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	<title>attac-loiret</title>
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		<title>attac-loiret</title>
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		<title>NUCL&#201;AIRE : La fin d'un Mythe !</title>
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		<dc:date>2018-12-22T11:08:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cin&#233;-conf&#233;rence &#034;Nucl&#233;aire la fin d'un mythe&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Samedi 12 janvier 2019, &#224; 15h30, au cin&#233;ma Les Carmes &#224; Orl&#233;ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
Projection du Film &#034;Nucl&#233;aire Danger imm&#233;diat&#034; suivi d'une conf&#233;rence-d&#233;bat sur le risque nucl&#233;aire et le silence complice pour minimiser les accidents survenus . &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec Thierry GADAULT : journaliste, co-auteur du film et auteur du livre Nucl&#233;aire danger imm&#233;diat.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;Energie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cin&#233;-conf&#233;rence &#034;Nucl&#233;aire la fin d'un mythe&#034;.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Samedi 12 janvier 2019, &#224; 15h30, au cin&#233;ma &lt;a href=&#034;https://www.openstreetmap.org/node/817900211#map=19/47.90151/1.90100&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Carmes&lt;/a&gt; &#224; Orl&#233;ans.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1930 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://attac45.site.attac.org/IMG/jpg/flyer-nucleaire-fin-d_un-mythe.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://attac45.site.attac.org/local/cache-vignettes/L500xH705/flyer-nucleaire-fin-d_un-mythe-1f7f2.jpg?1729804153' width='500' height='705' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Projection du Film &#034;Nucl&#233;aire Danger imm&#233;diat&#034; suivi d'une conf&#233;rence-d&#233;bat sur le risque nucl&#233;aire et le silence complice pour minimiser les accidents survenus .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Thierry GADAULT : journaliste, co-auteur du film et auteur du livre Nucl&#233;aire danger imm&#233;diat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Mariage GdF-Suez : &#171; extr&#234;mement attractif pour les actionnaires &#187;, par Jacques Cossart (automne 2007)</title>
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		<dc:date>2007-11-13T23:09:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Jacques Cossart est secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Conseil scientifique, membre du Conseil d'administration d'Attac France &lt;br class='autobr' /&gt; Par un communiqu&#233; du 3 septembre 2007, les pr&#233;sidents de Gaz de France et de Suez annoncent la cr&#233;ation d'un nouveau groupe &#171; GDF-Suez &#187;. Les conseils d'administration des deux compagnies ont d&#233;clar&#233; le dimanche 2 septembre &#171; la cr&#233;ation d'un groupe leader des secteurs du gaz et de l'&#233;lectricit&#233;, de dimension mondiale et &#224; fort ancrage franco-belge &#187;. Cette d&#233;cision, qui ob&#233;it...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;Energie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jacques Cossart est secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Conseil scientifique, membre du Conseil d'administration d'Attac France&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par un communiqu&#233; du 3 septembre 2007, les pr&#233;sidents de Gaz de France et de Suez annoncent la cr&#233;ation d'un nouveau groupe &#171; GDF-Suez &#187;. Les conseils d'administration des deux compagnies ont d&#233;clar&#233; le dimanche 2 septembre &#171; la cr&#233;ation d'un groupe leader des secteurs du gaz et de l'&#233;lectricit&#233;, de dimension mondiale et &#224; fort ancrage franco-belge &#187;. Cette d&#233;cision, qui ob&#233;it aux canons du capitalisme financiaris&#233;, est le r&#233;sultat de tractations qui durent depuis bient&#244;t deux ans, au cours desquelles les &#171; investisseurs &#187; ont tent&#233; de r&#233;soudre les contradictions habituelles entre propri&#233;taires du capital. Gageons d'ailleurs que cette lutte n'est pas achev&#233;e et que, en particulier, la propri&#233;t&#233; de Suez Environnement n'est sans doute pas d&#233;finitive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, 213 000 salari&#233;s ont appris qu'ils allaient d&#233;sormais d&#233;pendre d'une m&#234;me entit&#233; juridique. Bien entendu, ils n'ont pas &#233;t&#233; consult&#233;s. Ce sont les propri&#233;taires de Suez et de GDF (fonds propres GDF, 16 milliards &#8364; et 32 milliards &#8364; pour Suez) qui ont d&#233;cid&#233; avec le soutien actif, semble-t-il, du pr&#233;sident de la R&#233;publique. A cet &#233;gard, il n'est pas neutre de rappeler qu'en face de 48 milliards de fonds propres enregistr&#233;s dans les comptes de ces soci&#233;t&#233;s au 31 d&#233;cembre 2006, la bourse, elle donne une &#171; capitalisation &#187; de pr&#232;s du double. C'est, &#233;videmment sur la base de ce dernier chiffre que s'op&#232;rent les ventes d'actions. Les anciennes arguties relatives au &#171; patriotisme &#233;conomique &#187;, outre leur totale inanit&#233; th&#233;orique, ne visent qu'&#224; permettre l'appropriation par des propri&#233;taires priv&#233;s de ce qui a &#233;t&#233; b&#226;ti en une soixantaine d'ann&#233;es par les salari&#233;s et les citoyens, m&#234;me s'il ne s'agit pas d'embellir cette p&#233;riode faite, aussi, de luttes acharn&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;clarations tonitruantes ayant trait &#224; la cr&#233;ation du troisi&#232;me g&#233;ant europ&#233;en, derri&#232;re le Russe Gazprom et le Fran&#231;ais EDF n'abusent que ceux qui veulent bien l'&#234;tre, en particulier les commentateurs habituels de la plupart des organes de presse. S'il s'agit d'une d&#233;cision de premi&#232;re importance pour le devenir fran&#231;ais et europ&#233;en, comment donc expliquer que les citoyens n'aient strictement rien &#224; dire ? On comprend d'ailleurs parfaitement cette &#171; discr&#233;tion &#187; d&#233;mocratique. Comment, par exemple au regard m&#234;me des crit&#232;res que l'on pr&#233;tend intangibles, convaincre les citoyens fran&#231;ais que le groupe ainsi cr&#233;&#233; (71 milliards de chiffres d'affaires) est plus pertinent que ne l'aurait &#233;t&#233; le groupe EDF-GDF (80 milliards) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inform&#233;s, les citoyens fran&#231;ais, et sans doute europ&#233;ens, n'auraient vu dans cette affaire que les palinodies habituelles ayant pour seul but d'augmenter les capitalisations boursi&#232;res et les dividendes vers&#233;s. D'ailleurs avec une distribution de profits de quelque 1,5 milliards en 2006, en augmentation de pr&#232;s de 50 % par rapport aux distributions de 2004, les actionnaires de Suez ont tout lieu de se montrer parfaitement satisfaits. Davantage que le 1,1 milliard qu'a vers&#233; Suez au titre de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y aurait-il donc aucune logique industrielle &#224; cette op&#233;ration ? De nombreux &#171; experts &#187; nous affirment que si. Comme l'indiquait, beno&#238;tement, le directeur g&#233;n&#233;ral de Suez Environnement -l'h&#233;riti&#232;res de la c&#233;l&#232;bre Lyonnaise des eaux- &#171; les compteurs d'eau et de gaz sont au m&#234;me endroit, et nos 116 000 kilom&#232;tres de r&#233;seaux de tuyau d'eau potable circulent dans le sol aux c&#244;t&#233;s de ceux de GDF. Les deux entreprises ont les m&#234;mes risques &#224; g&#233;rer, les m&#234;mes besoins de connaissance du sous-sol et les m&#234;mes probl&#233;matiques d'envoi de facturation &#187;. Certes, mais alors pourquoi ce qui vaudrait pour une compagnie priv&#233;e, Suez, ne