la plupart d'entre eux se trouve dans les pays du sud comme le Pakistan ou la Tanzanie, tr&#232;s loin des pays d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proc&#233;dure n'est pas forc&#233;ment n&#233;gative, mais la g&#233;n&#233;raliser c'est emp&#234;cher le droit &#224; la libre circulation, c'est surtout se d&#233;charger de ses responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'externalisation consiste &#224; reporter la charge de la surveillance des fronti&#232;res sur diff&#233;rents acteurs, qu'il s'agisse d'entreprises priv&#233;es, de pays de transit ou des pays d'origine, auxquels on demande d'enfermer leurs propres ressortissants. C'est ainsi qu'on peut parler aujourd'hui au Maroc d'&#233;migration ill&#233;gale, durement sanctionn&#233;e par la loi [1]. La situation est &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me en Roumanie, et des n&#233;gociations sont en cours avec le S&#233;n&#233;gal. Rappelons que l'article 13 de la d&#233;claration universelle des droits de l'Homme dit que &#171; Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Le terme d'externalisation est emprunt&#233; au vocabulaire de l'entreprise...&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot a &#233;t&#233; choisi &#224; dessein par la communaut&#233; des chercheurs et des militants. Il vise &#224; montrer la r&#233;alit&#233; d'une politique, un peu comme lorsque nous avions d&#233;cid&#233; de d&#233;signer Sangatte comme ce qu'il &#233;tait : un &#034;camp&#034;. Il est important de mettre des mots sur une politique. Ce qui est pr&#233;sent&#233; comme une politique de coop&#233;ration, de partage des responsabilit&#233;s n'est en fait qu'un m&#233;canisme de sous-traitance, qui vise &#224; masquer les responsabilit&#233;s. Avec pour cons&#233;quence de rendre les recours juridiques plus difficiles : par exemple, qui est responsable des morts de Ceuta et Melilla ? Le Maroc ? L'Espagne ? L'Europe ? Une autre cons&#233;quence, c'est l'abaissement du niveau des droits, car certains Etats &#224; qui l'on sous-traite la question migratoire ne sont pas signataires des m&#234;mes instruments internationaux que nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Quelles sont les strat&#233;gies &#224; adopter pour lutter contre cette dilution des responsabilit&#233;s ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re cons&#233;quence de ce processus sur le monde militant a d'abord &#233;t&#233; une destabilisation. Il a fallu se r&#233;organiser sur des &#233;chelles qui sont celles o&#249; se joue la politique actuelle. C'est la raison d'&#234;tre du r&#233;seau Migreurop. La soci&#233;t&#233; civile est en train de passer &#224; cette &#233;chelle sup&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas partisans du grand soir. Nous sommes dans une phase de recul telle qu'il suffirait que les instruments existants soient appliqu&#233;s pour que la situation s'am&#233;liore. Rappelons quand m&#234;me que le fait de tirer au fusil sur quelqu'un pour la simple raison qu'il cherche &#224; passer une fronti&#232;re est tout simplement ill&#233;gal au regard du droit international. Suite aux &#233;v&#233;nements de Ceuta et Melilla, des pools de juristes sont en voie de constitution au Maroc, qui vont s'attacher &#224; d&#233;poser des plaintes recevables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Peut-on chiffrer le co&#251;t en vies humaines de cette politique ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est difficile. Nous sommes dans un contexte de guerre aux migrants, et comme dans tout conflit, il est d&#233;licat de compter les morts. Un seul exemple : un an apr&#232;s, on n'a toujours pas l'identit&#233; des migrants morts &#224; Ceuta et Melilla. C'est dire si l'on bafoue ainsi leur humanit&#233; m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
