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		<title>attac-loiret</title>
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		<title>Et un, et deux, et trois &#171; non &#187; : maintenant on reconstruit ! Par Attac France (juin 2008)</title>
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		<dc:date>2008-07-13T16:17:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 12 juin, le peuple irlandais, seul autoris&#233; &#224; se prononcer, a rejet&#233; par r&#233;f&#233;rendum le trait&#233; de Lisbonne, copie conforme du Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en. Les Fran&#231;ais et les N&#233;erlandais avaient rejet&#233; celui-ci en 2005, pour les m&#234;mes raisons : le refus d'une construction europ&#233;enne n&#233;olib&#233;rale, militariste et anti-d&#233;mocratique. Les r&#233;actions des dirigeants europ&#233;ens, dont Nicolas Sarkozy, indiquent qu'ils se pr&#233;parent une nouvelle fois &#224; tourner le dos &#224; l'expression populaire. Nous...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 12 juin, le peuple irlandais, seul autoris&#233; &#224; se prononcer, a rejet&#233; par r&#233;f&#233;rendum le trait&#233; de Lisbonne, copie conforme du Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en. Les Fran&#231;ais et les N&#233;erlandais avaient rejet&#233; celui-ci en 2005, pour les m&#234;mes raisons : le refus d'une construction europ&#233;enne n&#233;olib&#233;rale, militariste et anti-d&#233;mocratique. Les r&#233;actions des dirigeants europ&#233;ens, dont Nicolas Sarkozy, indiquent qu'ils se pr&#233;parent une nouvelle fois &#224; tourner le dos &#224; l'expression populaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons organis&#233; une campagne de grande ampleur pour le &#171; non de gauche &#187; en 2005. Nous nous sommes mobilis&#233;s pour un r&#233;f&#233;rendum en France et contre le trait&#233; de Lisbonne il y a quelques mois. Nous avons men&#233; de nombreuses autres initiatives face aux attaques de l'Union europ&#233;enne contre les droits sociaux. Dans les mois qui viennent, le &#171; non &#187; irlandais doit &#234;tre l'occasion de relancer notre action pour une autre Europe. Cela d'autant plus que d&#233;bute au 1er juillet la pr&#233;sidence fran&#231;aise de l'Union europ&#233;enne. Dans cette perspective, nous appelons l'ensemble des militants d'Attac et les comit&#233;s locaux &#224; se mobiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s &#224; pr&#233;sent, et durant toute cette pr&#233;sidence, nous ferons entendre d'autres voix, tout d'abord pour le respect de la d&#233;cision souveraine du peuple d'Irlande. Le rejet du trait&#233; par tous les peuples qui ont pu se prononcer par un r&#233;f&#233;rendum doit &#234;tre l'occasion d'un grand d&#233;bat public sur la construction europ&#233;enne. Nous demandons, avec les Attac d'Europe, qu'un nouveau trait&#233; europ&#233;en soit &#233;labor&#233; par une assembl&#233;e &#233;lue directement par les citoyens, avec la participation effective des Parlements nationaux, et adopt&#233; par r&#233;f&#233;rendum dans chaque &#201;tat membre. Ce trait&#233; devra permettre de tout remettre &#224; plat et de fonder ensemble une Europe d&#233;mocratique, &#233;cologique et solidaire, remettant le pouvoir mon&#233;taire et financier &#224; sa place : subordonn&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
En m&#234;me temps que nous exigeons une remise &#224; plat de tous les trait&#233;s europ&#233;ens, il nous faut r&#233;sister aux attaques contre les droits sociaux et imposer d'autres politiques, pour une Europe capable de r&#233;pondre aux crises financi&#232;re, sociale, &#233;cologique et alimentaire qui frappent le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, des outils d'&#233;ducation populaire sont pr&#233;vus : un mod&#232;le de lettre &#224; envoyer au pr&#233;sident de la R&#233;publique pour exiger le respect du &#171; non &#187; irlandais ; un 4 pages sur la pr&#233;sidence fran&#231;aise de l'UE ; un livre d'Attac France sur l'Europe et une brochure des Attac d'Europe faisant suite aux &#171; Dix principes &#187; ; et en projet, un observatoire sur la pr&#233;sidence fran&#231;aise de l'UE, &#224; l'inititiative de l'AITEC et avec le soutien, entre autres, d'Attac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et des initiatives altermondialistes se tiendront sur les principaux dossiers de cette pr&#233;sidence :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Rassemblement pour une PAC l&#233;gitime et une agriculture paysanne durable dans un monde solidaire &#187;, les 20 et 21 septembre 2008 &#224; Annecy ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sommet citoyen Migrations, &#171; des ponts pas des murs &#187;, les 17 et 18 octobre &#224; Paris ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; &#201;nergie et climat &#187;, fin novembre, en &#233;cho au sommet de Poznan en Pologne, o&#249; se tiendra le prochain sommet international sur le climat.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le collectif pour une autre Europe, initi&#233; par un ensemble d'organisations associatives, syndicales et politiques, dont Attac, travaillera notamment &#224; une convergence du mouvement altermondialiste pour une autre Europe &#224; l'occasion du contre-sommet europ&#233;en du 6 d&#233;cembre 2008 &#224; Paris, ainsi qu'&#224; la pr&#233;paration d'un 4 pages pour mettre l'accent sur le grand oubli de la pr&#233;sidence fran&#231;aise de l'Union : l'Europe sociale.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Au niveau europ&#233;en, le Forum social de Malm&#246;, du 17 au 20 septembre 2008, sera l'occasion d'un rassemblement important en vue de poursuivre des campagnes jusqu'&#224; un &#233;chelon europ&#233;en, avec l'objectif, en particulier, d'une mobilisation sur l'Europe sociale en mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ici les &#233;lections europ&#233;ennes de juin 2009, tandis que s'intensifient la fracture entre la construction europ&#233;enne et les citoyens et la crise syst&#233;mique du n&#233;olib&#233;ralisme dans le monde, le mouvement altermondialiste fera entendre sa voix pour une autre Europe, dans un monde d&#233;mocratique, &#233;cologique et solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une pr&#233;sidence peut-elle commencer dans le dos des peuples ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 1er juillet 2008, le pr&#233;sident de la R&#233;publique fran&#231;aise a endoss&#233; l'habit de pr&#233;sident de l'Union europ&#233;enne. Les quatre chantiers qu'il a promis d'ouvrir durant le second semestre de cette ann&#233;e concernent la politique agricole commune, la politique d'immigration, la question du climat et de l'&#233;nergie et la politique de d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait se f&#233;liciter du choix de ces objectifs. Malheureusement, certaines d&#233;cisions d&#233;j&#224; prises ou projet&#233;es par les institutions europ&#233;ennes (Commission et Parlement), avec l'aval des chefs d'&#201;tat ou de gouvernement, augurent mal de l'avenir. La directive &#171; retour &#187; dessine une politique d'immigration honteuse. L'Union europ&#233;enne propose une politique &#233;nerg&#233;tique et une r&#233;forme de la politique agricole qui ne sont ni &#224; la hauteur des enjeux climatiques, ni en mesure de r&#233;pondre &#224; la crise alimentaire qui a &#233;clat&#233; au cours des derniers mois. Quant &#224; la proposition de Nicolas Sarkozy de r&#233;int&#233;grer le commandement int&#233;gr&#233; de l'OTAN, elle &#233;quivaut &#224; donner quitus &#224; la politique agressive des &#201;tats-Unis. Et on cherche vainement la moindre proposition de la Pr&#233;sidence fran&#231;aise en mati&#232;re de r&#233;gulation financi&#232;re. En revanche, la France vient d'approuver le projet de directive europ&#233;enne autorisant l'allongement de la dur&#233;e du travail jusqu'&#224; 60 ou 65 heures par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque fois qu'on leur demande leur avis, les peuples d&#233;savouent le projet d'inscrire d&#233;finitivement l'Union europ&#233;enne dans un monde o&#249; r&#232;gne le droit de la concurrence et o&#249; sont minor&#233;s les droits sociaux. Malgr&#233; cela, la fuite en avant dans la lib&#233;ralisation mondiale continue, et elle ne peut conduire qu'&#224; l'aggravation des crises de toutes sortes, financi&#232;re, sociale, alimentaire, &#233;cologique, ainsi qu'&#224; la mise en cause des principes d&#233;mocratiques les plus &#233;l&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fiction du trait&#233; de Lisbonne &#171; simplifi&#233; &#187; s'est effondr&#233;e. Aussi, Attac r&#233;affirme son attachement &#224; ce qu'un trait&#233; europ&#233;en soit &#233;labor&#233; d&#233;mocratiquement par une assembl&#233;e &#233;lue &#224; cet effet, de sorte que les citoyens et les parlements nationaux soient parties prenantes de ce processus. Attac exprime &#233;galement sa conviction que la profondeur des crises engendr&#233;es par le n&#233;olib&#233;ralisme exige d'inaugurer une &#232;re de politiques r&#233;solument alternatives, tant en mati&#232;re sociale qu'&#233;cologique. Le temps de la finance reine a assez dur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;ATTAC France&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lutter pour l'Europe que nous voulons ! Par ATTAC France (f&#233;vrier 2008)</title>
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		<dc:date>2008-04-25T16:23:54Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;La France a ratifi&#233; le trait&#233; de Lisbonne ; le processus de ratification sera probablement men&#233; &#224; son terme dans toute l'Union europ&#233;enne, m&#234;me si l'Irlande, seul pays &#224; organiser un r&#233;f&#233;rendum, peut encore mettre un grain de sable dans le m&#233;canisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce nouveau trait&#233; n'aura aucune l&#233;gitimit&#233; populaire. Sa r&#233;daction et son adoption en catimini par les gouvernements et la ratification par voie parlementaire le privent de tout appui r&#233;el parmi les peuples europ&#233;ens. Loin de mettre l'Europe &#171; ...&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La France a ratifi&#233; le trait&#233; de Lisbonne ; le processus de ratification sera probablement men&#233; &#224; son terme dans toute l'Union europ&#233;enne, m&#234;me si l'Irlande, seul pays &#224; organiser un r&#233;f&#233;rendum, peut encore mettre un grain de sable dans le m&#233;canisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau trait&#233; n'aura aucune l&#233;gitimit&#233; populaire. Sa r&#233;daction et son adoption en catimini par les gouvernements et la ratification par voie parlementaire le privent de tout appui r&#233;el parmi les peuples europ&#233;ens. Loin de mettre l'Europe &#171; en panne &#187;, le non n&#233;erlandais et fran&#231;ais de 2005 avait soulev&#233; un immense espoir aujourd'hui d&#233;&#231;u : l'Union europ&#233;enne &#233;tait n&#233;olib&#233;rale et antid&#233;mocratique avant ce trait&#233;, elle le restera apr&#232;s. La principale diff&#233;rence, c'est que les peuples b&#226;illonn&#233;s sont maintenant de plus en plus conscients que cette Europe-l&#224; se construit sans eux et contre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, il importe maintenant de r&#233;fl&#233;chir aux perspectives &#224; avancer, aux batailles &#224; mener dans l'avenir et aux &#233;ch&#233;ances de mobilisations. La s&#233;quence qui s'ouvre maintenant comporte d'ores et d&#233;j&#224; plusieurs &#233;ch&#233;ances importantes au niveau europ&#233;en :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sur le plan institutionnel, la pr&#233;sidence fran&#231;aise sera au niveau national un moment important de focalisation sur l'Union europ&#233;enne, l'&#233;lection du parlement europ&#233;en en juin 2009 en sera une autre ;&lt;br class='autobr' /&gt;
pour Attac et le mouvement altermondialiste deux &#233;ch&#233;ances importantes se pr&#233;senteront avec la premi&#232;re universit&#233; des Attac d'Europe du 1er au 6 ao&#251;t 2008 et le Forum social europ&#233;en de Malm&#246; du 17 au 21 septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu est d'&#234;tre en capacit&#233; de reprendre l'initiative, en s'appuyant sur ces &#233;ch&#233;ances pour porter des propositions alternatives et engager des mobilisations susceptibles de peser sur l'avenir de l'Europe. Attac m&#232;nera ses propres initiatives, mais &#233;galement cherchera &#224; en prendre de fa&#231;on unitaire, en veillant &#224; une pr&#233;sence forte et plurielle des associations, des syndicats et des forces politiques oppos&#233;es au n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte politique actuel, il est n&#233;cessaire &#224; la fois de poursuivre des d&#233;bats de fond, notamment sur la construction europ&#233;enne, et d'exprimer des revendications explicites &#224; caract&#232;re mobilisateur, s'appuyant sur les analyses et propositions plus globales port&#233;es par Attac et le mouvement altermondialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#171; Petit Libre &#187; d'Attac sur l'Europe, &#233;dit&#233; dans les prochains mois, mettra en avant nos analyses et propositions d'alternatives pour l'autre Europe que nous voulons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise du capitalisme financier n&#233;cessite qu'Attac lance une grande campagne sur la r&#233;gulation financi&#232;re aux niveaux europ&#233;en et international. Le Conseil d'administration propose comme objectifs prioritaires ces prochains mois :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de r&#233;impulser, en lien avec les comit&#233;s locaux, un travail d'&#233;ducation populaire et de faire conna&#238;tre notre critique de la politique &#233;conomique et mon&#233;taire et nos propositions alternatives ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de pr&#233;parer le lancement d'une grande campagne sur la r&#233;gulation financi&#232;re. Attac-France portera cette campagne et la proposera aux autres Attac d'Europe avec pour &#233;ch&#233;ance les &#233;lections europ&#233;ennes de 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne devra &#234;tre articul&#233;e avec les dossiers cl&#233;s de l'agenda de l'Union europ&#233;enne (et notamment de la pr&#233;sidence fran&#231;aise), qui seront au c&#339;ur de mobilisations cette ann&#233;e, o&#249; Attac-France, en lien avec les autres Attac d'Europe et le mouvement altermondialiste, devra prendre toute sa place :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la strat&#233;gie &#171; global Europe &#187;, dont notamment les accords bilat&#233;raux de libre-&#233;change ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la Politique agricole commune, remise sur la table des n&#233;gociations europ&#233;ennes cette ann&#233;e (sont d&#233;j&#224; pr&#233;vus une campagne commune avec le CCFD, Peuples Solidaires, Artisans du Monde, la Conf&#233;d&#233;ration paysanne et les Amis de la Terre, ainsi qu'un livre des Attac d'Europe et - de Via Campesina Europe) ; &lt;br class='autobr' /&gt;