vaudrait-il plus pour une compagnie publique EDF ? Comment peut-on, avec une telle morgue, avancer pareil argument alors que pendant des mois et des mois on nous a r&#233;p&#233;t&#233; tout le bien qu'il fallait penser de la s&#233;paration desdits r&#233;seaux pour - &#224; tout prix au sens propre comme au figur&#233; - faire &#233;clater l'ensemble EDF-GDF ? Qui donc oserait pr&#233;tendre, de bonne foi bien entendu, que ces &#171; rationalisations &#187;, n'entra&#238;neront pas de suppressions de postes ? Et les salari&#233;s ne seraient pas concern&#233;s ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, nous r&#233;torque-t-on, mezzo voce il est vrai tant l'argument est risible, ce sera tout b&#233;n&#233;fice pour le consommateur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, argument d&#233;cisif, il convient, nous dit-on, d'&#234;tre capable de faire face &#224; la comp&#233;tition europ&#233;enne et mondiale en construisant une Europe de l'&#233;nergie. Comment, dans la logique m&#234;me de la r&#233;gulation de l'&#233;conomie de l'&#233;nergie par les seuls march&#233;s qui vient de faire un pas suppl&#233;mentaire au 1er juillet 2007 avec la d&#233;r&#233;gulation du march&#233; &#233;lectrique, ne pas relever les incoh&#233;rences d'une telle pr&#233;tention ? En effet les capacit&#233;s de distribution, de stockage et de transport du nouveau groupe ne seront gu&#232;re accrues au regard de ses concurrents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, beaucoup plus grave, cette d&#233;cision s'inscrit dans un processus aggrav&#233; de comp&#233;tition alors que notre monde, particuli&#232;rement en mati&#232;re d'&#233;nergie, a un besoin urgent de coop&#233;ration. L'Europe, Russie comprise, a tout &#224; gagner d'une vaste coop&#233;ration entre les diff&#233;rents pays du continent et du Maghreb, par exemple. Une telle fusion n'est en rien un d&#233;but de solution &#224; la d&#233;gradation environnementale galopante, notamment climatique, dont, pourtant, on nous dit que c'est l&#224; l'enjeu vital du 21&#232;me si&#232;cle. L'&#233;nergie est, en effet, un bien public et doit donc &#234;tre trait&#233;e comme telle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs les actionnaires, eux, ne s'y trompent pas ! Le PDG de Suez, G&#233;rard Mestrallet d&#233;clare que ce processus est &#171; extr&#234;mement attractif pour les actionnaires &#187;. Ce n'est, en rien, ajoute-t-il en substance, une nationalisation du groupe Suez ! Dont acte. En revanche, on peut affirmer qu'il s'agit bien d'une privatisation de GDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Montreuil, le 6 septembre 2007&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dossier &#034;lib&#233;ralisation d'EDF&#034; (&#233;t&#233; 2007)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article330</link>
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		<dc:date>2007-08-30T08:56:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;1/ &#034;L'&#233;lectricit&#233; doit &#234;tre un vrai service public !&#034; - communiqu&#233; d'Attac 45. &lt;br class='autobr' /&gt; 2/ &#034;Une spoliation &#224; venir de la collectivit&#233; nationale&#034;, par des cadres dirigeants d'EDF. &lt;br class='autobr' /&gt;
3/ &#034;EDF : d&#233;sinformation sur toute la ligne&#034;, par Christiane Marty. &lt;br class='autobr' /&gt;
4/ &#034;Questions/r&#233;ponses et conseils&#034;, par Que Choisir. &lt;br class='autobr' /&gt;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%% &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;lectricit&#233; doit &#234;tre un vrai service public ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Communiqu&#233; d'Attac 45, juin 2007 &lt;br class='autobr' /&gt;
Attac affirme son opposition &#224; la lib&#233;ralisation du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233;,...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;Energie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;1/ &#034;L'&#233;lectricit&#233; doit &#234;tre un vrai service public !&#034; - communiqu&#233; d'Attac 45.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2/ &#034;Une spoliation &#224; venir de la collectivit&#233; nationale&#034;, par des cadres dirigeants d'EDF.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3/ &#034;EDF : d&#233;sinformation sur toute la ligne&#034;, par Christiane Marty.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4/ &#034;Questions/r&#233;ponses et conseils&#034;, par Que Choisir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;lectricit&#233; doit &#234;tre un vrai service public !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; d'Attac 45, juin 2007&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac affirme son opposition &#224; la lib&#233;ralisation du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233;, qui va provoquer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une augmentation consid&#233;rable des tarifs afin de satisfaire aux exigences de profit des actionnaires priv&#233;s (voir les +39 % en Espagne, +49 % en Allemagne, +67 % en Finlande, +77 % en Su&#232;de, +81 % au Royaume-Uni, +92 % au Danemark. En France, pour les entreprises qui ont +76 % pour les entreprises qui ont chang&#233; de contrat) ; ainsi que la disparition programm&#233;e du tarif r&#233;gul&#233; et de la p&#233;r&#233;quation tarifaire qui permet l'&#233;galit&#233; de traitement entre les usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des dysfonctionnements dus &#224; la fragmentation des activit&#233;s, des responsabilit&#233;s et des int&#233;r&#234;ts entre plusieurs partenaires centr&#233;s sur leur volont&#233; de rentabilit&#233; (voir les sous-investissements chroniques dans les moyens de production et le r&#233;seau ; les pannes et coupures de courant en Californie, Grande-Bretagne, Italie, Espagne et en novembre 2006, la coupure en cascade qui a touch&#233; plus de 10 millions de foyers europ&#233;ens).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac pr&#244;ne la cr&#233;ation d'un service public de l'&#233;nergie en Europe et en France (qui passe par l'abrogation des directives europ&#233;ennes instaurent le march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; et du gaz). Celui-ci doit permettre un droit effectif &#224; l'&#233;nergie pour tous, et doit s'appuyer sur des &#233;conomies d'&#233;nergie, sur la d&#233;finition et le contr&#244;le citoyen de la politique &#233;nerg&#233;tique sur des choix de modes de production diversifi&#233;s qui int&#232;grent les cons&#233;quences sociales et environnementales sur l'effort de recherche dans la ma&#238;trise de l'&#233;nergie et la production du futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une spoliation &#224; venir de la collectivit&#233; nationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par des cadres dirigeants d'EDF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Electricit&#233; de France appartient &#224; la Nation. EDF a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1946 comme entreprise publique, &#224; l'issue d'un processus de nationalisation du secteur &#233;lectrique de notre pays, inscrit dans le programme du Conseil National de la R&#233;sistance, mis en place par la volont&#233; conjointe de Jean Moulin et du g&#233;n&#233;ral de Gaulle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus venait sanctionner des d&#233;cennies de crises et de faillite des &#034;trusts &#233;lectriques&#034;, &#233;pith&#232;te utilis&#233; quasi unanimement avant-guerre pour d&#233;signer l'oligopole fran&#231;ais des grands &#233;lectriciens. Concentrations, co&#251;ts &#233;lev&#233;s, abus de positions dominantes en mati&#232;re de tarifs aux usagers ainsi qu'&#224; une partie de l'industrie (notamment les PMI) ou aux collectivit&#233;s locales distributrices, sous-&#233;quipement