On sait gr&#226;ce &#224; des ONG vigilantes que les morts se comptent par milliers aux portes de l'Europe, et qu'il y a une acc&#233;l&#233;ration tr&#232;s nette d&#251;e &#224; la militarisation des fronti&#232;res, qui entra&#238;ne un allongement des trajets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il n'est pas rare que des migrants prennent le bateau depuis le S&#233;n&#233;gal jusqu'aux Canaries. Un autre exemple, peut-&#234;tre moins connu : celui de Mayotte, une &#238;le de l'archipel des Comores qui est une collectivit&#233; d&#233;partementale fran&#231;aise. Depuis 1993, les Comoriens doivent disposer d'un visa pour se rendre &#224; Mayotte. Et depuis l'installation de radars c&#244;tiers, les Comoriens cherchent &#224; contourner ce syst&#232;me de surveillance, et prennent de plus en plus de risques. Cette situation a d&#233;j&#224; provoqu&#233; des dizaines de morts. C'est le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne &#224; Gibraltar : l&#224; aussi, depuis l'installation de radars, les migrants allongent leurs trajets, au risque de faire naufrage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre cons&#233;quence in&#233;vitable de la militarisation des fronti&#232;res, c'est le passage des migrants sous la coupe de r&#233;seaux mafieux. Plus le trajet &#224; parcourir est long et dangereux, plus on a affaire &#224; des interm&#233;diaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par la revue Les invisibles.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] La loi marocaine pr&#233;voit jusqu'&#224; 20 ans de prison pour quiconque quitte ou aide &#224; quitter &#171; le territoire marocain d'une fa&#231;on clandestine &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ici et l&#224;-bas : les sans-papiers et les politiques migratoires, par Claude Qu&#233;mar - CADTM (automne 2006)</title>
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		<dc:date>2006-11-19T10:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Ici en France, c'est dur. Mais savoir &#224; quel point c'est plus dur encore l&#224;-bas, il n'y a que nous qui pouvons d&#233;cider si nous sommes mieux ici ou l&#224;-bas &#187; Taibou, &#8216;sans-papi&#232;re', Le Monde, 23-24/02/1997 &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet article est extrait du dossier Maghreb, paru dans Les Autres Voix de la Plan&#232;te n&#176;32. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis trente ans, l'immigration est au c&#339;ur des d&#233;bats des soci&#233;t&#233;s occidentales. L'irruption massive des &#8216;sans papiers' depuis dix ans sur la sc&#232;ne sociale apporte une nouvelle r&#233;alit&#233; &#224; ce d&#233;bat...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Migrations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Ici en France, c'est dur. Mais savoir &#224; quel point c'est plus dur encore l&#224;-bas, il n'y a que nous qui pouvons d&#233;cider si nous sommes mieux ici ou l&#224;-bas &#187; Taibou, &#8216;sans-papi&#232;re', Le Monde, 23-24/02/1997&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet article est extrait du dossier Maghreb, paru dans Les Autres Voix de la Plan&#232;te n&#176;32.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis trente ans, l'immigration est au c&#339;ur des d&#233;bats des soci&#233;t&#233;s occidentales. L'irruption massive des &#8216;sans papiers' depuis dix ans sur la sc&#232;ne sociale apporte une nouvelle r&#233;alit&#233; &#224; ce d&#233;bat ; une r&#233;alit&#233; plus humaine, celle d'hommes et de femmes (de plus en plus de femmes) qui choisissent de quitter leur pays, pour des raisons de plus en plus complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les derni&#232;res ann&#233;es ont vu &#233;galement le traitement de l'immigration passer du cadre national au cadre europ&#233;en, voire mondial, avec les n&#233;gociations au sein de l'OMC sur l'AGCS (Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services). Le mode 4 de cet accord, concerne en effet le mouvement des personnes physiques. Il est donc utile de remettre en perspective les enjeux migratoires pour le capitalisme contemporain, m&#234;me si la direction et la dimension des flux migratoires n'ont jamais &#233;t&#233; r&#233;ductibles aux seuls imp&#233;ratifs de l'accumulation du capital. La globalisation &#8216;n&#233;o-lib&#233;rale' en cours a red&#233;fini &#233;galement ces mouvements. Les nouvelles politiques europ&#233;ennes vont dans le sens d'une &#8216;marchandisation' accrue de l'immigration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des