les OGM, avec le projet d'une campagne commune au niveau europ&#233;en ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la question du droit du travail, qui va prendre une importance cruciale au niveau europ&#233;en, suite en particulier au Livre vert de la Commission europ&#233;enne sur le droit du travail et aux arr&#234;ts Viking et Laval-Vaxlolm ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les migrations, dont on sait que le pr&#233;sident de la R&#233;publique veut en faire un dossier cl&#233; pendant la pr&#233;sidence fran&#231;aise de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, des campagnes centrales &#224; venir &#224; &#233;cho national, notamment sur les retraites, devront &#234;tre articul&#233;es avec les questions europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>&#034;Trait&#233; de Lisbonne : les peuples b&#226;illonn&#233;s&#034; - communiqu&#233; des ATTAC d'Europe (d&#233;cembre 2007)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article386</link>
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		<dc:date>2008-01-12T15:17:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le Trait&#233; de Lisbonne est donc sign&#233;. La proc&#233;dure va continuer au pas de charge jusqu'&#224; la ratification, qui devrait intervenir dans chaque &#201;tat europ&#233;en avant le 1er janvier 2009. En France, les prochaines &#233;ch&#233;ances sont plus ou moins connues : d&#232;s le mois de d&#233;cembre, saisine du Conseil constitutionnel, puis le 4 f&#233;vrier r&#233;union du Parlement en congr&#232;s afin de modifier la Constitution, et quelques jours plus tard ratification du trait&#233; par les deux assembl&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sident Sarkozy aura...&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Trait&#233; de Lisbonne est donc sign&#233;. La proc&#233;dure va continuer au pas de charge jusqu'&#224; la ratification, qui devrait intervenir dans chaque &#201;tat europ&#233;en avant le 1er janvier 2009. En France, les prochaines &#233;ch&#233;ances sont plus ou moins connues : d&#232;s le mois de d&#233;cembre, saisine du Conseil constitutionnel, puis le 4 f&#233;vrier r&#233;union du Parlement en congr&#232;s afin de modifier la Constitution, et quelques jours plus tard ratification du trait&#233; par les deux assembl&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Sarkozy aura alors r&#233;ussi son pari : faire adopter par les parlementaires le Trait&#233; constitutionnel que 55 % des &#233;lecteurs avaient rejet&#233; en 2005, et dont le nouveau trait&#233; est le fr&#232;re jumeau. Face &#224; cette forfaiture, des dizaines de milliers de Fran&#231;aises et de Fran&#231;ais ont d&#233;j&#224; sign&#233; une p&#233;tition demandant un r&#233;f&#233;rendum, et des comit&#233;s unitaires se sont constitu&#233;s dans de nombreux d&#233;partements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il importe d'accentuer la pression sur le chef de l'&#201;tat et sur les parlementaires, afin d'obtenir que la ratification se fasse par voie r&#233;f&#233;rendaire. Attac-France va continuer &#224; s'y employer durant les jours et les semaines qui viennent, en liaison avec les Attac d'Europe confront&#233;es au m&#234;me probl&#232;me, avec qui elle publie le communiqu&#233; ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jeudi 13 d&#233;cembre, les vingt-sept chefs d'&#201;tat ou de gouvernement de l'Union europ&#233;enne ont sign&#233; le trait&#233; de Lisbonne qui, s'il est ratifi&#233; par tous les &#201;tats membres, devrait pendant de longues ann&#233;es continuer &#224; imposer aux peuples d'Europe, auxquels on ne demandera pas leur avis, un lib&#233;ralisme &#233;conomique &#233;chappant &#224; toute contrainte. Ce trait&#233; est condamnable &#224; la fois dans son &#233;laboration, dans son contenu et dans le mode de ratification choisi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Attac d'Europe demandaient que tout nouveau texte fondamental europ&#233;en, qu'on l'appelle trait&#233; ou constitution, soit r&#233;dig&#233; par une assembl&#233;e &#233;lue &#224; cet effet. On est loin du compte : le nouveau trait&#233; a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; dans le plus grand secret par un groupe d'experts sur lesquels on ne sait rien, puis soumis pendant l'&#233;t&#233; &#224; une Conf&#233;rence intergouvernementale (CIG), avant d'&#234;tre approuv&#233; dans la nuit du 18 au 19 octobre par les dirigeants europ&#233;ens. Le tout sans la moindre transparence !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au contenu, chacun ou presque s'accorde &#224; reconna&#238;tre qu'il est &#224; plus de 90 % identique au Trait&#233; constitutionnel de 2004, rejet&#233; en 2005 par les peuples fran&#231;ais et n&#233;erlandais. La principale diff&#233;rence, c'est que le texte est totalement illisible, apportant de fa&#231;on confuse pr&#232;s de 360 amendements au trait&#233; de Maastricht (Trait&#233; sur l'Union europ&#233;enne) et &#224; celui de Rome, rebaptis&#233; pour la circonstance &#8220;Trait&#233; sur le fonctionnement de l'Union europ&#233;enne&#8221;. Autrement, tous les ingr&#233;dients du Trait&#233; constitutionnel sont r&#233;unis : libre concurrence, stabilit&#233; des prix promue au rang d'objectif de l'Union, soumission &#224; l'OTAN, n&#233;cessit&#233; pour les &#201;tats d'am&#233;liorer progressivement leurs capacit&#233;s militaires, droit d'ing&#233;rence dans les pays tiers, etc. La Banque centrale europ&#233;enne conserve son ind&#233;pendance vis-&#224;-vis des &#201;tats, tandis que le Parlement p&#232;se toujours bien peu face &#224; la Commission et au Conseil des ministres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande diff&#233;rence se situe au niveau de la ratification : cette fois-ci, plus question de consulter les citoyens, c'est trop dangereux : seule l'Irlande le fera pour respecter l'article 46 de sa constitution. Ailleurs, c'est la course &#224; qui arrivera le plus vite &#224; ratifier le trait&#233;, par voie parlementaire bien &#233;videmment. La col&#232;re est grande en France et aux Pays-Bas, qui voient leur vote de 2005 bafou&#233;. Elle l'est aussi au Royaume-Uni, qui devait se prononcer par r&#233;f&#233;rendum en 2006, mais o&#249;, l&#224; non plus, il n'est pas pr&#233;vu de consulter le peuple. Elle s'&#233;tend &#233;galement &#224; l'Allemagne, &#224; l'Autriche, &#224; la Belgique, au Danemark et &#224; bien d'autres pays de l'Union. Les citoyennes et les citoyens veulent pouvoir s'exprimer, ils ne veulent plus &#234;tre &#233;cart&#233;s de la construction europ&#233;enne. C'est pourquoi les Attac d'Europe exigent ensemble que le trait&#233; de Lisbonne soit soumis &#224; un r&#233;f&#233;rendum dans chaque &#201;tat membre. C'est le seul moyen de permettre de combler, au moins en partie, le foss&#233; qui s'est creus&#233; entre les dirigeants de l'Europe et ses peuples.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premiers signataires :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Attac-Allemagne, Attac-Autriche, Attac-Danemark, Attac-Espagne, Attac-Flandre, Attac-France, Attac-Hongrie, Attac-Pays-Bas, Attac-Pologne, Attac-Portugal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Quelle Europe f&#234;ter en 2007 ? Par Dominique Plihon (hiver 2007)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article306</link>
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		<dc:date>2007-07-24T15:23:02Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Dominique Plihon est membre du conseil scientifique d'Attac &lt;br class='autobr' /&gt; L'ann&#233;e 2007 va donner lieu &#224; des c&#233;l&#233;brations-anniversaires concernant la construction europ&#233;enne. Ce sera d'abord le cinquanti&#232;me anniversaire du trait&#233; de Rome du 25 mars 1957 qui institua les Communaut&#233;s europ&#233;ennes. L'Allemagne assure la pr&#233;sidence de l'Europe au premier semestre 2007. A cette occasion, la tr&#232;s lib&#233;rale chanceli&#232;re Angela Merkel s'appr&#234;te &#224; relancer le projet de constitution, pourtant rejet&#233; d&#233;mocratiquement...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dominique Plihon est membre du conseil scientifique d'Attac&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2007 va donner lieu &#224; des c&#233;l&#233;brations-anniversaires concernant la construction europ&#233;enne. Ce sera d'abord le cinquanti&#232;me anniversaire du trait&#233; de Rome du 25 mars 1957 qui institua les Communaut&#233;s europ&#233;ennes. L'Allemagne assure la pr&#233;sidence de l'Europe au premier semestre 2007. A cette occasion, la tr&#232;s lib&#233;rale chanceli&#232;re Angela Merkel s'appr&#234;te &#224; relancer le projet de constitution, pourtant rejet&#233; d&#233;mocratiquement en 2005 par deux pays de l'Union europ&#233;enne (UE). Deuxi&#232;me c&#233;l&#233;bration : le cinqui&#232;me anniversaire du lancement de l'euro comme monnaie fiduciaire, marquant le remplacement des monnaies nationales par la monnaie unique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces deux &#233;v&#232;nements seront l'occasion de faire le point sur la construction europ&#233;enne. Celle-ci s'est r&#233;alis&#233;e dans le cadre d'un double processus d'approfondissement et d'&#233;largissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;largissement a fait passer l'UE de 6 &#224; 27 membres de 1957 &#224; 2007. Les deux derni&#232;res &#233;tapes en sont l'entr&#233;e dans l'UE de dix nouveaux membres le 1er mai 2004, et de deux nouveaux membres (la Roumanie et la Bulgarie) au 1er janvier 2007. L'approfondissement, qui correspond &#224; la dynamique d'int&#233;gration des pays europ&#233;ens, a connu trois grandes &#233;tapes : d'abord, l'union douani&#232;re, institu&#233;e par le trait&#233; de Rome, qui a construit un espace &#233;conomique prot&#233;g&#233; par un tarif ext&#233;rieur commun. Ensuite, la cr&#233;ation du march&#233; unique par l'Acte unique, ratifi&#233; en 1986, qui transforme l'Europe en une zone de libre &#233;change, abolissant toutes les protections douani&#232;res &#224; l'int&#233;rieur comme &#224; l'ext&#233;rieur de l'espace europ&#233;en. Enfin, la cr&#233;ation de l'Union mon&#233;taire &#224; partir de 1999 avec l'institution de l'euro et de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que penser du bilan de la construction europ&#233;enne ? Il est loin d'&#234;tre &#171; globalement positif &#187; : l'Europe n'a cess&#233; de d&#233;river vers un syst&#232;me &#233;conomique toujours plus lib&#233;ral, g&#233;n&#233;rateur d'in&#233;galit&#233;s, aujourd'hui en crise. En t&#233;moigne la mont&#233;e d'une opposition populaire forte &#224; l'Europe, comme l'illustre le rejet du r&#233;f&#233;rendum constitutionnel en France et aux Pays-Bas. Il y a fort &#224; parier que, si leurs populations avaient &#233;t&#233; consult&#233;es par r&#233;f&#233;rendum, d'autres pays de l'Union auraient &#233;galement vot&#233; non. La politique d'&#233;largissement est v&#233;cue comme un &#233;chec par les nouveaux membres, comme le d&#233;montre le repli souverainiste et nationaliste de leurs gouvernements. Dans ces pays, les in&#233;galit&#233;s augmentent. Une fracture s'est cr&#233;&#233;e entre les &#233;lites dirigeantes et la bourgeoisie qui sont gagnantes, d'un c&#244;t&#233;, et des classes populaires laiss&#233;es pour compte, comprenant la paysannerie et la main d'&#339;uvre non qualifi&#233;e, d'autre part. L'une des causes de cet &#233;chec est le d&#233;ficit de solidarit&#233; entre les pays les plus riches de l'Union et les nouveaux membres. Quelques chiffres illustrent ce constat : la Gr&#232;ce est entr&#233;e dans la Communaut&#233; europ&#233;enne en 1981, suivie par l'Espagne et le Portugal en 1986. En moyenne, le PIB par habitant de ces trois pays repr&#233;sentait alors 70 % du PIB moyen par habitant dans la Communaut&#233;. Ces pays ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une aide communautaire importante, notamment gr&#226;ce aux fonds structurels europ&#233;ens. Ce qui a favoris&#233; leur rattrapage. Par contraste, les dix nouveaux entrants de 2004, dont le PIB par habitant n'&#233;tait que de 50 % du PIB moyen europ&#233;en, et les deux nouveaux membres de 2007, dont le PIB par habitant ne repr&#233;sente que 29 % du niveau moyen europ&#233;en, s'int&#232;grent dans une Union europ&#233;enne qui a d&#233;cid&#233; de r&#233;duire son budget et de geler ses d&#233;penses de transfert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on &#233;value maintenant les politiques d'approfondissement, leur bilan n'est gu&#232;re plus satisfaisant ! L'Union &#233;conomique et mon&#233;taire en constitue la derni&#232;re &#233;tape. La monnaie et la banque centrale uniques ont-elles contribu&#233; &#224; am&#233;liorer la situation &#233;conomique et sociale dans l'Union ? Il est permis d'en douter. Arc-bout&#233;e dans sa lutte contre une inflation qui a largement disparu du fait de la mondialisation et de la concurrence des pays &#233;mergents, la BCE tourne le dos &#224; une politique volontariste en faveur d'une Europe plus solidaire et cr&#233;atrice d'emplois. Ne pr&#244;ne-t-elle pas la rigueur salariale et la r&#233;duction des d&#233;penses publiques ? Ne reste-t-elle pas sourde aux demandes des responsables politiques de gauche et de droite de stabiliser l'euro face au dollar ? Car la hausse excessive de l'euro, dont les causes sont largement financi&#232;res, contribue &#224; la destruction d'emplois en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui un nombre important, sans doute majoritaire, de citoyens europ&#233;ens dresse un bilan tr&#232;s critique des d&#233;rives n&#233;olib&#233;rales de l'Europe. Pourtant il y a fort &#224; parier que, &#224; l'occasion des comm&#233;morations de 2007, les &#233;lites dirigeantes et les m&#233;dias c&#233;l&#233;breront les bienfaits de la construction europ&#233;enne. Il est essentiel que se mobilisent toutes celles et tous ceux qui veulent construire une autre Europe donnant la priorit&#233; aux imp&#233;ratifs d&#233;mocratiques, sociaux et &#233;cologiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>POUR LA REFONDATION D&#201;MOCRATIQUE DE L'EUROPE : d&#233;claration d'Attac-France ; d&#233;claration des Attac d'Europe (&#233;t&#233; 2005)</title>