en moyens de production et de transport, incapacit&#233; &#224; mener un programme hydro-&#233;lectrique ambitieux et restrictions de l'offre en tous domaines, tel &#233;tait l'&#233;tat du secteur avant-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1946, le choix a &#233;t&#233; fait explicitement de la nationalisation de l'&#233;lectricit&#233; en &#233;cartant l'&#233;tatisation. C'&#233;tait un choix lourd de cons&#233;quences &#224; bien des &#233;gards, qui s'est traduit notamment par le tripartisme du Conseil d'Administration (repr&#233;sentants de l'Etat, des usagers, du personnel) et, plus tard, par un cadre de r&#233;gulation pluriannuel (les contrats Etat-EDF) fixant les engagements de performances au service de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et des usagers. Les collectivit&#233;s locales, repr&#233;sentantes &#233;galement des usagers-citoyens, avaient &#233;t&#233;, avec le personnel, &#224; l'origine de la revendication de nationalisation : autorit&#233;s conc&#233;dantes de la distribution de l'&#233;lectricit&#233; : elles ont jou&#233; un r&#244;le important pour EDF depuis 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans l'affirmation &#034;EDF appartient &#224; la Nation&#034; se sont trouv&#233;s directement concern&#233;s non seulement l'Etat, mais &#233;galement les collectivit&#233;s locales, les usagers et le personnel. Ce sentiment a &#233;t&#233; renforc&#233; par le fait que, depuis des d&#233;cennies, l'Etat n'a plus apport&#233; de contribution financi&#232;re &#224; l'entreprise en capital, comme il aurait pu le faire en bon propri&#233;taire. Les investissements, parfois tr&#232;s lourds comme le programme nucl&#233;aire et celui de r&#233;seau grand transport, ont &#233;t&#233; financ&#233;s par l'autofinancement et les obligations (emprunts EDF), dont les charges ont toujours &#233;t&#233; support&#233;es par les tarifs pay&#233;s par les usagers. D&#233;s lors s'est constamment trouv&#233; confirm&#233;e, et renforc&#233;e, l'id&#233;e qu'EDF, en particulier ses actifs, tels que les centrales de production ou le r&#233;seau de transport, n'appartiennent pas &#224; l'Etat mais aux usagers-citoyens, ce qui contribue ainsi &#224; garantir la qualit&#233; et l'efficacit&#233; du service public de l'&#233;lectricit&#233; au service de ces usagers. Dans ce domaine, il est possible d'avancer, sans exc&#232;s, qu'EDF n'a pas d&#233;m&#233;rit&#233; depuis 1946 et que, malgr&#233; des points noirs qui doivent &#234;tre corrig&#233;s, sa r&#233;putation de r&#233;ussite en mati&#232;re de service public, de r&#233;ussite sociale et industrielle, n'est pas usurp&#233;e. Car c'est un fait qu'EDF a assur&#233;, avec un succ&#232;s certain, sa mission de d&#233;veloppement d'un service public de l'&#233;lectricit&#233; de qualit&#233; et de proximit&#233;, offrant des tarifs parmi les plus comp&#233;titifs en Europe, et r&#233;duisant la d&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique d'un des pays, la France, les plus d&#233;munis en ressources &#233;nerg&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec cette histoire pass&#233;e, que les fran&#231;ais entendent dire aujourd'hui que la privatisation d'EDF est d&#233;cid&#233;e par le gouvernement. Pour quelle raison ? Les arguments pr&#233;sent&#233;s varient mais ils n'enl&#232;vent jamais la conviction qui est fond&#233;e sur ce constat : nous, citoyens-usagers, nous sommes propri&#233;taires d'EDF et nous avons pay&#233; ses actifs, les moyens de cette entreprise, en payant nos factures d'&#233;lectricit&#233;, de quel droit, au nom de quoi, au profit de qui, va-t-on nous spolier de ces biens en les vendant en bourse par cette privatisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;gitimes interrogations ! D'autant que rien ne semble arr&#234;ter cette &#034;r&#233;sistible&#034; marche &#224; la privatisation, alors que chacun des maillons de sa justification est profond&#233;ment contestable. Et puis, si on veut vendre EDF, quelle serait d'ailleurs sa valeur ? A l'examen pr&#233;cis de cette question fond&#233;e sur des donn&#233;es financi&#232;res solides, il appara&#238;t qu'EDF a une valeur tr&#232;s &#233;lev&#233;e pour la collectivit&#233; nationale, mais que, en raison des provisions qui devraient &#234;tre faites par une entreprise privatis&#233;e, EDF, telle qu'elle est, ne pourrait &#234;tre achet&#233;e que pour une valeur faible par un investisseur priv&#233;. Devant cette situation, il va donc &#234;tre proc&#233;d&#233; &#224; un transfert &#224; l'Etat de dettes et d'engagements, pour vendre EDF &#224; un prix &#034;soutenable&#034;, (suffisant au regard de l'opinion) et pour garantir, en sus, des profits substantiels aux acqu&#233;reurs priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi se pr&#233;pare une double spoliation : par la d&#233;cision de cette privatisation, d'abord la perte de la propri&#233;t&#233; des usagers-citoyens sur EDF, et, pour la rendre possible, le transfert, ensuite, de charges actuelles et futures &#224; l'Etat ainsi que la r&#233;duction des droits du personnel, des collectivit&#233;s locales, des usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EDF : d&#233;sinformation sur toute la ligne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Christiane Marty, membre du conseil scientifique d'Attac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des attaques r&#233;guli&#232;res contre les soi-disant privil&#232;ges exorbitants des agents EDF se multiplient sans aucune possibilit&#233; de d&#233;menti. On nous dit que le personnel paie l'&#233;lectricit&#233; moins cher et donc la gaspille all&#232;grement, c'est d'ailleurs le seul moment o&#249; on parle de la n&#233;cessit&#233; des &#233;conomies d'&#233;nergie ! On entend que le comit&#233; d'entreprise d'EDF est le plus riche de France et que ce sont les citoyens ordinaires qui par leur facture d'&#233;lectricit&#233; paient pour les vacances du personnel d'EDF, et qui paient aussi pour leur retraite. Ou que la garantie de l'emploi est un privil&#232;ge honteux dans le contexte actuel de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut a minima r&#233;tablir quelques v&#233;rit&#233;s. Il est vrai que les salari&#233;-es d'EDF paient moins cher leur &#233;lectricit&#233;, c'est un &#233;l&#233;ment de leur salaire, de m&#234;me que l'offre de s&#233;jours de vacances &#224; des prix avantageux dans des centres g&#233;r&#233;s par le Comit&#233; d'entreprise. Si le budget du comit&#233; d'entreprise &#233;tait transform&#233; en augmentation de salaire pour le personnel, celle-ci serait environ de 5%. L'avantage que repr&#233;sente le kilowattheure moins cher ne d&#233;passe pas 1500 euros par an pour un grand pavillon. M&#234;me en int&#233;grant ces deux &#233;l&#233;ments de salaire (l'avantage de l'&#233;lectricit&#233; moins ch&#232;re et la r&#233;cup&#233;ration en salaire du budget du CE) le salaire moyen du personnel d'EDF est &#224; qualification &#233;quivalente inf&#233;rieur au salaire moyen dans le secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors combien co&#251;te aux citoyens ordinaires les &#034;extraordinaires privil&#232;ges&#034; des salari&#233;s d'EDF ? L'Etat -donc le contribuable- n'a pas vers&#233; un euro &#224; EDF depuis 22 ans, et c'est au contraire EDF qui chaque ann&#233;e verse &#224; l'Etat une r&#233;mun&#233;ration qui varie selon les ann&#233;es entre 300 millions et 1,3 milliards d'euros. Les pensions des retrait&#233;-es d'EDF sont pay&#233;es par les cotisations patronales et salariales d'EDF, sans contribution ext&#233;rieure. Au final, l'unique canal de pr&#233;l&#232;vement sur les usagers-citoyens se fait &#224; travers leur facture d'&#233;lectricit&#233; et de gaz : or le prix du kilowattheure en France est l'un des moins chers