flux migratoires mouvants&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde a toujours connu des flux migratoires. Le peuplement de la plan&#232;te en a &#233;t&#233; le premier exemple. Soit. Ces migrations sont devenues internationales avec la cr&#233;ation des Etats-nations. Les d&#233;colonisations du XXe si&#232;cle ont fait passer le nombre de nations d'une cinquantaine &#224; plus de 200. Mais les grandes vagues migratoires n'ont pas attendu cet &#233;clatement : sans parler de l'esclavage, migration forc&#233;e, les vagues se sont succ&#233;d&#233;es : diaspora chinoise depuis le XVIIIe si&#232;cle, peuplement du &#8216;nouveau monde' (51 millions de personnes entre 1846 et 1939), colonisation, conflits mondiaux... Le nombre de migrants s'&#233;l&#232;ve aujourd'hui &#224; environ 150 millions de personnes (r&#233;sidant &#224; l'&#233;tranger depuis plus d'un an), soit 2,5 % de la population mondiale. Chiffre qu'il faut d'autant plus relativiser qu'il inclut non seulement les migrations vers les pays du Nord, mais aussi celles entre pays du Sud qui sont, de loin, les plus importantes. Par exemple, la France &#8216;accueille' 3,2 millions de personnes &#233;trang&#232;res, la C&#244;te d'Ivoire : 3,4 millions !! *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mouvements sont de plus en plus complexes : les politiques d'endiguement des pays du Nord, l'&#233;loignement des fronti&#232;res (espace Schengen par exemple), la s&#233;paration de moins en moins nette entre immigration &#233;conomique et politique, les besoins en main-d'&#339;uvre qualifi&#233;e au Nord... tous ces ph&#233;nom&#232;nes cr&#233;ent des &#233;tapes de transit pour les migrants. La fronti&#232;re mexicaine, le d&#233;troit de Gibraltar, le d&#233;troit de Malacca entre l'Indon&#233;sie et la Malaisie sont autant de goulets d'&#233;tranglement. Des pays comme le S&#233;n&#233;gal et le Maroc sont aujourd'hui pays d'immigration et d'&#233;migration &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui a fondamentalement bascul&#233; au cours du XXe si&#232;cle, c'est le sens global de ces flux : ils sont essentiellement aujourd'hui issus du Sud, vers le Nord ou vers d'autres p&#244;les du Sud (pays p&#233;troliers en particulier). L'appauvrissement de ces pays par les politiques d'ajustement structurel, par le pillage de leurs ressources naturelles, par l'endettement qui permet de maintenir une domination issue de la colonisation, tous ces ph&#233;nom&#232;nes cr&#233;ent ces mouvements d'une minorit&#233; de la population pour s'en sortir. D'une minorit&#233; car rappelons que, hormis lors de vagues de r&#233;fugi&#233;s li&#233;es &#224; des conflits violents, ce n'est pas n'importe qui qui &#233;migre. Un &#233;migr&#233; sub-saharien sur trois poss&#232;de un dipl&#244;me sup&#233;rieur. Ce sont les classes moyennes qui sont concern&#233;es, les plus aptes &#224; valoriser leur savoir, linguistiquement et socialement. D'o&#249; l'imb&#233;cillit&#233; d'une formule comme &#8216;la France [ou la Belgique] ne peut accueillir toute la mis&#232;re du monde'. De plus, d&#233;sormais, la d&#233;cision d'&#233;migrer est prise par le migrant lui-m&#234;me, souvent en accord avec sa famille, et non plus par les entreprises du Nord. S'il y a des immigr&#233;s, c'est malgr&#233; tout parce qu'il existe une demande pour cette main-d'&#339;uvre, docile et flexible. Et plus seulement dans les secteurs traditionnels comme la construction, la restauration, l'agriculture, le nettoyage urbain... Aujourd'hui, ce sont des secteurs comme la sant&#233; ou l'informatique qui sont concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le reste des activit&#233;s manufacturi&#232;res ne va plus chercher sa main-d'&#339;uvre au Sud, on &#8216;d&#233;localise' d&#232;s que son co&#251;t est de 6 &#224; 10 fois inf&#233;rieur &#224; celui d'un salari&#233; europ&#233;en, de 1 &#224; 3 pour les services informatiques et comptables. Ce ph&#233;nom&#232;ne ne touche pas l'Afrique sub-saharienne o&#249;, paradoxalement, la main d'&#339;uvre est ch&#232;re, &#224; faible productivit&#233; et les &#8216;co&#251;ts de transaction' consid&#233;rables (&#224; l'exception de Maurice et Madagascar).