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		<dc:date>2007-07-19T11:42:59Z</dc:date>
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&lt;p&gt;POUR UNE REFONDATION DEMOCRATIQUE DE L'EUROPE &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;claration adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233; par le Conseil d'administration d'Attac-France, le 5 juin 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rejet du trait&#233; constitutionnel europ&#233;en par le peuple fran&#231;ais le 29 mai, suivi, trois jours plus tard, par le &#171; non &#187; d'un autre Etat fondateur de la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne (CEE), les Pays-Bas, indique sans ambigu&#239;t&#233; que les fondements m&#234;mes de la construction europ&#233;enne sont d&#233;sormais en question. Ce sont eux qu'il convient de...&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;POUR UNE REFONDATION DEMOCRATIQUE DE L'EUROPE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D&#233;claration adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233; par le Conseil d'administration d'Attac-France, le 5 juin 2005&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rejet du trait&#233; constitutionnel europ&#233;en par le peuple fran&#231;ais le 29 mai, suivi, trois jours plus tard, par le &#171; non &#187; d'un autre Etat fondateur de la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne (CEE), les Pays-Bas, indique sans ambigu&#239;t&#233; que les fondements m&#234;mes de la construction europ&#233;enne sont d&#233;sormais en question. Ce sont eux qu'il convient de remettre &#224; plat en vue de b&#226;tir une Europe solidaire, tant en son sein qu'avec le reste du monde et avec les g&#233;n&#233;rations futures. Une Europe d&#233;mocratique, sociale, &#233;cologique et f&#233;ministe. Une Europe internationaliste et r&#233;ellement ind&#233;pendante des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inscription des politiques europ&#233;ennes dans la mondialisation lib&#233;rale, tout particuli&#232;rement depuis l'Acte unique (1986) et le trait&#233; de Maastricht (1992), provoque, de mani&#232;re d&#233;lib&#233;r&#233;e, une situation d'ins&#233;curit&#233; &#233;conomique et sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Le primat de la concurrence &#171; libre et non fauss&#233;e &#187; sur toute autre norme, ainsi que la libert&#233; absolue accord&#233;e aux mouvements de capitaux, de biens et de services, ont abouti &#224; faire de l'Union europ&#233;enne un espace de &#171; tout-march&#233; &#187;, seulement dot&#233; de quelques correctifs &#224; la marge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence des mesures de solidarit&#233; et d'accompagnement financier de grande envergure qui s'imposaient, l'incorporation de 10 nouveaux Etats membres, le 1er mai 2004, a constitu&#233; un simple &#233;largissement du march&#233;. Elle encourage et m&#234;me organise le dumping social et fiscal, ainsi que les d&#233;localisations. Et cela au seul b&#233;n&#233;fice des entreprises et du capital financier. Ce sont les bases de cette Europe-l&#224; que le trait&#233; pr&#233;tendait constitutionnaliser. Ce sont elles que le peuple fran&#231;ais a massivement d&#233;savou&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par leur niveau de participation sans pr&#233;c&#233;dent &#224; un scrutin europ&#233;en, les citoyennes et les citoyens ont &#233;galement signifi&#233; qu'ils n'acceptaient plus d'&#234;tre d&#233;poss&#233;d&#233;s de la ma&#238;trise de leur avenir par des m&#233;canismes de d&#233;cision europ&#233;ens sur lesquels ils n'ont aucune prise r&#233;elle. Ils ont tr&#232;s bien compris que les politiques n&#233;olib&#233;rales conduites au niveau national par les gouvernements fran&#231;ais depuis deux d&#233;cennies et celles d&#233;cid&#233;es au niveau de l'Union &#233;taient une seule et m&#234;me chose, et ils ont voulu leur donner un coup d'arr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne partie des classes populaires, celles qui, par le ch&#244;mage, la pauvret&#233; et la pr&#233;carit&#233; de masse, sont les premi&#232;res victimes de ces politiques, ont pris conscience du caract&#232;re historique du vote du 29 mai et, &#224; cette occasion, dans l'esp&#233;rance d'un changement, elles ont retrouv&#233; le chemin des urnes. Il en va de m&#234;me pour les jeunes qui se sont majoritairement prononc&#233;s pour le &#171; non &#187;. C'est l&#224; une grande victoire de la d&#233;mocratie, mais elle t&#233;moigne en m&#234;me temps de la tr&#232;s grave crise de la repr&#233;sentation politique en France et en Europe. Tout indique en effet que certaines ratifications parlementaires du trait&#233;, souvent acquises &#224; la sauvette, sont en complet d&#233;calage avec l'opinion des citoyens. C'est en particulier le cas de l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le lui reprochent v&#233;h&#233;mentement les partisans du &#171; oui &#187;, Attac a jou&#233; le r&#244;le de fer de lance de la campagne r&#233;f&#233;rendaire, aussi bien dans la production des analyses et argumentaires que dans l'action sur le terrain. Les adh&#233;rents et les structures de l'association, agissant &#171; tous ensemble &#187;, se sont mobilis&#233;s pour expliquer le contenu et les enjeux du trait&#233;. En particulier, les comit&#233;s locaux d'Attac, tant par leurs initiatives propres que par leur participation &#224; des collectifs plus larges, ont eu un r&#244;le d&#233;cisif dans le succ&#232;s du &#171; non &#187;. Une dynamique unitaire originale, associant militants altermondialistes, syndicaux, associatifs et politiques, ainsi qu'un tr&#232;s grand nombre de citoyennes et citoyens sans affiliation, s'est cr&#233;&#233;e &#224; l'occasion de cette campagne. Cette alchimie &#233;tonnante a &#233;t&#233; l'une des causes fondamentales de la victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac France a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une solidarit&#233; exceptionnelle de la part des autres Attac d'Europe. Les &#171; Volontaires europ&#233;ens &#187; venus d'une douzaine de pays, et qui ont sillonn&#233; la France de meeting en meeting, m&#233;ritent notre reconnaissance particuli&#232;re. D&#233;mentant par leur pr&#233;sence fraternelle les all&#233;gations calomnieuses des partis du oui, ils ont authentifi&#233; le sens de l'engagement d'Attac pour une autre Europe &#224; construire ensemble. S'est ainsi renforc&#233; un d&#233;but d'espace public europ&#233;en appel&#233; &#224; s'&#233;largir.&lt;br class='autobr' /&gt;
La campagne du &#171; oui &#187; a &#233;t&#233; relay&#233;e par une propagande d'Etat, dot&#233;e de consid&#233;rables moyens financiers venant du gouvernement fran&#231;ais et de la Commission europ&#233;enne, et agissant de conserve avec la quasi totalit&#233; des m&#233;dias. Ces derniers, faisant preuve d'une partialit&#233; inou&#239;e, ont tent&#233; de d&#233;naturer le sens de l'engagement d'Attac et des autres partisans du &#171; non &#187; d&#233;mocratique, en pr&#233;sentant le r&#233;f&#233;rendum comme un pl&#233;biscite pour ou contre l'Europe, alors qu'il s'agissait, &#224; la faveur de la question pos&#233;e, de dire oui ou non au n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands m&#233;dias ont pr&#233;sent&#233; le &#171; non &#187; comme une d&#233;marche pathologique, et r&#233;percut&#233; &#224; sati&#233;t&#233; quelques-unes des injures tir&#233;es du bestiaire de certains t&#233;nors du &#171; oui &#187; : &#171; moutons noirs &#187;, &#171; singes savants &#187;, &#171; serpent &#187;, etc. Le plus extraordinaire est qu'ils continuent sur le m&#234;me registre depuis le 29 mai, comme si le peuple fran&#231;ais n'avait pas tranch&#233; ! Leur fiasco a &#233;t&#233; total. Non seulement ils ont piteusement &#233;chou&#233; &#224; convaincre, mais ils ont &#233;t&#233; contraints, comme l'ensemble du camp du &#171; oui &#187;, ou bien de fuir les d&#233;bats contradictoires &#171; trait&#233; en main &#187; ou bien de se battre &#224; contre-emploi sur les th&#232;mes impos&#233;s par notre campagne : droits sociaux, services publics, d&#233;mocratie - en un mot la question n&#233;olib&#233;rale - et ind&#233;pendance envers les Etats-Unis. A la crise de la repr&#233;sentation politique, s'ajoute de mani&#232;re spectaculaire la crise de la repr&#233;sentation m&#233;diatique. Il n'est d&#233;sormais plus possible d'occulter le r&#244;le du syst&#232;me m&#233;diatique dans la promotion active du mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'arsenal d&#233;ploy&#233; &#224; son service, le n&#233;olib&#233;ralisme a subi un &#233;chec cuisant. De tous les pays d'Europe et des autres r&#233;gions du monde, affluent les t&#233;moignages de joie et de sympathie provenant des Attac et d'autres mouvements sociaux. Ils consid&#232;rent l&#233;gitimement que notre victoire est aussi la leur. Un grand espoir est n&#233;, qui d&#233;passe largement le cas de la France, et le premier devoir de toutes celles et tous ceux qui ont contribu&#233; &#224; la victoire du &#171; non &#187; d&#233;mocratique, antilib&#233;ral et europ&#233;en - majoritaire au sein du camp du &#171; non &#187; -, est de ne pas le d&#233;cevoir. Dans les jours, semaines et mois &#224; venir, Attac mettra tout en oeuvre pour &#234;tre &#224; la hauteur de ce d&#233;fi - celui d'une refondation d&#233;mocratique de l'Europe -, aussi bien dans ses activit&#233;s sp&#233;cifiques que dans celles auxquelles elle participera dans des collectifs unitaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac, Montreuil, 5 juin 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;POUR LA REFONDATION DEMOCRATIQUE DE L'EUROPE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;DECLARATION DES ATTAC D'EUROPE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Bruxelles, le 16 juin 2005.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;union des Attac d'Europe s'est tenue le 16 juin 2005 &#224; Bruxelles &#224; l'occasion du dernier Conseil europ&#233;en de la pr&#233;sidence luxembourgeoise. Une d&#233;claration a &#233;t&#233; adopt&#233;e, qui pr&#233;voit la mise en place d'une Convention des Attac d'Europe et la mise en oeuvre d'un Plan ABC pour l'UE. Cette d&#233;claration fixe le contenu et le calendrier des actions communes des Attac d'Europe pour les mois &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La Convention des Attac d'Europe et un Plan A B C pour l'UE&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; non &#187; fran&#231;ais et n&#233;erlandais au trait&#233; constitutionnel, et l'impact positif qu'ils ont eu sur les opinions publiques en Europe, signifient un rejet cat&#233;gorique des politiques n&#233;olib&#233;rales men&#233;es depuis des d&#233;cennies au niveau europ&#233;en. Cette situation constitue une opportunit&#233; historique pour lancer un vaste d&#233;bat d&#233;mocratique sur la nature du projet europ&#233;en que nous voulons. Pour donner un contenu concret &#224; l'immense espoir suscit&#233; par l'&#233;chec que le n&#233;olib&#233;ralisme a essuy&#233; les 29 mai et 1er juin, les repr&#233;sentants des Attac d'Europe r&#233;unis &#224; Bruxelles le 16 juin 2005, &#224; l'occasion de la tenue du Conseil europ&#233;en, annoncent la mise en place d'une Convention des Attac d'Europe. Cette Convention propose un Plan ABC qui va se d&#233;velopper dans le court et le moyen terme. Son programme de travail d&#233;marre d&#232;s aujourd'hui. Il suivra l'agenda institutionnel de l'Union europ&#233;enne, tout en &#233;laborant le sien propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Plan A : des actions et des mobilisations contre les politiques lib&#233;rales europ&#233;ennes&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une refondation d&#233;mocratique de l'Europe implique dans l'imm&#233;diat une s&#233;rie de mesures urgentes de rupture avec les politiques n&#233;olib&#233;rales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.Demande du Conseil &#224; la Commission de retirer tous les projets de directives europ&#233;ennes de lib&#233;ralisation en cours (notamment la directive Bolkestein, celle sur le temps de travail, sur les transports ferroviaires...), ainsi que le plan d'action sur les aides d'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.R&#233;union d'urgence de l'Eurogroupe pour exiger de la Banque centrale europ&#233;enne une modification substantielle de la politique mon&#233;taire incluant la baisse des taux d'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.Engagement de d&#233;velopper une v&#233;ritable politique pour l'emploi, passant notamment par la remise &#224; plat du pacte de stabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4.Progression substantielle du budget europ&#233;en pour mener une politique sociale et pour augmenter le montant des fonds structurels &#224; destination des pays nouveaux entrants afin de les aider dans leur d&#233;veloppement, au lieu d'encourager le dumping social et fiscal, ainsi que les d&#233;localisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5.Organisation d'une relance &#233;conomique europ&#233;enne, y compris par l'emprunt, fond&#233;e