d'Europe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors, si le service public est capable d'offrir aux usagers un kilowattheure tr&#232;s bon march&#233;, s'il est capable non seulement de ne pas absorber des cr&#233;dits publics mais au contraire de r&#233;mun&#233;rer l'Etat, et en m&#234;me temps de donner &#224; ses salari&#233;s des &#034;avantages&#034; consid&#233;rables ainsi que la garantie de l'emploi, c'est que son principe est bien sup&#233;rieur &#224; celui du march&#233;, non ? Plut&#244;t que vouloir remplacer le service public qui a prouv&#233; son efficacit&#233; par le march&#233; de l'&#233;nergie qui a montr&#233; son &#233;chec, ne doit-on pas exiger du gouvernement l'arr&#234;t du processus en cours ? Et exiger la participation d&#233;mocratique &#224; la d&#233;finition de la politique &#233;nerg&#233;tique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci est &#224; mettre en parall&#232;le avec le fait qu'aujourd'hui, EDF &#233;tant devenue une soci&#233;t&#233; anonyme (capital ouvert, pr&#233;sence d'actionnaires), elle se comporte comme les autres &#034;majors &#034; du secteur, visant la rentabilit&#233; : les b&#233;n&#233;fices ont atteint 4.2 milliards d'euros nets en 2006 ! Le chiffre d'affaires consolid&#233; est de 59 milliards d'euros, en augmentation de 15.4 % par rapport &#224; 2005. Les actionnaires (dont l'Etat, bien sur) peuvent &#234;tre satisfaits, ces r&#233;sultats florissants participe &#224; l'appr&#233;ciation de l'action EDF (qui a doubl&#233; en 18 mois).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Questions/r&#233;ponses et conseils&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Que Choisir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(1) Concr&#232;tement, qu'est-ce qui change &#224; partir du 1er juillet 2007 ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir du 1er juillet 2007, le consommateur peut s'approvisionner en gaz et en &#233;lectricit&#233; chez d'autres fournisseurs que chez les fournisseurs historiques EDF et Gaz de France. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le consommateur aura deux possibilit&#233;s : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Soit conserver ses contrats en cours avec EDF et Gaz de France et continuer &#224; b&#233;n&#233;ficier des tarifs r&#233;glement&#233;s. Ce que nous lui conseillons. Ces tarifs, qui sont encadr&#233;s par l'Etat ne seront propos&#233;s que par les fournisseurs historiques.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Soit quitter les tarifs r&#233;glement&#233;s et choisir une offre au prix de march&#233;. Ces offres dont les prix &#233;voluent librement seront propos&#233;es par tous les fournisseurs d'&#233;nergie, y compris EDF et Gaz de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(2) Quelle est la diff&#233;rence entre les tarifs r&#233;glement&#233;s de vente de l'&#233;nergie et les prix de march&#233; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tarifs r&#233;glement&#233;s sont fix&#233;s par les pouvoirs publics, plus pr&#233;cis&#233;ment par le ministre en charge de l'&#233;conomie et de l'&#233;nergie, sur avis de la Commission de R&#233;gulation de l'Energie (CRE). Avant le 1er juillet 2007, si le consommateur utilise d&#233;j&#224; l'&#233;lectricit&#233; et / ou le gaz dans son logement, c'est l'offre dont il dispose, dans tous les cas.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les tarifs r&#233;glement&#233;s garantissent une certaine stabilit&#233; aux consommateurs car leur &#233;volution est contr&#244;l&#233;e. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les tarifs r&#233;glement&#233;s ne peuvent &#234;tre propos&#233;s que par EDF pour l'&#233;lectricit&#233; et Gaz de France pour le gaz. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les prix de march&#233; sont fix&#233;s librement par les fournisseurs et d&#233;termin&#233;s par un contrat. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les prix de march&#233; peuvent fluctuer beaucoup plus rapidement que les tarifs r&#233;glement&#233;s. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les prix de march&#233; sont propos&#233;s par tous les fournisseurs d'&#233;nergie du march&#233; (y compris EDF et Gaz de France) &#224; partir du 1er juillet 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(3) Qu'appelle-t-on l'&#233;ligibilit&#233; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ligibilit&#233; est la possibilit&#233; pour un consommateur de choisir son fournisseur d'&#233;nergie. Ce terme traduit donc la possibilit&#233; pour un consommateur donn&#233;, sur un site d&#233;termin&#233;, de souscrire, s'il le souhaite une offre au prix de march&#233;. L'&#233;ligibilit&#233; est li&#233;e au logement et non au client. Cela signifie que si le consommateur souscrit une offre au prix de march&#233; dans un logement donn&#233;, il ne pourra plus revenir en arri&#232;re et souscrire une offre au tarif r&#233;glement&#233; dans ce logement. C'est que qu'on appelle l'irr&#233;versibilit&#233; de l'&#233;ligibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(4) Si le consommateur souscrit une offre au prix de march&#233;, peut-il revenir en arri&#232;re et b&#233;n&#233;ficier de nouveau des tarifs r&#233;glement&#233;s ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NON. Le fait de souscrire une offre au prix de march&#233; aupr&#232;s de l'op&#233;rateur historique ou chez un autre fournisseur a pour cons&#233;quence l'abandon d&#233;finitif des tarifs r&#233;glement&#233;s pour le site concern&#233;. Le fournisseur d'&#233;nergie aupr&#232;s duquel le consommateur souscrira son contrat est tenu de faire mention de cette irr&#233;versibilit&#233;, mais il peut le faire en termes peu clairs. Les consommateurs doivent &#234;tre vigilants !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour b&#233;n&#233;ficier de nouveau des tarifs r&#233;glement&#233;s, la seule solution qui s'offre au consommateur qui aura fait jouer son &#233;ligibilit&#233;, est : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d'emm&#233;nager dans un logement pour lequel le pr&#233;c&#233;dent occupant n'a pas souscrit d'offre au prix de march&#233; que ce soit pour l'&#233;lectricit&#233; ou pour le gaz,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d'emm&#233;nager dans un logement neuf ouvrant la possibilit&#233; de souscrire, pour l'&#233;lectricit&#233; seulement, un contrat aux tarifs r&#233;glement&#233;s jusqu'en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(11) A partir du 1er juillet, certains fournisseurs (EDF, Gaz de France et Poweo) proposeront aux consommateurs de souscrire une offre unique pour l'&#233;lectricit&#233; et le gaz. Le consommateur a-t-il int&#233;r&#234;t &#224; accepter une offre bi-&#233;nergie ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOUS NE LE CONSEILLONS PAS. En effet m&#234;me si ce type d'offres &#171; coupl&#233;es &#187; (autrement appel&#233;es duales ou bi-&#233;nergie) peut &#234;tre pratique, le choix d'un fournisseur unique pour le gaz et l'&#233;lectricit&#233; suppose automatiquement la renonciation aux tarifs r&#233;glement&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'int&#233;r&#234;t pour le consommateur est d'avoir une seule facture pour l'&#233;lectricit&#233; et pour le gaz et donc un seul interlocuteur, ce qui peut &#234;tre tr&#232;s pratique. Le probl&#232;me est que ce type d'offres ne peut se faire qu'aux prix de march&#233;, soit pour les deux &#233;nergies (&#233;lectricit&#233; et gaz) soit pour au moins l'un des deux (si elle est souscrite chez un fournisseur historique). Le consommateur doit &#234;tre tr&#232;s vigilant car m&#234;me si l'offre coupl&#233;e pour le gaz et l'&#233;lectricit&#233; est propos&#233;e par EDF ou Gaz de France, elle se fera au prix de march&#233; pour l'une des deux &#233;nergies, voire les deux. &lt;br class='autobr' /&gt;