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un enjeu pour le capitalisme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors si il y a d'un c&#244;t&#233; une offre importante et continue et de l'autre une demande, o&#249; est le &#8216;probl&#232;me' ? Le &#8216;probl&#232;me' est double : ad&#233;quation de la main-d'&#339;uvre aux besoins au Nord et probl&#232;me politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les besoins en main-d'&#339;uvre du capital sont mobiles : les transnationales profitent de la lib&#233;ralisation des mouvements de capitaux, des investissements directs avec une tr&#232;s grande fluidit&#233;. Les maquilas en Am&#233;rique centrale sont un bon exemple. On d&#233;m&#233;nage l'usine de montage de zone franche en zone franche en fonction des conditions du moment. La co&#239;ncidence entre besoins du capital et main d'&#339;uvre est donc rarement r&#233;alis&#233;e. Enfin l'immigration a pris dans les pays du Nord une dimension politique avec la crise de surproduction des ann&#233;es 70. On a vu se multiplier les r&#233;formes l&#233;gislatives plac&#233;es sous le sceau de la m&#233;fiance et de la n&#233;cessaire protection contre une immigration &#8216;subie' suppos&#233;e porteuse de multiples dangers (terrorisme, d&#233;stabilisation des syst&#232;mes sociaux...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;formes successives ont un objectif quasi exclusif : diminuer l'attractivit&#233; du pays d'accueil par l'abaissement des droits des migrants. La France, la Grande-Bretagne sont en pointe dans ce contexte. Des pays comme le Maroc ou le S&#233;n&#233;gal, attir&#233;s habituellement par la France, pour des raisons historiques et linguistiques, voient aujourd'hui leurs migrants pr&#233;f&#233;rer l'Espagne, l'Italie ou les Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une logique de pr&#233;dation&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est donc cette contradiction fondamentale que doivent g&#233;rer les pays du Nord : leur besoin en main d'&#339;uvre, li&#233; &#224; une natalit&#233; en baisse (d'o&#249; l'attirance vers l'Espagne et l'Italie) et cette fermeture pour raison politique (mont&#233;e de l'extr&#234;me droite, contre-r&#233;formes sociales...). &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;ponse en cours, lourde de dangers, est celle de &#8216;l'immigration choisie' en cours dans tous les pays du Nord : Union europ&#233;enne mais y compris la Suisse avec ses r&#233;formes actuelles de la loi sur les &#233;trangers (Letr) et sur l'asile (Lasi). Il s'agit de choisir ses immigr&#233;s, en fonction des besoins des entreprises locales et des &#8216;talents' des demandeurs. Le &#8216;march&#233; du travail international', &#8216;l'arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#8216; mondiale : voil&#224; le projet. La marchandisation de la force de travail prend ainsi une nouvelle dimension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets actuels de l'OMC y sont directement li&#233;s. Nous assistons &#224; ce qu'Antoine math, du Gisti, appelle une &#8216;logique de pr&#233;dation'. Reste &#224; savoir si la contradiction entre besoins &#233;conomiques et x&#233;nophobie ambiante sera lev&#233;e par ces politiques. Il n'en demeure pas moins que ces politiques d' &#8216;endiguement' ont des cons&#233;quences sur les libert&#233;s. Le r&#233;cent premier Forum social carib&#233;en qui s'est tenu &#224; la Martinique a vu sa participation restreinte par les refus massifs de visas par la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un mouvement social qui sort de l'ombre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement des sans-papiers est dans ce contexte un des grains de sable qui pourraient enrayer ce projet. Voil&#224; des hommes et des femmes qui bravent ces obstacles, au risque de leur vie souvent, payent des passeurs pour arriver ici. Et dire : c'est &#224; nous de choisir o&#249; nous voulons vivre. Ils et elles n'ont plus rien &#224; perdre : retourner au pays, c'est d&#233;cevoir la famille qui les a envoy&#233;s, se retrouver condamn&#233;(e)s &#224; un mariage forc&#233;, &#224; l'excision de leur fille, &#224; la