sur des investissements dans les infrastructures publiques contribuant &#224; am&#233;liorer l'environnement, les transports ferroviaires, l'&#233;ducation, la sant&#233;..., et visant &#224; la cr&#233;ation d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6.Moratoire sur les n&#233;gociations de l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) &#224; l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7.Mise en place de mesures visant &#224; la suppression des paradis fiscaux et &#224; la promotion des taxes globales et de l'harmonisation fiscale en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8.Remise &#224; plat de l' &#171; agenda &#187; de Lisbonne (Conseil europ&#233;en des 23 et 24 mars 2000) et de l'agenda social 2005-2010, en vue de les mettre au service du progr&#232;s social et &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9.Accroissement de l'aide publique au d&#233;veloppement &#224; 0,7 % du PIB des Etats membres de l'Union ; engagement plus fort dans les &#171; Objectifs du mill&#233;naire &#187; et annulation de la dette des pays pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Fin du soutien &#224; l'occupation de l'Irak et retrait imm&#233;diat des troupes de pays membres de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce plan A comportera une s&#233;rie d&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;actions men&#233;es au niveau national et europ&#233;en, et qui culmineront &#224; Bruxelles en d&#233;cembre 2005 par une grande mobilisation &#224; l'occasion du dernier Conseil europ&#233;en sous pr&#233;sidence britannique. {Plan B : pour des institutions europ&#233;ennes r&#233;ellement d&#233;mocratiques} Les Attac d'Europe sont attach&#233;s &#224; l&lt;/code&gt;existence d&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;institutions europ&#233;ennes authentiquement d&#233;mocratiques, ce qui n'&#233;tait pas le cas dans le projet de trait&#233; constitutionnel. Il faudra, en particulier, donner un r&#244;le important aux Parlements nationaux, tout en &#233;largissant celui du Parlement europ&#233;en ; retirer &#224; la Commission le monopole de l'initiative l&#233;gislative, ainsi que les pouvoirs exorbitants dont elle dispose en mati&#232;re de concurrence ; donner aux citoyens un droit v&#233;ritable d&lt;/code&gt;initiative populaire ; faciliter les coop&#233;rations renforc&#233;es. Tous les Attac d&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;Europe discuteront en leur sein et entre eux du contenu d&lt;/code&gt;un nouveau trait&#233; portant exclusivement sur les institutions europ&#233;ennes. La premi&#232;re r&#233;union de la Convention des Attac d`Europe pr&#233;vue en d&#233;cembre 2005 fera le bilan de ces propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Plan C : pour une autre Europe possible&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si importantes qu'elles soient, les mesures de d&#233;mocratisation institutionnelle du Plan B ne r&#233;pondent que tr&#232;s partiellement aux attentes des vastes secteurs populaires qui veulent aussi donner un contenu d&#233;mocratique, politique, pacifique, social, culturel, &#233;cologique et f&#233;ministe &#224; la construction europ&#233;enne. C'est l'ensemble des politiques de l'Union qui doit faire l'objet d'une remise &#224; plat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambition du Plan C est de permettre la naissance d'un vaste chantier d&#233;mocratique pour une alternative &#224; l'Europe n&#233;olib&#233;rale. Il s'agit d'&#233;laborer un projet europ&#233;en de solidarit&#233; : solidarit&#233; au sein de l'UE ; solidarit&#233; entre l'UE et le reste du monde ; solidarit&#233; avec les g&#233;n&#233;rations futures. Les mesures demand&#233;es dans le Plan A en constituent une premi&#232;re &#233;tape indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les composantes de chaque Attac d'Europe seront associ&#233;es &#224; l'&#233;laboration de ce plan C : structures nationales, r&#233;gionales, et locales. D&#232;s cet automne, cette dynamique partant de la base convergera vers la pr&#233;paration de la r&#233;union de la Convention des Attac d'Europe de d&#233;cembre 2005. Ce travail se prolongera ensuite sur une plus longue p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Convention des Attac d'Europe examinera &#233;galement la mani&#232;re de s'associer aux diverses initiatives qui pourront &#234;tre prises par les diff&#233;rents mouvements sociaux et r&#233;seaux europ&#233;ens, notamment dans le cadre du Forum social europ&#233;en d'avril 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une autre Europe est possible. Nous la construirons ensemble !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trait&#233; constitutionnel : il faut un acte de rupture, par Bernard Cassen, pr&#233;sident d'honneur d'attac-France (mai 2005)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article301</link>
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		<dc:date>2007-07-19T11:29:52Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Introduction au rassemblement international du 30 avril 2005 organis&#233; par Attac-France Parc des expositions, Porte de Versailles &lt;br class='autobr' /&gt; Ch&#232;res amies, chers amis, ch&#232;res et chers camarades. A un mois du r&#233;f&#233;rendum du 29 mai, ce grand rassemblement d'Attac vise &#224; donner toute sa dimension europ&#233;enne et internationaliste &#224; notre non cat&#233;gorique au trait&#233; constitutionnel europ&#233;en. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis bient&#244;t deux ans, nous avons analys&#233; et d&#233;battu, au sein d'Attac, le texte issu de la Convention pour l'avenir...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Introduction au rassemblement international du 30 avril 2005 organis&#233; par Attac-France&lt;br class='autobr' /&gt;
Parc des expositions, Porte de Versailles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ch&#232;res amies, chers amis, ch&#232;res et chers camarades. A un mois du r&#233;f&#233;rendum du 29 mai, ce grand rassemblement d'Attac vise &#224; donner toute sa dimension europ&#233;enne et internationaliste &#224; notre non cat&#233;gorique au trait&#233; constitutionnel europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis bient&#244;t deux ans, nous avons analys&#233; et d&#233;battu, au sein d'Attac, le texte issu de la Convention pour l'avenir de l'Europe, repris ensuite dans ce trait&#233; qui s'est abusivement auto-proclam&#233; &#171; Constitution &#187;. Plus nous avancions dans la lecture de ses 448 articles, de ses 2 annexes, 48 d&#233;clarations et 36 protocoles, et plus notre conviction se raffermissait : ce trait&#233; est avant tout une mani&#232;re de rendre irr&#233;versible, en lui donnant une dimension constitutionnelle, le mod&#232;le &#233;conomique et social n&#233;olib&#233;ral qui se trouverait ainsi plac&#233; ult&#233;rieurement hors de port&#233;e du suffrage universel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos analyses et notre campagne ont permis de d&#233;voiler devant l'opinion le caract&#232;re r&#233;gressif de la Charte des pr&#233;tendus droits fondamentaux, qui forme la partie II du trait&#233; ; de mettre en &#233;vidence le simulacre de d&#233;mocratie de bon nombre de ce que l'on nous pr&#233;sente comme de grandes avanc&#233;es institutionnelles ; de montrer &#224; quel point le trait&#233; menace les services publics et organise le dumping social et fiscal. Nous avons &#233;galement mis le doigt sur l'inf&#233;odation &#224; l'Otan, et donc aux Etats-Unis, qui caract&#233;rise les articles sur la politique de s&#233;curit&#233; et de d&#233;fense. Notre &#171; non &#187; est la conclusion logique de cet examen attentif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Surtout, nous avons d&#233;voil&#233; le pot aux roses, le grand secret de l'actuelle construction europ&#233;enne qui consiste &#224; faire semblant de distinguer, voire d'opposer, les politiques mises en oeuvre au niveau national et celles qui sont d&#233;cid&#233;es au niveau de l'Union. En nombre croissant, nos concitoyens ont d&#233;sormais conscience qu'il s'agit bel et bien des m&#234;mes politiques, et qu'en s'&#233;levant, en France, contre celles du gouvernement Raffarin, ils portent en m&#234;me temps condamnation des prescriptions, directives et strat&#233;gies europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Lionel Jospin affirme, et je reprends ici sa terminologie, que &#171; le oui de gauche est compatible avec le oui de droite &#187;, il dit, sans m&#234;me s'en apercevoir, que, avec le trait&#233; constitutionnel, il n'y aurait plus de politiques de gauche et de droite, mais simplement des politiques lib&#233;rales. Et ces politiques pourraient indiff&#233;remment &#234;tre mises en oeuvre par des gouvernements se r&#233;clamant de la gauche ou de la droite. Voil&#224; le nouveau programme commun des partis du &#171; oui &#187; ou, plus exactement du grand Parti du &#171; oui &#187; qui va, en France d'une partie de la &#171; gauche &#187; de gouvernement &#224; M. Sarkozy et au Medef, et, en Europe, de MM. Blair, Zapatero, Chirac, Schr&#246;der et Berlusconi, sans oublier le Le Pen autrichien, M. Haider. Il est &#224; cet &#233;gard significatif que le Parti du &#171; oui &#187;, toutes composantes confondues, soit contraint de se battre sur le terrain que nous avions balis&#233; : r&#233;gression sociale, services publics, la&#239;cit&#233;, ind&#233;pendance de l'Europe, etc. Et l'on assiste &#224; des prises de position surr&#233;alistes : c'est Lionel Jospin qui affirme que la &#171; Constitution &#187; n'est pas lib&#233;rale ; ce sont Nicolas Sarkozy et le pr&#233;sident du Medef qui proclament, la main sur le coeur, leur profond attachement au &#171; mod&#232;le social europ&#233;en &#187; ; c'est Jacques Chirac qui pourfend l'ultralib&#233;ralisme de la Commission europ&#233;enne dont t&#233;moigne la directive Bolkestein, etc. Dans ces r&#244;les de composition, ces acteurs ne sont gu&#232;re cr&#233;dibles. Aussi, pour noyer le poisson, ils tentent de d&#233;placer le d&#233;bat sur deux autres fronts : travestir notre &#171; non &#187; au trait&#233; en un &#171; non &#187; &#224; l'Europe, et pr&#233;tendre que ce &#171; non &#187; isolerait la France en Europe. Notre rassemblement europ&#233;en et international est la meilleure r&#233;ponse &#224; ces all&#233;gations mensong&#232;res qui traduisent un sentiment de panique du Parti du oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom de quoi y aurait-il une seule Europe possible ? Si c'&#233;tait le cas, &#224; quoi bon consulter les citoyens ? A Attac, nous avons jet&#233; les premi&#232;res bases de politiques alternatives, et vous les trouverez dans les chapitres 15, 16 et 17 de notre livre tout juste paru : Cette &#171; Constitution &#187; qui pi&#232;ge l'Europe. Tous les autres Attac d'Europe, et avec eux un tr&#232;s grand nombre de mouvements sociaux impliqu&#233;s dans les trois Forums sociaux europ&#233;ens (Florence, Paris-Saint-Denis et Londres) ont &#233;galement &#233;labor&#233; des propositions qui, avec les n&#244;tres, constituent un socle coh&#233;rent permettant de r&#233;orienter la construction europ&#233;enne dans un sens d&#233;mocratique, social, solidaire, &#233;cologiste et f&#233;ministe. Nous n'arriverons pas les mains vides &#224; la table des futures discussions sur l'Europe que nous voulons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour permettre cette r&#233;orientation, il faut un acte inaugural, un acte de rupture. Cet acte, que beaucoup en Europe et dans le reste du monde attendent, c'est le &#171; non &#187; fran&#231;ais au trait&#233;. Ce ne serait pas la premi&#232;re fois que la France, cette nation politique, donnerait un signal dont la port&#233;e d&#233;passerait ses fronti&#232;res. La France a d&#233;j&#224; dit des &#171; non &#187; contagieux en 1789, en 1848, en 1968, pour ne citer que quelques dates. Plus r&#233;cemment, quand, en compagnie de l'Allemagne, de la Belgique et du Luxembourg, elle a dit &#171; non &#187; &#224; la guerre en Irak, &#171; non &#187; &#224; MM. Aznar, Blair et Bush, elle s'est certes isol&#233;e des gouvernements atlantistes qui composent la grande majorit&#233; de l'UE, mais elle s'est trouv&#233;e &#224; l'unisson avec la totalit&#233; des peuples d'Europe et du reste de la plan&#232;te. Elle n'&#233;tait pas isol&#233;e, mais en avance, &#224; l'avant-garde. Telle sera la signification du &#171; non &#187; du 29 mai, s'il l'emporte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est mensonger de pr&#233;tendre que seule la France s'opposerait au contenu du trait&#233;. M&#234;me si les gouvernements ont bien veill&#233; &#224; ce qu'aucun d&#233;bat public n'ait lieu dans la plupart des pays o&#249; l'on a proc&#233;d&#233; et o&#249; l'on va proc&#233;der &#224; des ratifications parlementaires &#224; la sauvette, on sent que des forces sociales importantes commencent, comme en France, &#224; faire le lien entre les politiques lib&#233;rales que subissent les peuples et les d&#233;cisions europ&#233;ennes qui les inspirent.