La seule fa&#231;on pour le consommateur de conserver les tarifs r&#233;glement&#233;s pour l'&#233;lectricit&#233; comme pour le gaz est de s'approvisionner respectivement chez EDF (pour l'&#233;lectricit&#233;) et chez Gaz de France (pour le gaz). Cela suppose donc de conserver deux fournisseurs, c'est l'option que nous conseillons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(12) Pourquoi l'UFC-Que Choisir conseille aux consommateurs de conserver les tarifs r&#233;glement&#233;s ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez nos voisins europ&#233;ens comme chez les professionnels, l'ouverture des march&#233;s de l'&#233;nergie s'est traduite par une hausse spectaculaire des prix libres. Le risque de voir grimper les prix de vente de l'&#233;nergie sur le march&#233; d&#233;r&#233;gul&#233; est bien r&#233;el. Or, l'&#233;lectricit&#233; et le gaz sont des d&#233;penses obligatoires pour les m&#233;nages. Toute augmentation aura un impact direct sur le pouvoir d'achat des consommateurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les tarifs r&#233;glement&#233;s sont les seuls &#224; garantir aux consommateurs stabilit&#233; et s&#233;curit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, l'abandon des tarifs r&#233;glement&#233;s est irr&#233;versible. M&#234;me en cas de forte hausse des prix sur le march&#233; libre, les consommateurs domestiques qui souscriront une offre au prix de march&#233; ne pourront pas revenir en arri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(28) Est-ce que la qualit&#233; de l'&#233;nergie que le consommateur ach&#232;te d&#233;pend de son fournisseur ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NON. La qualit&#233; de l'&#233;nergie qui arrive jusqu'&#224; son compteur d&#233;pend des gestionnaires de r&#233;seaux. Elle est la m&#234;me quel que soit le fournisseur d'&#233;nergie. Le transport et la distribution de l'&#233;lectricit&#233; et du gaz restent une activit&#233; g&#233;r&#233;e en monopole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(29) Est-ce que les services d'urgence et de d&#233;pannage (&#233;lectricit&#233; et gaz) varient selon les fournisseurs ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NON. Les services d'urgence et de d&#233;pannage sont toujours assur&#233;s par le gestionnaire du r&#233;seau de distribution, quel que soit le fournisseur d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;(32) Qui sera charg&#233; de relever les compteurs d'&#233;lectricit&#233; et de gaz ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de changement avec l'ouverture des march&#233;s. La rel&#232;ve des compteurs continuera &#224; &#234;tre assur&#233;e par les gestionnaires de r&#233;seaux de distribution d'&#233;lectricit&#233; et de gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.quechoisir.org/Position.jsp;jsessionid=FEB0F2C21E35513FC85A5091C155E33D.tomcat-21?id=Ressources:Positions:A9302EE8D63CA8ACC12572E900441F4C&amp;catcss=ENV401&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'int&#233;gralit&#233; du questionnaire ainsi que l'ensemble du dossier EDF de Que Choisir se trouve ici !&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Non &#224; la privatisation de gaz de France, d&#233;claration du Conseil d'administration d'Attac France (septembre 2006)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article234</link>
		<guid isPermaLink="true">https://attac45.site.attac.org/spip.php?article234</guid>
		<dc:date>2006-11-12T14:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le Conseil d'administration d'Attac-France, r&#233;uni le 09 septembre 2006 se joint &#224; la mobilisation contre le projet de loi organisant, par la fusion avec SUEZ-Electrabel, la privatisation de Gaz de France. La d&#233;cision gouvernementale de fusion est une r&#233;ponse &#224; la reconfiguration brutale par voie d'OPA hostiles du secteur &#233;nerg&#233;tique en Europe, cons&#233;quence de la lib&#233;ralisation de l'&#233;nergie d&#233;cid&#233;e en 2002 au sommet de Barcelone. Elle conduit &#224; laisser au march&#233; la d&#233;cision des choix...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;Energie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Conseil d'administration d'Attac-France, r&#233;uni le 09 septembre 2006 se joint &#224; la mobilisation contre le projet de loi organisant, par la fusion avec SUEZ-Electrabel, la privatisation de Gaz de France. La d&#233;cision gouvernementale de fusion est une r&#233;ponse &#224; la reconfiguration brutale par voie d'OPA hostiles du secteur &#233;nerg&#233;tique en Europe, cons&#233;quence de la lib&#233;ralisation de l'&#233;nergie d&#233;cid&#233;e en 2002 au sommet de Barcelone. Elle conduit &#224; laisser au march&#233; la d&#233;cision des choix &#233;nerg&#233;tiques cruciaux pour r&#233;pondre aux enjeux climatiques et &#224; l'&#233;puisement des &#233;nergies non-renouvelables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'aura pas fallu longtemps pour que la majorit&#233; de droite renie la loi, vot&#233;e en 2004, qui affirmait que la part de l'&#233;tat ne pouvait pas &#234;tre inf&#233;rieure &#224; 70 % du capital de GDF. Dans le capital de la nouvelle soci&#233;t&#233; fusionn&#233;e, la part de l'&#233;tat ne sera plus que de 34,6 %. Il n'y a que les int&#233;gristes lib&#233;raux pour voir dans cette fusion une nationalisation de SUEZ, l'Etat ayant une minorit&#233; de blocage et encore seulement pour quelques d&#233;cisions pr&#233;cises (cessions d'entreprises, acquisitions), les d&#233;cisions au jour le jour &#233;tant prises en fonction de l'int&#233;r&#234;t des actionnaires. Ce que le gouvernement ne dit pas aux citoyens (nes) et au parlement Fran&#231;ais, c'est l'exigence de la commission europ&#233;enne sur le fonctionnement du secteur gazier et le devenir de l'outil public qu'est GDF dans notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce refus de la transparence, sur un sujet aussi important, est inadmissible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la commission europ&#233;enne estime que les tarifs du gaz sont trop bas en France pour que des concurrents puissent entrer sur le march&#233;, faute de rentabilit&#233; : pour satisfaire au principe de la concurrence, il faut donc que ces tarifs augmentent et c'est d'ailleurs pour cela qu'elle s'est prononc&#233;e pour la fin des tarifs r&#233;gul&#233;s et pour la g&#233;n&#233;ralisation des prix du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle soci&#233;t&#233; fusionn&#233;e deviendrait de fait un concurrent pour une autre grande entreprise publique, EDF. Pour faire face, EDF, qui aura besoin de capitaux, sera pouss&#233;e &#224; la privatisation. Dans ce contexte, aucun d&#233;bat public, assurant la transparence des choix &#233;nerg&#233;tiques exig&#233;e aujourd'hui par les citoyens, ne sera possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme lors du rachat du groupe Electrabel par SUEZ, des pertes d'emploi auront lieu. Quel avenir pour les salari&#233;s des deux soci&#233;t&#233;s &#233;nerg&#233;tiques ELYO (SUEZ) et COFATHEC (GDF) qui risquent de faire double emploi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en compte conjointe des contraintes &#233;cologiques et des exigences sociales en mati&#232;re d'&#233;nergie doit permettre de promouvoir &#224; la fois une politique volontariste et d&#233;centralis&#233;e de recherche et mise en application des &#233;nergies renouvelables pour lutter contre les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre et pour assurer la reconversion &#233;nerg&#233;tique, et une politique permettant le droit d'acc&#232;s pour tous &#224; l'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'ouverture au march&#233; de l'&#233;nergie s'inscrit dans la construction europ&#233;enne