r&#233;pression, &#224; la mis&#232;re. Les gr&#232;ves de la faim entam&#233;es par des dizaines de sans-papiers, les occupations en Belgique sont la preuve de cette volont&#233; de rester malgr&#233; tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore plus int&#233;ressant est la mise en r&#233;seau international des structures de migrants du Sud (les refoul&#233;s de Ceuta par exemple) et les associations du Nord (collectifs de sans-papiers, soutiens locaux...). Apr&#232;s le Forum de Bamako en janvier dernier, la conf&#233;rence non gouvernementale euro-africaine, r&#233;unie &#224; Rabat d&#233;but juillet, a adopt&#233; un manifeste rappelant l'exigence premi&#232;re de la libert&#233; de circulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du Forum social europ&#233;en d'Ath&#232;nes, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; d'organiser une 3&#232;me journ&#233;e d'action sur les migrations le 7 octobre 2006, en m&#233;moire des &#233;v&#232;nements de Ceuta et Melilla de 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* chiffre d'avant la crise ivoirienne actuelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.cadtm.org&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>6924 r&#233;gularisations, comme pr&#233;vu... et apr&#232;s ? - Communiqu&#233; du R&#233;seau Education Sans Fronti&#232;res (automne 2006)</title>
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		<dc:date>2006-07-19T09:02:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Les 6924 r&#233;gularisations au final - d'adultes, pas de familles- dans le cadre de la circulaire du 13 juin. ce n'est malheureusement pas une surprise. Le ministre de l 'Int&#233;rieur l'avait annonc&#233; - il avait os&#233; l'annoncer avant m&#234;me que les dossiers soient examin&#233;s- 30% seraient gagnants -r&#233;gularis&#233;s, 70% donc perdants. Le syst&#232;me des quotas &#233;tait pos&#233; par avance. Et la r&#233;alit&#233; est pire : 20% de &#034;bons&#034;, 80% de &#034;mauvais&#034;. Aussi, si nous nous r&#233;jouissons pour celles et ceux, r&#233;gularis&#233;s, qui...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Migrations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 6924 r&#233;gularisations au final - d'adultes, pas de familles- dans le cadre de la circulaire du 13 juin. ce n'est malheureusement pas une surprise. Le ministre de l 'Int&#233;rieur l'avait annonc&#233; - il avait os&#233; l'annoncer avant m&#234;me que les dossiers soient examin&#233;s- 30% seraient gagnants -r&#233;gularis&#233;s, 70% donc perdants. Le syst&#232;me des quotas &#233;tait pos&#233; par avance. Et la r&#233;alit&#233; est pire : 20% de &#034;bons&#034;, 80% de &#034;mauvais&#034;. Aussi, si nous nous r&#233;jouissons pour celles et ceux, r&#233;gularis&#233;s, qui vont enfin pouvoir vivre tranquillement, dignement, comme chacun en a le droit, force est de constater qu'on est loin du compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La circulaire du 13 juin avait d&#233;clench&#233; un immense espoir&#8230; mais ce fut une v&#233;ritable loterie. Cet espoir, entretenu par les d&#233;clarations m&#233;diatis&#233;es de N. Sarkozy et d'A. Klarsfeld qui ont suivi, a d&#233;clench&#233; cette ru&#233;e imm&#233;diate vers les pr&#233;fectures. Les d&#233;p&#244;ts collectifs initi&#233;s par RESF sont venus ensuite, en toute connaissance de cause pour chaque famille qui a librement d&#233;cid&#233; de s'y joindre. Aujourd'hui, beaucoup de familles n'ont pas encore &#233;t&#233; convoqu&#233;es. D'autres n'ont toujours pas re&#231;u de r&#233;ponses. Tous ces gens vivent aujourd'hui dans l'angoisse de l'attente, ou dans l'effondrement apr&#232;s le refus. Et ils ont la peur au ventre. C'est une honte, c'est indigne. C'est une tricherie cynique, une tra&#238;trise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est N. Sarkozy qui accuse RESF d'&#234;tre d&#233;magogique et irresponsable(!), relay&#233; par son &#233;trange m&#233;diateur, A. Klarsfeld dont l'expression est r&#233;duite &#224; un psittacisme navrant : dire et redire tout ce que dit le ma&#238;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est N.Sarkozy le d&#233;magogue, qui m&#233;diatise des annonces qui ne sont que des arnaques.