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le cas, notamment, en Allemagne o&#249;, si l'on en croit la ministre de la justice, Mme Brigitte Zypries, dans des propos rapport&#233;s par L'Express du 18 avril : &#171; Si un r&#233;f&#233;rendum, et non une ratification parlementaire, &#233;tait organis&#233; en Allemagne, le oui serait lamin&#233; &#187;. On comprend que M. Schr&#246;der n'ait pas souhait&#233; se soumettre au verdict populaire. Le gouvernement belge a &#233;galement voulu s'&#233;viter une claque similaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les pays qui, eux, organiseront des r&#233;f&#233;rendums, les Pays-Bas, le Danemark, l'Irlande, la Pologne, la R&#233;publique tch&#232;que et le Royaume-Uni sont susceptibles de dire &#233;galement non, parfois pour des raisons que nous partageons, parfois pour des raisons que nous ne partageons pas, mais qui, toutes, t&#233;moignent du gouffre croissant entre leurs gouvernements et leurs peuples. Un &#171; non &#187; fran&#231;ais aurait l'&#233;norme m&#233;rite de donner le ton d'une ren&#233;gociation europ&#233;enne sur des bases clairement anti-lib&#233;rales car ce sont celles que notre campagne a impos&#233;es dans le d&#233;bat public. Nous ne sommes pas seuls en Europe et dans le reste du monde. Les intervenants venus d'Allemagne, d'Autriche, de Belgique, d'Espagne, d'Italie, des Pays-Bas, de Pologne et du Royaume-Uni pr&#233;sents avec (attac lors de la journ&#233;e de mobilisation europ&#233;enne du 30 avril) t&#233;moigneront de la profonde unit&#233; d'une fraction significative des opinions europ&#233;ennes contre le verrouillage lib&#233;ral de la &#171; Constitution &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut rendre hommage &#224; nos camarades des autres Attac d'Europe qui, lors de leur derni&#232;re r&#233;union &#224; Bruxelles, ont affirm&#233; leur totale solidarit&#233; avec le combat d'Attac France. C'est le sens, notamment, de l'affiche commune que nous avons tir&#233;e &#224; 100 000 exemplaires. Mieux : nos camarades ont d&#233;cid&#233; de constituer un corps de Volontaires europ&#233;ens pour le &#171; non &#187; fran&#231;ais au r&#233;f&#233;rendum et de participer physiquement &#224; notre campagne. Ils sillonnent maintenant la France avec nous et interviennent dans les meetings, participent aux tractages et collages avec les militants des comit&#233;s locaux.(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de nos camarades europ&#233;ens, priv&#233;s de d&#233;bat et de vote dans les pays o&#249; les gouvernements ont refus&#233; d'organiser un r&#233;f&#233;rendum, nous donnent en quelque sorte procuration pour voter &#171; non &#187; afin de cr&#233;er un appel d'air permettant, enfin, une appropriation de la question europ&#233;enne par les peuples &#224; l'occasion de la n&#233;cessaire ren&#233;gociation d'un trait&#233; qui s'est &#233;labor&#233; &#224; leur insu. Mais c'est aussi le reste du monde qui compte sur nous pour construire une Europe solidaire avec le Sud et ind&#233;pendante des Etats-Unis, c'est-&#224;-dire le contraire de ce que nous propose la &#171; Constitution &#187;. (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous, ils s'inscrivent dans le grand combat altermondialiste contre le n&#233;olib&#233;ralisme qui, de Seattle &#224; Porto Alegre, en passant par Bombay, a fait irruption sur la sc&#232;ne publique mondiale, et dont notre &#171; non &#187; &#224; la &#171; Constitution &#187; est aujourd'hui l'expression en France et en Europe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> LE FREIN &#192; L'EMBAUCHE, C'EST LE LIB&#201;RALISME, par Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson (&#233;t&#233; 2005)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article305</link>
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		<dc:date>2005-07-24T15:23:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson sont &#233;conomistes et membres du Conseil scientifique d'Attac &lt;br class='autobr' /&gt; Le 29 mai les Fran&#231;ais ont clairement rejet&#233; les politiques lib&#233;rales porteuses de ch&#244;mage et d'ins&#233;curit&#233; sociale. Pourtant, sans surprise, Dominique De Villepin vient de proposer un train de mesures qui aggravent ces politiques. L'id&#233;e de base : les &#171; rigidit&#233;s &#187; et le code du travail seraient un frein &#224; l'embauche. Le contrat &#171; nouvelle embauche &#187;, r&#233;serv&#233; pour l'instant aux...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson sont &#233;conomistes et membres du Conseil scientifique d'Attac&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 29 mai les Fran&#231;ais ont clairement rejet&#233; les politiques lib&#233;rales porteuses de ch&#244;mage et d'ins&#233;curit&#233; sociale. Pourtant, sans surprise, Dominique De Villepin vient de proposer un train de mesures qui aggravent ces politiques. L'id&#233;e de base : les &#171; rigidit&#233;s &#187; et le code du travail seraient un frein &#224; l'embauche. Le contrat &#171; nouvelle embauche &#187;, r&#233;serv&#233; pour l'instant aux petites entreprises, r&#233;duit de fa&#231;on in&#233;dite les garanties des salari&#233;s et accro&#238;t l'ins&#233;curit&#233;. De nouvelles exon&#233;rations sont accord&#233;es, cette fois pour all&#233;ger le &#171; fardeau &#187; des entreprises qui d&#233;passent 10 salari&#233;s. La pression sur les ch&#244;meurs pour qu'ils acceptent n'importe quel emploi est renforc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me l'OCDE le reconna&#238;t : la d&#233;monstration n'a jamais &#233;t&#233; faite que la flexibilit&#233; du march&#233; du travail r&#233;duisait le ch&#244;mage. Au &#171; mod&#232;le danois &#187;, de Villepin emprunte la flexibilit&#233; mais pas l'assurance ch&#244;mage de haut niveau ! En France on sait pourtant ce qui marche pour cr&#233;er des emplois. Le &#171; ticket gagnant &#187; - croissance utile et r&#233;duction du temps de travail - avait commenc&#233; &#224; fonctionner entre 1997 et 2001 (2 millions d'emplois cr&#233;&#233;s), avant d'&#234;tre relativis&#233; par Jospin et abandonn&#233; par Raffarin. Il faut en premier lieu renouer avec une croissance fond&#233;e sur la satisfaction des besoins sociaux, et donc sur la cr&#233;ation d'emplois socialement utiles. Sant&#233;, &#233;ducation, aide aux personnes &#226;g&#233;es, logement, &#233;conomies d'&#233;nergie, transports collectifs... Nombreux sont les secteurs dont la &#171; croissance utile &#187; et non productiviste serait tr&#232;s cr&#233;atrice d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment financer cette nouvelle croissance utile ? D'abord par la relance de la consommation des couches les plus d&#233;munies. Alors que la sant&#233; financi&#232;re des grands groupes est insolente au point qu'ils ne savent plus quoi faire de leurs liquidit&#233;s, une forte revalorisation du SMIC, des salaires et des minimas sociaux s'impose. Il faut aussi relancer la consommation collective de services publics, par des programmes d'investissement massif dans les secteurs &#233;voqu&#233;s ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut en second lieu accorder la priorit&#233; &#224; la r&#233;duction du temps de travail, en commen&#231;ant par l'&#233;tendre &#224; l'ensemble des lieux de travail, qu'il s'agisse des petites entreprises ou du secteur public, puis en avan&#231;ant vers les 32 heures. Il faudra bien s&#251;r &#233;viter les travers des lois Aubry : emp&#234;cher une nouvelle intensification du travail, favoriser des embauches proportionnelles &#224; la RTT et r&#233;duire la pr&#233;carit&#233;, notamment en ce qui concerne le temps partiel impos&#233; aux femmes. Pour conduire le mouvement, il faudra un double contr&#244;le venant &#224; la fois d'en haut (la r&#233;glementation, notamment sur les heures suppl&#233;mentaires) et d'en bas (l'intervention des salari&#233;s). Le caract&#232;re automatique des aides devra &#234;tre supprim&#233; et leur versement soumis au respect d'un certain nombre de crit&#232;res portant sur les cr&#233;ations d'emplois et sur la qualit&#233; de ces emplois, sous contr&#244;le des comit&#233;s d'entreprise ou des organisations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut enfin s'attaquer r&#233;ellement &#224; la pr&#233;carit&#233; au lieu de la renforcer sans cesse au nom de l'emploi. A la flexibilit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e, il faut opposer une v&#233;ritable s&#233;curit&#233; sociale professionnelle qui vise d'une part, &#224; r&#233;unifier les contrats de travail aujourd'hui compl&#232;tement &#233;clat&#233;s, d'autre part &#224; instaurer une continuit&#233; des droits sociaux, notamment en mati&#232;re de r&#233;mun&#233;ration. D&#233;fini au niveau national, pour &#233;viter les surench&#232;res vers le bas, ce syst&#232;me devrait s'accompagner de la mise en place de r&#233;seaux (locaux et au niveau des branches) incitant les entreprises &#224; coop&#233;rer avec des organismes de formation ou les collectivit&#233;s locales afin de pr&#233;server l'emploi &#224; la fois d'un point de vue quantitatif et qualitatif. Simultan&#233;ment il importe de d&#233;velopper le droit de la &#171; co-activit&#233; &#187;, ouvrant aux salari&#233;s des entreprises sous-traitantes les garanties statutaires (salaire, temps de travail, repr&#233;sentation syndicale, etc.) de leur donneur d'ordres et r&#233;duisant ainsi la propension de ces derniers &#224; utiliser la sous-traitance pour contourner les r&#232;gles de protection de la main-d'oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment financer tout cela ? Les moyens existent : en prenant sur les dividendes des actionnaires et les r&#233;mun&#233;rations des dirigeants, en remettant en cause les exon&#233;rations inconditionnelles de cotisations, en taxant les revenus financiers, on d&#233;gage largement les 4 &#224; 5 points de PIB n&#233;cessaires pour financer ces projets. La croissance retrouv&#233;e donne des marges de manoeuvre suppl&#233;mentaires et permet m&#234;me de r&#233;duire les d&#233;ficits. On avance ainsi vers une soci&#233;t&#233; du temps libre, plus juste et solidaire, qui se d&#233;barrasse progressivement du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le hic, c'est que tout cela suppose &#233;videmment de modifier la r&#233;partition des revenus entre travail et capital. La mont&#233;e du ch&#244;mage a permis de faire reculer les salaires et progresser les revenus financiers, alors que l'investissement productif a stagn&#233;. Vouloir inverser la courbe du ch&#244;mage sans toucher &#224; la r&#233;partition des revenus est illusoire. Il faut prendre le probl&#232;me par les deux bouts : d'un c&#244;t&#233;, financer l'augmentation des budgets sociaux par une refiscalisation des revenus du capital et par une progression du taux de cotisations sociales en phase avec les d&#233;penses &#224; financer ; de l'autre, permettre aux salaires d'augmenter en phase avec la production de richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objection est &#233;vidente : la comp&#233;titivit&#233; serait mise &#224; mal et on finirait par d&#233;truire des emplois au lieu d'en cr&#233;er. Mais il ne faut pas confondre comp&#233;titivit&#233; et rentabilit&#233; financi&#232;re : la politique propos&#233;e suppose un transfert des revenus financiers vers les budgets sociaux et les salaires, pas une perte de comp&#233;titivit&#233;. Les entreprises peuvent verser plus de salaires mais moins de dividendes, de fa&#231;on &#224; maintenir leur comp&#233;titivit&#233;-prix et leur capacit&#233; d'investissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il faut convenir qu'une telle politique ne prend tout son sens que coordonn&#233;e &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne. Le discours sur les &#171; mod&#232;les &#187; irlandais ou danois ne doit pas faire oublier que l'Union europ&#233;enne recense aujourd'hui 20 millions de ch&#244;meurs, auxquels il faut ajouter la cohorte innombrable des &#171; invalides &#187;, des pr&#233;retrait&#233;s, des &#171; stagiaires &#187; et des femmes contraintes au temps partiel. L'&#233;chec de la strat&#233;gie europ&#233;enne pour l'emploi est patent, si tant est que son objectif &#233;tait bien l'emploi et non la flexibilit&#233;. L'Allemagne, avec ses 5 millions de ch&#244;meurs, l'illustre bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc renverser les priorit&#233;s, de mani&#232;re &#224; faire passer l'emploi avant l'orthodoxie financi&#232;re et mon&#233;taire. A l'&#233;chelle europ&#233;enne, deux conditions sont imp&#233;ratives : la remise en cause de l'ind&#233;pendance de la Banque centrale et celle du Pacte de stabilit&#233;. Et deux axes sp&#233;cifiquement europ&#233;ens doivent &#234;tre mis en avant : il faut d'abord une augmentation tr&#232;s importante du budget de l'Union pour financer un plan de relance (transports ferroviaires, logement, &#233;conomies d'&#233;nergie, etc.) &#224; l'aide d'imp&#244;t europ&#233;en sur le capital ou de taxes de type Tobin, et/ou par l'emprunt. D'autre part, pour avancer vers la mise en place d'une v&#233;ritable Europe sociale, il faut &#233;dicter des normes dont la r&#233;alisation serait assur&#233;e par l'extension des fonds structurels, de mani&#232;re &#224; enclencher un processus de convergence &#171; par le haut &#187; qui permettrait le rattrapage des pays les moins d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, il faut viser &#224; des politiques coordonn&#233;es en mati&#232;re de salaires (un r&#233;gime de hausses de salaires au moins &#233;gales aux gains de productivit&#233;), de dur&#233;e du travail (r&#233;duire la dur&#233;e du travail dans tous les pays, de fa&#231;on diff&#233;renci&#233;e selon les besoins en mati&#232;re de cr&#233;ations d'emplois), de protection sociale (assurer le n&#233;cessaire financement des retraites par r&#233;partition gr&#226;ce &#224; un ajustement permanent des cotisations ou pr&#233;l&#232;vements), de s&#233;curit&#233; au travail et de conditions de travail. Si l'Union europ&#233;enne commen&#231;ait &#224; r&#233;orienter ses politiques dans ce sens, il ne fait gu&#232;re de doute qu'elle redeviendrait alors rapidement attractive pour tous ses peuples !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prises de position sur le Trait&#233; (mai 2005)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article302</link>
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		<dc:date>2005-05-19T11:34:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Familles, paysans, &#233;trangers, patrons... Un petit aper&#231;u de ce qu'ils en pensent ! &lt;br class='autobr' /&gt; Conf&#233;d&#233;ration paysanne - Emmanuel Blanchard et Claire Rodi&#233;, du GISTI - Union des familles la&#239;ques (UFAL) - UNICE (organisation du patronat europ&#233;en) &lt;br class='autobr' /&gt;
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En tant que paysan(ne)s &lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que citoyen(ne)s &lt;br class='autobr' /&gt;
En tant qu'europ&#233;en(ne)s &lt;br class='autobr' /&gt;
NON ! &lt;br class='autobr' /&gt;
La Conf&#233;d&#233;ration paysanne refuse que le lib&#233;ralisme &#233;conomique devienne une &#8216;&#8216;valeur'' constitutionnelle &lt;br class='autobr' /&gt;