d'un march&#233; de l'&#233;nergie, contradictoire avec la mise en oeuvre d'une transition &#233;nerg&#233;tique et avec la n&#233;cessit&#233; d'investissements &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac France demande &#224; tous les candidats aux futures &#233;lections, pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives de s'engager d&#232;s maintenant &#224; lancer un d&#233;bat public sur les questions &#233;nerg&#233;tiques, associant les citoyen(ne)s dans la perspective de reconstruire un grand service public de l'&#233;nergie. Pour cela un bilan des choix pr&#233;c&#233;dents d'EDF et de GDF, aussi bien en mati&#232;re de choix &#233;nerg&#233;tiques que de strat&#233;gies industrielles et financi&#232;res en France, en Europe et dans les pays du sud, devrait accompagner la n&#233;cessaire renationalisation d'EDF et de GDF, condition n&#233;cessaire pour que les choix en mati&#232;res &#233;nerg&#233;tiques puissent &#234;tre d&#233;battus par les citoyens et d&#233;cid&#233;s d&#233;mocratiquement. En pr&#233;alable, la France doit retirer sa signature des accords de Barcelone et exiger une nouvelle n&#233;gociation europ&#233;enne afin que le secteur de l'&#233;nergie &#233;chappe au droit de la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac France s'associe &#224; l'appel lanc&#233; par toutes les f&#233;d&#233;rations syndicales des industries &#233;lectriques et gazi&#232;res &#224; se rassembler lors des manifestations r&#233;gionales du 12 septembre, et &#224; &#233;largir la mobilisation &#224; tous les citoyens, au c&#244;t&#233; des personnels en gr&#232;ve. Ne laissons pas le gouvernement livrer Gaz de France &#224; la finance et &#224; quelques gros actionnaires. Ne laissons pas quelques groupes de pression, publics ou priv&#233;s, arbitrer les choix &#233;nerg&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Montreuil,&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 9 septembre 2006&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>N'achetez pas d'actions EDF ! par Jacques Nikonoff (novembre 2005)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article233</link>
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		<dc:date>2006-01-12T14:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



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&lt;p&gt;(initialement publi&#233; dans l'Humanit&#233; du 18 novembre 2005) &lt;br class='autobr' /&gt; Le placement des actions EDF est en cours depuis le 28 octobre, la cotation devant avoir lieu le 21 novembre au plus tard. Une des ambitions des privatiseurs, messieurs de Villepin, Breton et Gadonneix, est de placer 15 % des actions parmi les petits actionnaires, dont 50 % aupr&#232;s des salari&#233;s et anciens salari&#233;s d'EDF. Qu'il s'agisse d'EDF ou de toute autre entreprise, il ne faut jamais acheter d'actions cot&#233;es en Bourse ! &lt;br class='autobr' /&gt;
1. Les...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;Energie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;(initialement publi&#233; dans l'Humanit&#233; du 18 novembre 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le placement des actions EDF est en cours depuis le 28 octobre, la cotation devant avoir lieu le 21 novembre au plus tard. Une des ambitions des privatiseurs, messieurs de Villepin, Breton et Gadonneix, est de placer 15 % des actions parmi les petits actionnaires, dont 50 % aupr&#232;s des salari&#233;s et anciens salari&#233;s d'EDF. Qu'il s'agisse d'EDF ou de toute autre entreprise, il ne faut jamais acheter d'actions cot&#233;es en Bourse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Les privatisations ne tiennent pas leurs promesses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles devaient permettre le d&#233;veloppement des pays pauvres, assurer la transition vers l'&#233;conomie de march&#233; des pays de l'ancienne zone sovi&#233;tique et la prosp&#233;rit&#233; &#233;ternelle des pays de l'OCDE. Elles devaient r&#233;pondre &#224; l'incapacit&#233; suppos&#233;e des &#201;tats &#224; g&#233;rer des infrastructures comme l'&#233;lectricit&#233;, le gaz, les t&#233;l&#233;communications, l'eau, les routes, les chemins de fer, les ports et a&#233;roports... Elles devaient, dans les pays pauvres, drainer des capitaux &#233;trangers permettant de pallier le manque d'&#233;pargne locale et servir &#224; r&#233;aliser les investissements utiles au d&#233;veloppement tout en desserrant les contraintes de l'endettement de ces &#201;tats. Partout elles devaient am&#233;liorer les performances des entreprises concern&#233;es et leur mode de gestion, baisser les prix et am&#233;liorer les services, intensifier la concurrence en brisant les monopoles et d&#233;velopper les march&#233;s de capitaux, particuli&#232;rement celui des actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, aucun de ces objectifs n'a &#233;t&#233; tenu. Par exemple aux &#201;tats-Unis, dans les dix-huit &#201;tats qui ont d&#233;r&#233;glement&#233; l'&#233;lectricit&#233;, la concurrence reste largement un mythe et les prix ont eu tendance &#224; monter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Les privatisations contribuent &#224; financiariser l'&#233;conomie mondiale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'entreprises privatis&#233;es sont devenues des firmes multinationales (FMN) agissant d&#233;sormais comme des op&#233;rateurs essentiels des march&#233;s financiers internationaux. Elles sont d&#233;tenues majoritairement par les investisseurs institutionnels anglo-saxons (Hedge Funds, Pension Funds, Mutual Funds) qui ach&#232;tent la majorit&#233; des actions &#233;mises. Les plus puissants d'entre eux, les fonds de pension am&#233;ricains (80 % de l'actif mondial des fonds de pension), d&#233;tenaient 57 % des actions, en 1994, dans les 1 000 plus grandes entreprises am&#233;ricaines, contre 46 % en 1987.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les march&#233;s financiers, via les investisseurs institutionnels, prennent le pouvoir dans les grandes entreprises, notamment en France o&#249; ces derni&#232;res connaissent une mutation totale de leur mode de d&#233;tention et de gestion des capitaux qui modifie la nature m&#234;me de l'entreprise. Ce changement s'apparente &#171; &#224; une v&#233;ritable r&#233;volution, impuls&#233;e de l'ext&#233;rieur par l'entremise des grands gestionnaires de fonds de pension am&#233;ricains. La p&#233;n&#233;tration des normes anglo-saxonnes est aujourd'hui impressionnante et totale. Cette infiltration est attest&#233;e par la pr&#233;sence, actuellement massive, des investisseurs am&#233;ricains dans le capital des entreprises fran&#231;aises &#187; [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation fait subir &#224; l'entreprise un changement radical qui consiste &#224; rendre secondaire la production relativement &#224; la valeur boursi&#232;re. Tout ce qui peut g&#234;ner l'obtention de la &#171; maximisation &#187; de la valeur boursi&#232;re est externalis&#233; de l'entreprise afin de transf&#233;rer les risques vers les salari&#233;s, les retrait&#233;s, l'&#201;tat, les collectivit&#233;s locales, les sous-traitants, les clients. Au-del&#224; de l'entreprise, c'est toute l'&#233;conomie qui se voit r&#233;orient&#233;e autour des objectifs des investisseurs institutionnels. L'entreprise se transforme en pr&#233;texte et en abstraction dont les membres et l'activit&#233; r&#233;elle ne comptent plus. Cette mode pousse &#224; n'assurer la croissance strat&#233;gique et les &#233;volutions technologiques ou commerciales que par le rachat continuel de petites soci&#233;t&#233;s plus innovatrices, ce qui ne fait que d&#233;stabiliser et faire dispara&#238;tre les PME .