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est N. Sarkozy, le d&#233;magogue, qui instrumentalise les sans papiers dans la perspective des &#233;lections pr&#233;sidentielles en amalgamant immigration, invasion, ch&#244;mage, d&#233;linquance et ins&#233;curit&#233;&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est N. Sarkozy, l'irresponsable ; qui attise la x&#233;nophobie et la tentation raciste et, par r&#233;action, entretient le repli communautariste qui enferme et s&#233;pare.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au final, une politique inhumaine aux relents naus&#233;eux qui ne r&#233;soud en rien le probl&#232;me des migrations et cause d'infinies souffrances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons assur&#233; une veille vigilante durant tout l'&#233;t&#233;. Et le butin de la chasse aux enfants, aux jeunes et aux familles n'a pas &#233;t&#233; &#224; la hauteur du projet du ministre. Maintenant, heureusement, la rentr&#233;e scolaire est faite : les enseignants, les parents d'&#233;l&#232;ves, les &#233;l&#232;ves eux-m&#234;mes, les citoyens, les &#233;lus&#8230; nous sommes tous l&#224; : pr&#234;ts, mobilis&#233;s, solidaires et d&#233;termin&#233;s &#224; ne pas supporter&lt;br class='autobr' /&gt;
l'inacceptable. L'ampleur de la mobilisation du r&#233;seau, depuis deux ans - sur tout le territoire fran&#231;ais - , qui rassemble des associations et des gens de d'opinions diverses, les 123 000 signataires de la p&#233;tition &#034; nous les prenons sous notre protection&#034;, c'est la preuve que ce pays n'est pas sarkozyfi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous r&#233;unit autour des enfants, des jeunes majeurs, des familles menac&#233;s d'expulsion, c'est une volont&#233; commune : que ce pays devienne ce qu'il pr&#233;tend &#234;tre : le pays des droits de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;NB&lt;/strong&gt; - Le collectif RESF 45 est joignable au local de la FSU chaque jeudi &#224; 18heures (10 rue Moli&#232;re, 45 000 Orl&#233;ans &#8211; resf45@voila.fr)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Couverture m&#233;dicale des sans-papiers : la France rappel&#233;e &#224; l'ordre par le Conseil de l'Europe, communiqu&#233; de la FIDH, du GISTI et de la LDH (mars 2005)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article68</link>
		<guid isPermaLink="true">https://attac45.site.attac.org/spip.php?article68</guid>
		<dc:date>2005-05-12T12:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le Comit&#233; des droits sociaux du Conseil de l'Europe vient de rendre publique sa d&#233;cision du 03 novembre 2004 sur les r&#233;formes fran&#231;aises relatives &#224; l'aide m&#233;dicale d'Etat (AME) et &#224; la couverture maladie universelle (CMU) : il &#233;pingle la France, rappelant que les sans papiers et leurs enfants doivent b&#233;n&#233;ficier d'une assistance m&#233;dicale effective, conform&#233;ment &#224; la Charte sociale europ&#233;enne. &lt;br class='autobr' /&gt; Les collectifs budg&#233;taires de 2002 et 2003 ont profond&#233;ment r&#233;form&#233; le syst&#232;me de sant&#233; des...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Migrations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Comit&#233; des droits sociaux du Conseil de l'Europe vient de rendre publique sa d&#233;cision du 03 novembre 2004 sur les r&#233;formes fran&#231;aises relatives &#224; l'aide m&#233;dicale d'Etat (AME) et &#224; la couverture maladie universelle (CMU) : il &#233;pingle la France, rappelant que les sans papiers et leurs enfants doivent b&#233;n&#233;ficier d'une assistance m&#233;dicale effective, conform&#233;ment &#224; la Charte sociale europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les collectifs budg&#233;taires de 2002 et 2003 ont profond&#233;ment r&#233;form&#233; le syst&#232;me de sant&#233; des &#233;trangers en situation pr&#233;caire de s&#233;jour, l'AME et la CMU. Pour la F&#233;d&#233;ration internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), le Groupe d'information et de soutien des immigr&#233;s (GISTI) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH), ces r&#233;formes