Sous couvert de constitution, ce &#034;...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Familles, paysans, &#233;trangers, patrons...&lt;br class='autobr' /&gt;
Un petit aper&#231;u de ce qu'ils en pensent !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conf&#233;d&#233;ration paysanne&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;- Emmanuel Blanchard et Claire Rodi&#233;, du GISTI&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;- Union des familles la&#239;ques (UFAL)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;- UNICE (organisation du patronat europ&#233;en) &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En tant que paysan(ne)s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En tant que citoyen(ne)s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En tant qu'europ&#233;en(ne)s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;NON !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration paysanne refuse que le lib&#233;ralisme &#233;conomique devienne une &#8216;&#8216;valeur'' constitutionnelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous couvert de constitution, ce &#034; trait&#233; constitutionnel &#034; impose un mod&#232;le d'organisation : l'&#233;conomie lib&#233;rale, que nous ne voulons pas. Il ne sera plus possible de remettre en cause le dogme lib&#233;ral puisqu'il faudra un vote &#224; l'unanimit&#233; ce qui sera extr&#234;mement difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 1987, la Conf&#233;d&#233;ration paysanne est confront&#233;e aux d&#233;g&#226;ts caus&#233;s par les politiques n&#233;olib&#233;rales qui acculent les paysans des pays du nord et des pays du sud &#224; la faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les valeurs humaines que nous d&#233;fendons, la solidarit&#233; et l'entraide ne sont pas inscrites dans le projet de constitution. Bien au contraire, il n'est fait &#233;tat que de concurrence dans le texte qui nous est propos&#233;, que de libert&#233; des march&#233;s, de privatisation, de d&#233;mant&#232;lement des services publics, d'atteintes aux droits sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que paysans, en tant que citoyens, en tant qu'Europ&#233;ens, nous ne pouvons donc que voter &#171; non &#187; et appeler &#224; voter ainsi au r&#233;f&#233;rendum qui sera organis&#233; en France avant l'&#233;t&#233; sur l'actuel projet de Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les responsables politiques n'ont pas consacr&#233; 5 minutes &#224; la question agricole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'agriculture, les membres de la convention n'ont tout simplement pas rempli la mission qu'ils s'&#233;taient confi&#233;e. Ils se sont content&#233;s de reprendre au mot pr&#232;s ce qui &#233;tait inscrit dans le trait&#233; de Rome en 1950. Cette attitude d&#233;sinvolte n'est pas seulement injurieuse pour les citoyens europ&#233;ens et pour les paysans, elle est &#233;galement irresponsable et irr&#233;aliste. Au cours des 50 derni&#232;res ann&#233;es, l'&#233;conomie de notre continent qui &#233;tait essentiellement agricole et rurale, est devenue urbaine et centr&#233;e sur les services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant depuis 1990, la Politique Agricole Commune a connu trois r&#233;formes importantes. L'Organisation Mondiale du Commerce a vu le jour et impose ses vues. L'industrialisation de l'agriculture a g&#233;n&#233;r&#233; des pollutions des nappes phr&#233;atiques et des sols et de graves crises telles que celle de la &#034;vache folle&#034;. Les Organismes G&#233;n&#233;tiquement Modifi&#233;s que les multinationales cherchent &#224; imposer aux paysans et aux consommateurs pour accro&#238;tre leurs profits, entra&#238;nent de nouveaux risques pour l'environnement et pour la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La destruction de l'emploi agricole se traduit par la mort lente de nombreuses r&#233;gions et par l'explosion des villes En France et en Europe, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvret&#233; est en augmentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, paysannes et paysans, nous consid&#233;rons que notre m&#233;tier est de nourrir les populations qui nous entourent en leur proposant des aliments abordables, tout en pr&#233;servant l'environnement. Ce but est accessible mais pas dans le cadre fix&#233; par la proposition de texte constitutionnel sur lequel nous devons nous prononcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Le texte concernant l'agriculture dans le projet de constitution&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SECTION 4 - AGRICULTURE ET P&#202;CHE&lt;br class='autobr' /&gt;
article III - 227&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La politique agricole a pour but :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a. d'accro&#238;tre la productivit&#233; de l'agriculture en d&#233;veloppant le progr&#232;s technique, en assurant le d&#233;veloppement rationnel de la production agricole ainsi qu'un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d'&#339;uvre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b. d'assurer ainsi un niveau de vie &#233;quitable &#224; la population agricole, notamment par le rel&#232;vement du revenu individuel de ceux qui travaillent dans l'agriculture,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c. de stabiliser les march&#233;s,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d. de garantir la s&#233;curit&#233; des approvisionnements,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e. d'assurer des prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proposition de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La politique agricole commune a pour but d'assurer une alimentation saine et suffisante &#224; l'ensemble de la population de l'Union europ&#233;enne, en respectant les particularit&#233;s culturelles locales ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Cet objectif doit &#234;tre atteint :&lt;br class='autobr' /&gt;
a. en d&#233;veloppant l'emploi paysan et en maintenant une activit&#233; agricole diversifi&#233;e sur l'ensemble du territoire,&lt;br class='autobr' /&gt;
b. en assurant &#224; la population agricole europ&#233;enne un revenu &#233;quivalent &#224; celui observ&#233; dans les autres cat&#233;gories socio&#233;conomiques,&lt;br class='autobr' /&gt;
c. au moyen d'organisations communes de march&#233; garantissant la ma&#238;trise des productions,&lt;br class='autobr' /&gt;
d. en favorisant des pratiques agricoles ayant un impact positif sur l'environnement naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voter Non aujourd'hui,&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pouvoir voter Oui ! demain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;trangers dans la constitution europ&#233;enne : faire sortir l'UE du non-droit ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Emmanuel Blanchard et Claire Rodie membres du Gisti (Groupe d'Information et de Soutien des Travailleurs Iimmigr&#233;s)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits d'un article publi&#233; dans la revue Mouvements, n&#176; 37, janvier-f&#233;vrier 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;gr&#233;e au trait&#233; constitutionnel dont elle forme la deuxi&#232;me partie, la Charte des droits fondamentaux devrait, une fois le trait&#233; adopt&#233;, acqu&#233;rir le statut juridique qui lui fait d&#233;faut. Les droits, principes et libert&#233;s qu'elle &#233;nonce - dont font partie le droit de demander l'asile et celui de ne &#234;tre expuls&#233; collectivement - sont d&#232;s lors cens&#233;s &#234;tre invocables lorsqu'ils ne seront pas respect&#233;s, amenant la Commission &#224; s'en faire la protectrice et la Cour de justice des Communaut&#233;s &#224; en interpr&#233;ter la port&#233;e et &#224; en sanctionner la violation. A premi&#232;re vue, la perspective de l'adoption du trait&#233; constitutionnel semble porteuse, dans ce domaine, de promesses d'am&#233;liorations. Cette interpr&#233;tation positive se heurte cependant &#224; deux &#233;cueils : d'une part, la hi&#233;rarchisation effectu&#233;e au sein m&#234;me de la constitution entre ses diff&#233;rentes parties, qui fait primer la gestion des flux migratoires sur les droits fondamentaux et les objectifs d'int&#233;gration des r&#233;sidents &#233;trangers. D'autre part, les m&#233;canismes de saisine des juridictions europ&#233;ennes, qui reposent sur la volont&#233; des pays membres et de la Commission. Or, tant les pratiques actuelles des Etats que l'historique des initiatives de la Commission europ&#233;enne en mati&#232;re d'asile et d'immigration, montrent que le respect des droits des migrants est subordonn&#233; &#224; d'autres priorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le contr&#244;le des flux migratoires avant les droits fondamentaux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de constitution est organis&#233; en quatre parties. La seconde, on l'a dit, int&#232;gre la Charte des droits fondamentaux. La troisi&#232;me, au sein de laquelle sont trait&#233;es les questions de contr&#244;le des fronti&#232;res, d'asile et d'immigration, est consacr&#233;e aux &#171; politiques et au fonctionnement de l'Union &#187;. A rebours de toute la tradition constitutionnelle, le trait&#233; &#233;tablit une hi&#233;rarchie qui subordonne les droits fondamentaux &#224; la logique des politiques op&#233;rationnelles. Il est en effet pr&#233;cis&#233; que &#171; Les droits reconnus par la pr&#233;sente Charte [des droits fondamentaux] qui font l'objet de dispositions dans d'autres parties de la Constitution s'exercent dans les conditions et limites y d&#233;finies &#187;, le soin ayant &#233;t&#233; pr&#233;alablement pris de rappeler que la Charte &#171; ne modifie pas les comp&#233;tences et t&#226;ches d&#233;finies dans les autres parties de la Constitution &#187;. La formule place par cons&#233;quent au c&#339;ur de la constitution la troisi&#232;me partie du texte, qui, pour traiter des &#171; politiques de l'Union &#187;, m&#234;le dispositions des trait&#233;s pass&#233;s et nouveaux objectifs pour l'UE &#224; vingt-cinq. Les droits reconnus par la Charte des droits fondamentaux sont ainsi d&#233;pendants, s'agissant des &#233;trangers, des r&#232;gles fix&#233;es pour la mise en &#339;uvre des politiques relatives aux contr&#244;les aux fronti&#232;res, &#224; l'asile et &#224; l'immigration telles que d&#233;finies dans la partie III : &#171; L'Union d&#233;veloppe une politique commune de l'immigration visant &#224; assurer, &#224; tous les stades, une gestion efficace des flux migratoires (&#8230;) ainsi qu'une pr&#233;vention et une lutte renforc&#233;e contre l'immigration ill&#233;gale et la traite d'&#234;tres humains et une lutte renforc&#233;e contre celles-ci &#187; (art III- 267- 1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me partie sur les politiques est &#233;clairante quant &#224; l'approche de la question migratoire par l'Union, et caract&#233;ristique de la hi&#233;rarchie de ses pr&#233;occupations. Alors qu'il est rappel&#233;, au chapitre sur les &#171; d&#233;finitions et objectifs de l'Union &#187;, que dans ses relations &#171; avec le reste du monde &#187; elle contribue &#171; &#224; la paix (&#8230;), la solidarit&#233; et au respect mutuel entre les peuples, (&#8230;) &#224; la protection des droits de l'homme et au strict respect du droit international &#187;, et que &#171; dans le champ d'application de la constitution, toute discrimination &#224; raison de la nationalit&#233; est interdite &#187;, le chapitre intitul&#233; &#171; Espace de libert&#233;, de s&#233;curit&#233; et de justice &#187; d&#233;di&#233; &#224; la politique des fronti&#232;res, &#224; l'asile et &#224; l'immigration ne se r&#233;f&#232;re ni ne para&#238;t conna&#238;tre ces principes. Bien loin de ce que l'on pourrait attendre d'un texte &#224; valeur de loi fondamentale, il se contente de reprendre les dispositions qui, depuis le trait&#233; d'Amsterdam, organisent la politique commune de l'Union dans ces domaines. Or, d'un avis largement partag&#233;, celles-ci sont loin d'avoir atteint leur but.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le droit d'asile d&#233;mon&#233;tis&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on symptomatique, le &#171; droit d'asile &#187; n'est d'ailleurs pas ici inscrit en tant que tel : c'est au sein d'une section sur les &#171; politiques relatives aux contr&#244;les aux fronti&#232;res, &#224; l'asile et &#224; l'immigration &#187; qu'il est mentionn&#233; que &#171; l'Union d&#233;veloppe une politique commune en mati&#232;re d'asile &#187;. Et si, comme dans la Charte des droits fondamentaux, il est fait r&#233;f&#233;rence &#224; la convention de Gen&#232;ve, l'accent mis dans le m&#234;me temps sur les &#171; partenariats avec les pays tiers &#187;, la dimension externe de l'asile et la possibilit&#233; de conclure des accords de r&#233;admission avec les &#171; pays d'origine ou de provenance &#187; en affaiblit singuli&#232;rement la port&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la lumi&#232;re de l'actualit&#233; r&#233;cente - on se souvient de la proposition britannique, en 2003, d'installer en Albanie, en Ukraine ou au Maroc des &#171; transit processing centers &#187; pour y envoyer des demandeurs d'asile, ou des projets italo-allemands, n&#233;s pendant l'&#233;t&#233; 2004, de mettre en place des &#171; portails d'immigration &#187; et des &#171; centres de transit &#187; au Maghreb - comment ne pas voir dans ce partenariat la possibilit&#233;, &#224; terme, de retenir les demandeurs d'asile dans des camps aux confins de l'UE le temps de statuer sur leur demande ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'institutionnalisation d'une sous-citoyennet&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;rennisation, op&#233;r&#233;e par le trait&#233; constitutionnel, des orientations d&#233;finies de longue date par l'Union n'est pas limit&#233;e au domaine de l'asile et des fronti&#232;res. Il en est de m&#234;me en mati&#232;re d'int&#233;gration des &#233;trangers r&#233;sidant en Europe. Ainsi s'agissant de la citoyennet&#233; : alors qu'a &#233;t&#233; ouverte, depuis 1993, la voie du droit de vote des ressortissants communautaires, qui marquait une rupture entre nationalit&#233; et citoyennet&#233;, l'occasion n'a pas &#233;t&#233; saisie, avec la constitution, d'&#233;largir la br&#232;che en &#233;tendant ce droit aux non communautaires, bien que, depuis longtemps et sans difficult&#233;s, certains Etats membres accordent le droit de vote des &#233;trangers aux &#233;lections locales.