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;volution n'a rien de naturel ni de fatal et ne pr&#233;sente aucune n&#233;cessit&#233; &#233;conomique, bien au contraire. Par exemple, entre 1962 et 1978, la Bourse de Paris a connu seize ann&#233;es de marasme sans que cela n'ait affect&#233; en quoi que soit la croissance &#233;conomique fran&#231;aise. Pendant cette p&#233;riode le PIB en volume a doubl&#233; alors que l'indice boursier a connu une baisse de 75 % en francs constants. C'est la raison pour laquelle le poids de la Bourse dans les &#233;conomies doit d&#233;cro&#238;tre et que tout achat d'actions est une mauvaise action !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Les privatisations spolient la nation et abusent les petits actionnaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En privatisant ainsi, les gouvernements successifs ont livr&#233; les grandes entreprises fran&#231;aises cot&#233;es aux investisseurs &#233;trangers. De 12,3 % des actions fran&#231;aises cot&#233;es en 1986, l'encours d&#233;tenu par les non-r&#233;sidents a &#233;t&#233; port&#233; &#224; 35 % de la capitalisation boursi&#232;re fran&#231;aise en 1998. Nous en sommes aujourd'hui &#224; 43 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre effet a &#233;t&#233; la sous-&#233;valuation du prix des actions lors de leur mise sur le march&#233;, une d&#233;cote ayant &#233;t&#233; consentie par l'&#201;tat afin de garantir le succ&#232;s des placements. Ces &#171; valeurs unitaires faibles ne sont pas le fruit du hasard mais celui de la volont&#233; d&#233;termin&#233;e du gouvernement de favoriser l'actionnariat populaire &#187; [2]. Les salari&#233;s ont ainsi b&#233;n&#233;fici&#233; de conditions d'achat pr&#233;f&#233;rentielles. Mais &#171; toutes les privatisations n'ont pas eu une vie boursi&#232;re excellente et beaucoup de gens ont fait des allers-retours et revendu imm&#233;diatement les titres achet&#233;s, se contentant d'une plus-value souvent modeste &#187; [3]. Alors que la part des &#233;missions r&#233;serv&#233;e aux investisseurs institutionnels a &#233;t&#233; &#171; achet&#233;e plusieurs fois &#187; (39 fois pour Paribas, 15 fois pour Renault, 14 fois pour la BNP, 13 fois pour Rh&#244;ne-Poulenc...), on est en droit de se demander si cette sous-&#233;valuation volontaire du prix des actions lors des &#233;missions relevait d'une gestion prudente des deniers publics, car elle s'est traduite par des manques &#224; gagner consid&#233;rables pour l'&#201;tat. L'exemple de Gaz de France est embl&#233;matique puisque le premier jour de cotation le titre faisait + 22,84 % : l'&#201;tat venait de brader l'entreprise. La cr&#233;ation d'une commission d'enqu&#234;te parlementaire demeure indispensable pour mettre au jour les m&#233;canismes de fixation du prix des actions des entreprises privatis&#233;es par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. La privatisation d'EDF est contraire aux int&#233;r&#234;ts de notre pays&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exigences de rentabilit&#233; financi&#232;re des actionnaires priv&#233;s ne sont pas compatibles avec les imp&#233;ratifs de long terme de ce secteur strat&#233;gique. Privatiser EDF revient &#224; abandonner toute ambition sur l'orientation de notre pays &#224; un moment de crise &#233;nerg&#233;tique mondiale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les objectifs affich&#233;s pour justifier cette dilapidation sont sans fondement. Il s'agirait de &#171; mettre en oeuvre un programme d'investissement significatif et lutter &#224; armes &#233;gales &#187; avec les concurrents d'EDF. Estim&#233; &#224; 40 milliards d'euros entre 2006 et 2010, le programme d'investissement est en r&#233;alit&#233; un programme de placements financiers dont seuls 12 milliards toucheront la France, le reste servira essentiellement &#224; des achats d'entreprises &#233;trang&#232;res. EDF, jusqu'&#224; pr&#233;sent, s'est comport&#233;e comme n'importe quelle FMN dans son activit&#233; &#224; l'&#233;tranger. Au lieu de coop&#233;rer avec d'autres services publics, elle a achet&#233; des entreprises priv&#233;es pour conqu&#233;rir, comme les autres pr&#233;dateurs, des parts de march&#233;. Ce sont elles qu'il faut maintenant vendre et disposer ainsi de moyens financiers pour des investissements utiles en France et &#224; l'&#233;tranger, mais sous la forme de coop&#233;ration. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette op&#233;ration est un mensonge d'&#201;tat. Vendre aux Fran&#231;ais une entreprise qui leur appartient, chaque citoyen en &#233;tant d&#233;j&#224; copropri&#233;taire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Fran&#231;ois Morin, Le Mod&#232;le fran&#231;ais de d&#233;tention et de gestion du capital, Les &#201;ditions de Bercy, juin 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Analyse Financi&#232;re, 4e trimestre 1991-1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] La Croix, 31 mai 1999.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Privatisations, NON ! - Communiqu&#233; d'Attac France (avril 2004)</title>
		<link>https://attac45.site.attac.org/spip.php?article111</link>
		<guid isPermaLink="true">https://attac45.site.attac.org/spip.php?article111</guid>
		<dc:date>2004-11-20T16:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Privatisations, NON ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis plus d'une dizaine d'ann&#233;es, les diff&#233;rents gouvernements de l'Union europ&#233;enne, et en premier lieu le gouvernement fran&#231;ais privatisent &#224; tour de bras. Les motifs invoqu&#233;s sont toujours les m&#234;mes : faire baisser les prix pour les consommateurs, leur offrir le choix de leur fournisseur, stimuler l'innovation et l'investissement, permettre des alliances internationales... &lt;br class='autobr' /&gt;
Partout des &#233;checs &lt;br class='autobr' /&gt;
Les privatisations ont partout d&#233;bouch&#233; sur des &#233;checs : les prix...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://attac45.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;Energie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Privatisations, NON !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus d'une dizaine d'ann&#233;es, les diff&#233;rents gouvernements de l'Union europ&#233;enne, et en premier lieu le gouvernement fran&#231;ais privatisent &#224; tour de bras. Les motifs invoqu&#233;s sont toujours les m&#234;mes : faire baisser les prix pour les consommateurs, leur offrir le choix de leur fournisseur, stimuler l'innovation et l'investissement, permettre des alliances internationales...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partout des &#233;checs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les privatisations ont partout d&#233;bouch&#233; sur des &#233;checs : les prix augmentent, des monopoles priv&#233;s se constituent, les investissements ralentissent, les actionnaires et les hauts cadres dirigeants se gavent d'options sur titres (stock-options), dividendes et plus-values, le service se d&#233;grade, les effectifs baissent dans les entreprises et les conditions de travail se d&#233;t&#233;riorent.