ont profond&#233;ment amput&#233; la couverture maladie des sans papiers et mis en cause leur acc&#232;s effectif aux soins. Face &#224; ce qu'elle consid&#233;rait comme des violations de la Charte sociale europ&#233;enne, la FIDH a d&#233;pos&#233;, en collaboration avec la LDH et le GISTI, une r&#233;clamation en 2003 aupr&#232;s du Comit&#233; europ&#233;en des droits sociaux du Conseil de l'Europe afin d'obtenir la constatation officielle de ces d&#233;nis de droits. C'est enfin chose faite : la proc&#233;dure vient d'aboutir et la d&#233;cision rendue par ce Comit&#233; d'experts charg&#233; de veiller au respect de la Charte sociale, affirme, sans ambigu&#239;t&#233;, que la protection de la Charte doit aussi profiter aux personnes en situation irr&#233;guli&#232;re, il en va de &#171; l'essence &#187; et de &#171; l'objectif g&#233;n&#233;ral de la Charte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuit que le gouvernement fran&#231;ais ne saurait porter atteinte &#224; la dignit&#233; humaine, dont l'acc&#232;s aux &#171; soins de sant&#233; constitue un pr&#233;alable essentiel &#187; et doit accorder un droit &#224; l'assistance m&#233;dicale &#224; tous &#171; les ressortissants &#233;trangers, fussent-il en situation irr&#233;guli&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ces mises au point, c'est un pas important qui a &#233;t&#233; franchi vers la reconnaissance de l'&#233;galit&#233; des droits qui vient d'&#234;tre accompli en faveur de tout &#234;tre humain, indiff&#233;remment &#224; sa situation administrative. La jouissance des droits sociaux fondamentaux est enfin d&#233;connect&#233;e des pr&#233;occupations de politiques migratoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concr&#232;tement, le Comit&#233; reconna&#238;t l'impr&#233;cision du concept &#171; d'urgence mettant en cause le pronostic vital &#187; qui ouvre droit &#224; une prise en charge imm&#233;diate et rev&#232;le la n&#233;buleuse entourant l'autorit&#233; comp&#233;tente pour en d&#233;cider. Il souligne &#233;galement les &#171; difficult&#233;s dans la mise en &#339;uvre pratique &#187; des dispositions du syst&#232;me de l'AME. Et ce n'est que &#171; dans le doute &#187; que la violation du droit &#224; l'assistance m&#233;dicale est &#233;cart&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position du Comit&#233; des droits sociaux du Conseil de l'Europe est nettement plus cat&#233;gorique &#224; l'&#233;gard du sort r&#233;serv&#233; aux enfants isol&#233;s ou &#224; charge de sans-papiers par le dispositif de l'AME puisqu'est reconnue une violation flagrante de la Charte sociale. Le droit des enfants et adolescents &#224; une protection sociale, juridique et &#233;conomique est purement et simplement bafou&#233; par la l&#233;gislation fran&#231;aise qui les &#233;carte de la couverture maladie de droit commun et conditionne leur prise en charge &#224; une dur&#233;e de r&#233;sidence pr&#233;alable de 3 mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de cette d&#233;cision du Conseil de l'Europe, le gouvernement fran&#231;ais pr&#233;parerait une lettre circulaire, aux dires du Comit&#233; des ministres du Conseil de l'Europe r&#233;uni le 2 mars 2005. La FIDH, le GISTI et la LDH consid&#232;rent qu'apr&#232;s avoir longuement h&#233;sit&#233; &#224; adopter les textes d'application des r&#233;formes 2002 et 2003, le gouvernement fran&#231;ais ne devrait plus tergiverser ni poursuivre le d&#233;mant&#232;lement du syst&#232;me maladie des plus d&#233;munis. Mieux, il devrait retirer ces mesures restrictives, r&#233;tablir les droits des enfants et int&#233;grer l'ensemble des &#234;tre humains r&#233;sidant en France dans une couverture sociale v&#233;ritablement universelle. C'est seulement &#224; ces conditions que, selon nos organisations, la France s'acquitterait des obligations de garantir le droit &#224; la sant&#233; qu'elle a contract&#233;es en adh&#233;rant au syst&#232;me de la Charte sociale europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Communiqu&#233; FIDH, GISTI, LDH - Paris, le 13 mars 2005&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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