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La revendication d'une v&#233;ritable citoyennet&#233; de r&#233;sidence, li&#233;e non plus &#224; la nationalit&#233; mais au fait de vivre sur le territoire de l'UE est une des alternatives envisag&#233;e pour sortir les &#233;trangers du ghetto dans lequel les a enferm&#233;s la construction europ&#233;enne. Elle pourrait s'appuyer sur une disposition du trait&#233; constitutionnel, qui met en place une sorte de droit d'initiative l&#233;gislative ouvert aux citoyens de l'Union. Apr&#232;s signature d'au moins un million de personnes originaires d'un nombre significatif d'Etats membres, la Commission europ&#233;enne pourrait &#171; soumettre une proposition appropri&#233;e sur des questions pour lesquelles ces citoyens consid&#232;rent qu'un acte juridique de l'Union est n&#233;cessaire aux fins de l'application de la constitution &#187;. Cette porte, dont certains partisans du oui &#224; la constitution font grand cas, est en r&#233;alit&#233; plus qu'&#233;troite : le filtre de la Commission pourrait s'av&#233;rer tr&#232;s difficile &#224; passer si une conception stricte des &#171; fins de l'application de la constitution &#187; &#233;tait retenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Petits arrangements avec les droits de l'homme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, l'hypoth&#232;se o&#249; la &#171; constitutionnalisation &#187; de la Charte des droits fondamentaux rendrait les juridictions europ&#233;ennes comp&#233;tentes pour sanctionner la pratique par un des Etats membres des expulsions collectives, ou du renvoi forc&#233; d'&#233;trangers vers un pays o&#249; leur int&#233;grit&#233; de la personne n'est pas garantie, il est &#224; craindre que cette modification ne soit de peu d'effets. Certes, le trait&#233; pr&#233;voit des m&#233;canismes de saisine par les Etats membres, ou par la Commission europ&#233;enne, de la Cour de justice des communaut&#233;s en cas de violations par un autre Etat membre des obligations qui lui incombent en vertu de la constitution. Mais pour que ces m&#233;canismes entrent en &#339;uvre, encore faudrait-il une volont&#233; clairement assum&#233;e de faire pr&#233;valoir le respect des droits de la personne sur les contingences &#233;conomiques et les pr&#233;occupations s&#233;curitaires. L'&#233;volution de la politique d'asile et d'immigration au cours des derni&#232;res ann&#233;es ne porte gu&#232;re &#224; l'optimisme : lorsqu'on sait que la lev&#233;e des sanctions qui frappaient la Libye depuis l'attentat de Lockerbie, d&#233;cid&#233;e au mois d'octobre 2004 par l'Union europ&#233;enne, est notamment destin&#233;e &#224; permettre &#224; l'Italie de fournir h&#233;licopt&#232;res, avions de reconnaissance, vedettes rapides et v&#233;hicules tout-terrain r&#233;clam&#233;s par le colonel Kadhafi pour mener la guerre contre les flux d'immigrants clandestins qui traversent le territoire libyen, on prend la mesure des &#171; arrangements &#187; avec les droits de l'homme auxquels l'UE est pr&#234;te &#224; consentir pour prot&#233;ger ses fronti&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UFAL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Bureau National de l'UFAL se prononce contre le &#171; projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bureau national de l'Union des familles la&#239;ques r&#233;uni ce 27 novembre 2004 &#224; Paris a proc&#233;d&#233; &#224; une br&#232;ve approche du &#171; Projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en &#187; qui, suite &#224; la d&#233;cision du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, sera soumis &#224; r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bureau national rappelle que les diff&#233;rentes instances de l'UFAL se sont toujours refus&#233;es &#224; dicter &#224; leurs adh&#233;rents la mani&#232;re dont ils devaient s'exprimer lors des diff&#233;rents scrutins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le &#171; Projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en &#187; rev&#234;t un caract&#232;re particulier :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ncontrairement &#224; une constitution, il d&#233;finit des r&#232;gles de gestion &#233;conomique ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; se positionnant explicitement hors de toute id&#233;ologie politique, il imposerait cependant aux citoyens le l'Union europ&#233;enne, quelles que puissent &#234;tre la nature, la volont&#233; et l'orientation des gouvernements des pays de la communaut&#233; europ&#233;enne, un principe &#233;conomique bas&#233; sur une &#171; un march&#233; int&#233;rieur o&#249; la concurrence est libre et non fauss&#233;e, ... une &#233;conomie sociale de march&#233; hautement comp&#233;titive &#187; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; alors que l'UFAL estime que la politique mon&#233;taire doit &#234;tre un outil au service de l'&#233;conomie et donc des citoyens, ce projet attribue &#224; la BCE (Banque Centrale Europ&#233;enne) une ind&#233;pendance totale dans l'exercice de ses pouvoirs et dans la gestion de ses finances ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Contrairement &#224; la constitution fran&#231;aise qui, si elle conna&#238;t l'existence de toutes les religions, n'en reconna&#238;t aucune, le &#171; Projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en &#187; propose &#171; un dialogue ouvert, transparent et r&#233;gulier avec les &#233;glises et les organisations. &#187; C'est peu dire que l'on met ainsi sur un pied d'&#233;galit&#233; les &#233;glises et lesdites organisations (faut-il entendre syndicales, politiques, ???) qui, elles, sont des organisations d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, le Bureau national de l'Union des familles la&#239;ques consid&#233;rant que ce projet de par sa nature et sa port&#233;e aura des cons&#233;quences directes et pour de nombreuses ann&#233;es sur les conditions de vie des familles, a donc d&#233;cid&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; dans un premier temps, bien qu'il ne soit pas oppos&#233; &#224; l'id&#233;e m&#234;me d'une constitution pour l'Europe et encore moins &#224; celle d'une &#171; Europe &#233;largie &#224; 25 &#187; et sans pr&#233;juger des r&#233;sultats de la consultation qu'il lance aupr&#232;s des adh&#233;rents, de se prononcer contre l'adoption du &#171; Projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en &#187; tel qu'il est r&#233;dig&#233; aujourd'hui.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris, le 29 novembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les patrons&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UNICE (Union of Industrial and Employers' Confederations of Europe : Union des industries de la communaut&#233; europ&#233;enne, l'organisation qui rassemble les patrons au niveau europ&#233;en et dont le si&#232;ge est &#224; Bruxelles), dont le prochain pr&#233;sident est Ernest-Antoine Seilli&#232;res, a attentivement lu le Trait&#233;, et se r&#233;jouit clairement de la pr&#233;dominance de la comp&#233;tition g&#233;n&#233;ralis&#233;e, de l'impossibilit&#233; d'instaurer des normes sociales communes et d'un dirigisme qui n'est pas contraint par des principes d&#233;mocratiques (droits de l'homme, votes, p&#233;titions...) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(extraits de documents publics ou internes reproduits dans l'Humanit&#233; du 19-20 mars 2005)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La r&#233;f&#233;rence &#224; une Union europ&#233;enne &#034;hautement comp&#233;titive&#034; a &#233;t&#233; incorpor&#233;e dans la premi&#232;re partie de la constitution parmi les objectifs de l'Union. C'est un changement consid&#233;rable, car dans le trait&#233; actuel de l'Union europ&#233;enne, la comp&#233;titivit&#233; n'est pas mentionn&#233;e. Elle est jusqu'ici seulement mentionn&#233;e dans le trait&#233; &#233;tablissant la Communaut&#233; europ&#233;enne. D&#232;s lors, la nouvelle constitution donne &#224; la comp&#233;titivit&#233; une place r&#233;ellement pr&#233;&#233;minente. C'est encore plus important quand on constate que beaucoup d'articles de la partie III (les politiques de l'Union) de la nouvelle constitution font r&#233;f&#233;rence aux objectifs de l'Union. La notion de comp&#233;titivit&#233; est encore textuellement r&#233;p&#233;t&#233;e dans beaucoup d'articles de la partie III : voyez par exemple l'article III-209 sur la politique sociale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'unanimit&#233; reste requise pour toutes les mesures concernant la S&#233;curit&#233; sociale, la protection sociale des travailleurs, la repr&#233;sentation et la d&#233;fense collective des int&#233;r&#234;ts des travailleurs, et les conditions d'emploi des ressortissants des pays tiers r&#233;sidant l&#233;galement dans l'Union. Une d&#233;claration confirme que les domaines dans lesquels l'Union europ&#233;enne peut promouvoir des mesures coordonn&#233;es (l'emploi, le droit du travail, les conditions de travail, etc.) demeurent essentiellement de la comp&#233;tence des &#201;tats membres. D&#232;s lors, toute mesure de l'Union europ&#233;enne devra avoir une nature compl&#233;mentaire, pour renforcer la coop&#233;ration entre les &#201;tats membres, mais pas pour harmoniser les syst&#232;mes nationaux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En mati&#232;re de politique sociale, il faut toujours garder &#224; l'esprit que l'Union europ&#233;enne peut seulement imposer des standards minimaux. Les &#201;tats membres ont le droit de maintenir ou d'introduire des dispositions plus contraignantes s'ils le souhaitent, mais sans toutefois p&#233;naliser tous ceux qui sont en train de faire des efforts consid&#233;rables pour transposer l'acquis communautaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; (...) (l)es principes de la charte (des droits fondamentaux), int&#233;gr&#233;s dans les actes l&#233;gislatifs et ex&#233;cutifs adopt&#233;s par l'Union europ&#233;enne et par les &#201;tats membres quand ils transposent une loi de l'Union europ&#233;enne, ne pourront &#234;tre invoqu&#233;s en justice que pour l'interpr&#233;tation de tels actes et le contr&#244;le de leur l&#233;galit&#233;. Comme sp&#233;cifi&#233; dans la charte, il devra y avoir une pleine prise en compte des lois nationales et des pratiques aff&#233;rentes. Une r&#233;f&#233;rence sp&#233;cifique aux explications du pr&#233;sidium qui a r&#233;dig&#233; la charte a &#233;galement &#233;t&#233; introduite ; ces explications devront &#234;tre les principes guidant la cour europ&#233;enne de justice et les &#201;tats membres. Ces consid&#233;rations restreignent le pouvoir d'interpr&#233;tation des cours de justice nationales et de la Cour europ&#233;enne de justice, et emp&#234;chent l'expansion potentielle &#224; l'avenir de la port&#233;e des droits garantis par la charte. Afin d'assurer la prise en compte de ces pr&#233;cisions, le pr&#233;ambule de la charte rappelle, lui aussi, l'importance des explications du pr&#233;sidium. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'UNICE s'opposait &#224; l'extension de la majorit&#233; qualifi&#233;e au champ de la fiscalit&#233; et se f&#233;licite de noter que le processus de prise de d&#233;cision &#224; l'unanimit&#233; a &#233;t&#233; maintenu dans ce champ. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'UNICE est contente que les articles sur les ressources de l'Union europ&#233;enne ne comprennent pas de r&#233;f&#233;rence &#224; l'introduction d'un imp&#244;t europ&#233;en. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La r&#233;daction de l'article sur la Commission s'inscrit dans la ligne des exigences de l'UNICE qui veut une Commission forte, gardant le droit exclusif d'initiative. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Projet de directive Bolkestein : une machine de guerre contre les peuples, par Pierre Khalfa (d&#233;cembre 2004)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article56</link>
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		<dc:date>2005-01-27T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Alors que le d&#233;bat sur le projet de trait&#233; constitutionnel bat son plein, la proposition de directive relative aux services dans le march&#233; int&#233;rieur, dite &#171; Bolkestein &#187;, du nom de l'ancien Commissaire charg&#233; du march&#233; int&#233;rieur, est embl&#233;matique de la vision lib&#233;rale de la construction europ&#233;enne. L'objectif de cette directive &#171; est d'&#233;tablir un cadre juridique qui supprime les obstacles &#224; la libert&#233; d'&#233;tablissement des prestataires de services et &#224; la libre circulation des services entre...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que le d&#233;bat sur le projet de trait&#233; constitutionnel bat son plein, la proposition de directive relative aux services dans le march&#233; int&#233;rieur, dite &#171; Bolkestein &#187;, du nom de l'ancien Commissaire charg&#233; du march&#233; int&#233;rieur, est embl&#233;matique de la vision lib&#233;rale de la construction&lt;br class='autobr' /&gt;
europ&#233;enne. L'objectif de cette directive &#171; est d'&#233;tablir un cadre juridique qui supprime les obstacles &#224; la libert&#233; d'&#233;tablissement des prestataires de services et &#224; la libre circulation des services entre les Etats membres &#187;. Comme le note l'expos&#233; des motifs, &#171; la proposition couvre tous les services qui repr&#233;sentent une activit&#233; &#233;conomique au sens de la jurisprudence de la Cour relative &#224; l'article 49 du trait&#233; &#187;. Rappelons que cette jurisprudence (C-180-184/98) indique que &#171; constitue une activit&#233; &#233;conomique toute activit&#233; consistant &#224; offrir des biens et des services sur un march&#233; donn&#233; &#187;. On le voit, quasiment toutes les activit&#233;s de services, &#224; l'exclusion des services r&#233;galiens de l'Etat fournis gratuitement, sont concern&#233;s. L'enjeu est donc consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le principe du pays d'origine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet de directive repose sur une innovation juridique : le principe du pays d'origine. Ce principe signifie qu'un prestataire de services est exclusivement soumis &#224; la loi du pays o&#249; il est &#233;tabli et non plus &#224; la loi du pays o&#249; il fournit le service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce principe est d'abord un renoncement &#224; la logique d'harmonisation qui &#233;tait th&#233;oriquement la doctrine officielle de l'Union europ&#233;enne (UE). Certes cette doctrine avait d&#233;j&#224; &#233;tait mise &#224; mal par le refus d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
harmonisation des r&#232;gles fiscales et des droits &#233;conomiques et sociaux des salari&#233;s. Pire m&#234;me, souvent cette harmonisation faite &#8220;par le bas&#8221; a &#233;t&#233; porteuse de r&#233;gression sociale. C'est par exemple ainsi au nom de l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes qu'a &#233;t&#233; supprim&#233;e l'interdiction du travail de nuit pour les femmes. Une autre solution aurait &#233;t&#233; au contraire d'harmoniser &#8220;par le haut&#8221; en interdisant le travail de nuit pour tous les&lt;br class='autobr' /&gt;
salari&#233;s, quitte &#224; indiquer des exceptions &#224; cette r&#232;gle pour des raisons d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant le maintien d'une logique d'harmonisation dans la construction de l'UE pouvait laisser esp&#233;rer qu'un jour, mobilisations sociales et rapports de force aidant, nous arriverions petit &#224; petit &#224; imposer une convergence par le haut des droits des habitants de l'Europe. Si elle &#233;tait adopt&#233;e, cette directive renverrait cette perspective aux calendes grecques. Le principe du pays d'origine appara&#238;t de fait comme une incitation l&#233;gale aux d&#233;localisations vers les pays de l'Union o&#249; r&#232;gne les moins-disants sociaux, fiscaux et environnementaux et o&#249; la protection des consommateurs est moindre. Il s'agit d'une incitation &#224; cr&#233;er des entreprises n'ayant qu'un si&#232;ge social plus ou moins fantomatique dans ces pays et qui avec une simple&lt;br class='autobr' /&gt;
boite aux lettres pourront intervenir dans toute l'Union. De plus, le contr&#244;le de ces entreprises &#233;chapperait &#224; l'administration du pays d'accueil. Le projet de directive indique ainsi que &#171; l'Etat membre d'origine est charg&#233; du contr&#244;le du prestataire et des services qu'il fournit, y&lt;br class='autobr' /&gt;
compris lorsqu'il fournit ses services dans un autre pays membre &#187;. La port&#233;e pratique d'une telle proposition appara&#238;t clairement : c'est la porte ouverte &#224; une libert&#233; d'action totale pour les entreprises qui pourront agir&lt;br class='autobr' /&gt;
de fait sans aucun contr&#244;le s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que deviennent les services publics ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet de directive concerne l'ensemble des activit&#233;s de services consid&#233;r&#233;s comme une activit&#233; &#233;conomique, &#224; l'exception de celles d&#233;j&#224; couvertes par une autre directive. Ainsi les t&#233;l&#233;communications, les transports sont explicitement exclus de son champ d'activit&#233;. De plus, le principe du pays d'origine ne s'appliquera pas &#224; la distribution d'&#233;lectricit&#233; et de gaz, &#224; l'eau et aux services postaux. Faut-il &#234;tre rassur&#233;s pour autant ? Non car pour l'essentiel, ces secteurs sont d&#233;j&#224; d&#233;r&#233;glement&#233;s et les missions de service public sont en train de se r&#233;duire comme une peau de chagrin, voire ont quasiment disparu comme dans le cas des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, les missions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ne sont pas explicitement exclues de l'application du principe du pays d'origine. Le champ des services publics est tr&#232;s diff&#233;rent d'un pays &#224; l'autre ce qui aura des cons&#233;quences sur la mani&#232;re dont un service peut &#234;tre rendu. Un prestataire&lt;br class='autobr' /&gt;
de service ne sera ainsi pas oblig&#233; de respecter les exigences li&#233;es &#224; des missions de service public du pays dans lequel il fournit le service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, comment les Etats pourront continuer &#224; maintenir des dispositions relative &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral alors que le projet de directive vise explicitement &#224; lever tous les obstacles &#224; la libert&#233; d'entreprendre et fournit d'ailleurs une longue liste de mesures incompatibles avec cet objectif. Plus globalement, dans une communication sur les services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, la Commission a d'ailleurs indiqu&#233; fin 2001 que la distinction entre activit&#233; &#233;conomique et activit&#233; non &#233;conomique &#233;tait, de fait, sans pertinence. C'est donc l'ensemble des services publics, notamment l'&#233;ducation, la sant&#233; et les services publics locaux, qui pourraient rentrer dans le champ d'application de cette directive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les soins de sant&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; n'est pas exclue en tant que telle du principe du pays d'origine. Certes, ce principe ne s'appliquera pas pour les exigences li&#233;es &#224; &#171; la protection de la sant&#233; publique &#187;. Cela signifie par exemple que la r&#233;glementation fran&#231;aise sur l'amiante s'appliquera &#224; tous les prestataires de services quel que soit leur pays d'origine. De plus, &#171; &#224; titre exceptionnel &#187;, un Etat pourra prendre des mesures &#224; l'encontre d'un op&#233;rateur de sant&#233;. Mais, comme le pr&#233;cise le projet de directive, il s'agit l&#224; de mesures individuelles, c'est-&#224;-dire concernant tel ou tel prestataire, et non pas d'obligations g&#233;n&#233;rales de politiques de sant&#233; s'appliquant &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de la directive impose la suppression d'un nombre consid&#233;rable de mesures qui sont pourtant &#224; la base de la r&#233;gulation des syst&#232;mes de soins dans la plupart des pays de l'Union. Ainsi, concernant les pharmacies, il deviendrait impossible pour un Etat d'imposer des normes d'implantation en fonction de la population. De m&#234;me, il ne serait plus possible d'imposer &#224; un prestataire venant d'un autre pays de l'Union des normes d'encadrement ou d'&#233;quipement dans les &#233;tablissements de sant&#233; ainsi que des normes de qualit&#233; et de soins. Il deviendrait, de plus, impossible d'imposer &#224; un op&#233;rateur de sant&#233; des tarifs obligatoires, ce qui revient &#224; miner le syst&#232;me de remboursement de soins mis en place par l'assurance-maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le voit, il s'agit d'une remise en cause frontale de toute possibilit&#233; de mener r&#233;ellement des politiques publiques en mati&#232;re de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le droit du travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de directive n'exclut pas explicitement les r&#233;glementations nationales en mati&#232;re de droit du travail du principe du pays d'origine. Une possibilit&#233; juridique existe donc pour que puisse s'engager un d&#233;mant&#232;lement&lt;br class='autobr' /&gt;
du droit du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, une directive (96/71/EC) de 1996 sur le d&#233;tachement des travailleurs, qui pr&#233;voit un socle de garanties sociales minimales, n'est pas concern&#233;e par ce principe de m&#234;me que le r&#232;glement (1408/71) de 1971 de coordination des r&#233;gimes de s&#233;curit&#233; sociale qui indique que &#171; les personnes&lt;br class='autobr' /&gt;
qui r&#233;sident sur le territoire de l'un des Etats membres sont soumises aux obligations et sont admises au b&#233;n&#233;fice de la l&#233;gislation de tout Etat membre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte ne change pas les r&#232;gles formelles qui s'appliquent actuellement en mati&#232;re de droit du travail et de protection sociale aux travailleurs d&#233;tach&#233;s dans le cadre d'une prestation de service transfrontali&#232;re. En&lt;br class='autobr' /&gt;
clair, cette directive n'autorisera pas encore France T&#233;l&#233;com &#224; faire venir des travailleurs portugais avec un salaire portugais comme elle vient de le faire ill&#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, cela ne doit pas nous rassurer pour autant. Le recours aux travailleurs d&#233;tach&#233;s est d&#233;j&#224; en pratique un moyen de contourner les r&#232;gles sociales et d&#233;faire ainsi pression sur les normes d'emploi du pays o&#249; s'exerce l'activit&#233;. C'est le cas non seulement parce que les possibilit&#233;s concr&#232;tes de contr&#244;le sont r&#233;duites, mais aussi parce que la protection de ces salari&#233;s diff&#232;re tr&#232;s sensiblement de celles des autres salari&#233;s. Seuls le salaire minimum et la dur&#233;e de travail maximum leur sont applicables et non pas les conventions collectives ni m&#234;me les autres dispositions issues du code du travail. Mais surtout la capacit&#233; de r&#233;sistance des salari&#233;s d&#233;tach&#233;s est bien moindre que celle des autres salari&#233;s car ils sont&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;pendants de l'entreprise qui les emploie en mati&#232;re de droit de s&#233;jour. Les salari&#233;s d&#233;tach&#233;s se trouvent ainsi dans une position de subordination accrue vis-&#224;-vis de leur employeur qui a ainsi toute libert&#233; pour ne pas&lt;br class='autobr' /&gt;
respecter ses obligations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette situation, le projet de directive aggrave encore les risques de dumping social en rendant encore plus illusoire les possibilit&#233;s de contr&#244;le des normes sociales et donc encore plus facile leur contournement par les&lt;br class='autobr' /&gt;
entreprises. Le projet de directive pr&#233;voit en effet un all&#233;gement des contraintes des entreprises en mati&#232;re de d&#233;tachement. Elle pr&#233;voit de supprimer &#171; les r&#232;gles tatillonnes &#187; et &#171; les formalit&#233;s administratives &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
remplir avant que les entreprises puissent d&#233;tacher des travailleurs &#187;. Bref le contr&#244;le des pratiques sociales des entreprises &#233;tait faible, il deviendrait inexistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un AGCS europ&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut qu'&#234;tre frapp&#233; par la ressemblance entre l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) qui se n&#233;gocie &#224; l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) et ce projet de directive : m&#234;me objectif, la lib&#233;ralisation&lt;br class='autobr' /&gt;
compl&#232;te des services ; m&#234;me d&#233;finition des modes de fourniture des services dont la d&#233;finition est extr&#234;mement large ; m&#234;me m&#233;thode, celle des petits pas qui m&#232;ne &#224; des transformations en profondeur ; m&#234;me discours rassurant&lt;br class='autobr' /&gt;
visant &#224; pr&#233;senter les mesures envisag&#233;es comme de simples mesures techniques de bon sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de directive vise donc &#224; donner un coup d'acc&#233;l&#233;rateur &#224; la mise en place de l'AGCS et &#224; contourner les obstacles que les mobilisations citoyennes avaient r&#233;ussis &#224; dresser contre ce processus. Ainsi, la sant&#233;, l'&#233;ducation, la culture et l'audiovisuel &#233;taient th&#233;oriquement &#171; hors AGCS &#187;. Ces secteurs tombent maintenant dans le champ d'application du projet de directive qui aura donc des effets directs sur la n&#233;gociation AGCS, ce que&lt;br class='autobr' /&gt;
confirme d'ailleurs l'expos&#233; des motifs qui indique que ce projet vise &#224; &#171; renforcer la position de n&#233;gociation &#187; de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pris l&#224; que quelques exemples tir&#233;s de ce projet de texte qui contient toute une foule de dispositions qui ont toutes pour objectif de d&#233;manteler les r&#233;glementations que les Etats ont d&#251; mettre en place, sous la pression de leurs citoyens, pour limiter le pouvoir du capital et r&#233;guler un tant soit peu l'&#233;conomie en fonction de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Si elle &#233;tait adopt&#233;e par le Conseil des ministres et le Parlement europ&#233;en, elle constituerait un recul consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement altermondialiste, dans toutes ses composantes syndicales et associatives, est devant un d&#233;fi majeur. Le Forum social europ&#233;en (FSE) de Londres a permis que se tienne un s&#233;minaire sur cette question et la d&#233;cision de lancer une campagne europ&#233;enne y a &#233;t&#233; prise. Ce point sera d'autre part &#224; l'ordre du jour de la r&#233;union des Attac d'Europe d&#233;but d&#233;cembre. Il s'agit maintenant, face &#224; une Commission ultralib&#233;rale, d'agir concr&#232;tement afin de construire les rapports de force n&#233;cessaire. Le rejet&lt;br class='autobr' /&gt;
de la directive Bolkestein sera un des mots d'ordre de la manifestation europ&#233;enne du 19 mars &#224; Bruxelles d&#233;cid&#233;e lors du FSE. Mais d'autres initiatives seront absolument n&#233;cessaires avant cette date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pierre Khalfa, membre du Conseil scientifique d'Attac.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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