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'effondrement financier du rail britannique a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233; par de multiples accidents. Pas moins de 60 personnes ont perdu la vie depuis la privatisation de British Railways. Cette situation a amen&#233; le gouvernement de Tony Blair &#224; renationaliser, de fait, la soci&#233;t&#233; Railtrack charg&#233;e des infrastructures ferroviaires. L&#224; o&#249; elle a &#233;t&#233; mise en oeuvre, la lib&#233;ralisation du secteur postal s'est faite sur le dos des usagers et des salari&#233;s. Ainsi en Su&#232;de le prix du timbre a augment&#233; de 60 % en quelques ann&#233;es, et le nombre d'employ&#233;s a diminu&#233; de 27 %. Un constat similaire peut se faire pour de nombreux pays : Finlande, Norv&#232;ge, Danemark et, bien entendu, le Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;nergie n'est pas en reste. British Energy, compagnie priv&#233;e qui g&#232;re les centrales nucl&#233;aires, est au bord du d&#233;p&#244;t de bilan et doit &#234;tre renflou&#233;e par le gouvernement britannique. Il aura fallu pas moins de 39 heures pour que la vie reprenne &#224; peu pr&#232;s son cours normal pour les 50 millions d'habitants de la c&#244;te Est des &#201;tats-Unis et du Canada, surpris le 14 ao&#251;t 2003, &#224; la sortie des bureaux, par la plus grande panne &#233;lectrique qu'ait connu cette r&#233;gion. Cette panne colossale aurait pu appara&#238;tre comme un malheureux incident technique si elle n'&#233;tait pas survenue dans le syst&#232;me &#233;lectrique am&#233;ricain en cours de d&#233;r&#233;gulation et marqu&#233; d&#233;j&#224; par d'importantes d&#233;faillances (Californie en 2001).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement du secteur des t&#233;l&#233;communications, le premier &#224; &#234;tre ouvert &#224; la concurrence &#224; l'&#233;chelle internationale, repr&#233;sente le symbole le plus visible de l'&#233;chec de la lib&#233;ralisation et des privatisations. Effectu&#233;e dans une ambiance euphorique, dans laquelle les nouvelles technologies &#233;taient pr&#233;sent&#233;es comme un eldorado &#224; conqu&#233;rir, la lib&#233;ralisation des t&#233;l&#233;communications a provoqu&#233; un surinvestissement g&#233;n&#233;ralis&#233; d&#233;bouchant logiquement sur une bulle sp&#233;culative. Lorsqu'elle a &#233;clat&#233;, elle a entra&#238;n&#233; la d&#233;confiture des op&#233;rateurs les plus li&#233;s aux march&#233;s financiers, en premier lieu France T&#233;l&#233;com et la ruine de beaucoup de ceux qui avaient achet&#233; des actions. Mais le fiasco actuel est aussi l'&#233;chec de la strat&#233;gie qui visait &#224; transformer une entreprise de service public en une firme multinationale. Fond&#233;e sur l'illusion, moteur du n&#233;olib&#233;ralisme, d'une mont&#233;e continue des cours de la Bourse, cette strat&#233;gie a abouti &#224; acheter Orange trop cher, au plus mauvais moment et au plus haut de la bulle sp&#233;culative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au tour d'EDF ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction d'EDF a suivi la m&#234;me strat&#233;gie visant &#224; transformer &#224; marche forc&#233;e l'entreprise en multinationale. Ainsi, EDF a fortement investi en Europe, notamment en Grande-Bretagne dans London Electricity, en Su&#232;de avec Graninge et en Allemagne avec EnBW. EDF est pr&#233;sente en Egypte, Maroc, Guin&#233;e et C&#244;te d'Ivoire. Elle est fortement pr&#233;sente en Am&#233;rique latine (Mexique, Br&#233;sil, Argentine) et en Asie (Chine, Vietnam). Son entr&#233;e dans le capital de Montedison a entra&#238;n&#233; une lev&#233;e de boucliers en Italie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette strat&#233;gie a pour cons&#233;quence d'amoindrir et de d&#233;cr&#233;dibiliser le service public. Peut-on vouloir d&#233;fendre le service public en France et se comporter en multinationale avide de parts de march&#233; &#224; l'&#233;tranger ? Une entreprise de service public peut-elle se comporter comme une banale entreprise commerciale ? La politique internationale d'EDF vise &#224; construire un march&#233; mondial et europ&#233;en de l'&#233;lectricit&#233;, largement contr&#244;l&#233; par les institutions financi&#232;res et leurs instruments sp&#233;culatifs (march&#233;s &#224; terme, options...), provoquant l'ins&#233;curit&#233; des approvisionnements et le renoncement &#224; l'&#233;galit&#233; d'acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout en Europe et dans le monde, l'&#233;chec des privatisations et des processus de lib&#233;ralisation est maintenant &#233;vident. Pour le b&#233;n&#233;fice des grands actionnaires, le gouvernement Raffarin s'obstine pourtant &#224; vouloir privatiser les entreprises publiques ou nationales : EDF-GDF, Air France, les soci&#233;t&#233;s d'autoroute, la SNCF, la SNECMA sont les premi&#232;res concern&#233;es. Il faut construire un large front des usagers, des salari&#233;s et de tous les citoyens pour l'en emp&#234;cher. Une privatisation d'EDF, m&#234;me appel&#233;e hypocritement &#171; ouverture du capital &#187;, ne ferait qu'aggraver la situation en rendant l'entreprise d&#233;pendante des march&#233;s financiers, avec pour cons&#233;quence le d&#233;p&#233;rissement accentu&#233; et rapide de ses missions de service public. Il faut sortir EDF de la gestion lib&#233;rale actuelle pour la recentrer sur des missions de r&#233;ponses aux besoins de la soci&#233;t&#233; afin de garantir l'acc&#232;s &#224; l'&#233;nergie pour tous. La d&#233;mocratisation d'EDF/GDF fait partie des reformes n&#233;cessaires, la participation des collectivit&#233;s locales et celles des usagers dans la d&#233;finition et le contr&#244;le de l'accomplissement des missions l'est &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouvrir le capital, est-ce diff&#233;rent d'une privatisation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ne vous inqui&#233;tez pas, nous ne voulons pas privatiser, nous ouvrons seulement le capital &#187;. Voil&#224; l'argument qui est r&#233;guli&#232;rement avanc&#233; pour rassurer et d&#233;samorcer la mobilisation. Au plan juridique, ouverture du capital et privatisation ne sont pas identiques. La privatisation signifie que le capital priv&#233; devient majoritaire. Avec l'ouverture du capital, il reste minoritaire. En principe, dans ce dernier cas, l'Etat conserve le pouvoir de d&#233;cision.&lt;br class='autobr' /&gt;
En pratique, l'ouverture des entreprises publiques au capital priv&#233; fait entrer le loup dans la bergerie. La mise en Bourse d'une partie du capital de l'entreprise publique signifie l'arriv&#233;e de fonds de pension notamment am&#233;ricains dont le seul motif est le profit et non la bonne r&#233;alisation des missions de service public. Ils vont agir pour que l'entreprise distribue un maximum de dividendes, au d&#233;triment de ses missions et des conditions sociales pour ses salari&#233;s. Et l'entreprise, devenue d&#233;pendante de cette source de financement, devra en tenir compte. L'exp&#233;rience montre que les directions des entreprises publiques dont le capital a &#233;t&#233; ouvert se convertissent tr&#232;s rapidement &#224; la logique financi&#232;re sans qu'il soit besoin que les nouveaux actionnaires se manifestent. Ils deviennent avides de stock-options. En pratique encore, l'exp&#233;rience nous a montr&#233; que l'ouverture du capital est le pr&#233;lude de la privatisation totale. C'est pourquoi nous nous opposons &#224; toute ouverture du capital des entreprises de service public ou des entreprises nationales comme la SNECMA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EDF : les mensonges du gouvernement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Ni les trait&#233;s europ&#233;ens ni la concurrence n'imposent la privatisation.&lt;br class='manualbr' /&gt;2. Pour se d&#233;velopper, EDF et GDF n'ont pas besoin d'un statut priv&#233;, elles se d&#233;veloppent d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;tranger comme des pr&#233;dateurs.&lt;br class='manualbr' /&gt;3. Elles n'ont pas besoin d'&#234;tre privatis&#233;es pour faire &#224; la fois de l'&#233;lectricit&#233; et du gaz, ce qu'elles font d&#233;j&#224; ensemble en distribution. C'est leur fusion qui serait une vraie r&#233;ponse industrielle pour aller plus loin et non la gabegie de leur s&#233;paration.&lt;br class='manualbr' /&gt;4. Ces privatisations vont co&#251;ter tr&#232;s cher aux citoyens-usagers sur leurs factures d'&#233;nergie : 640 euros par m&#233;nage pour soulager ces firmes privatis&#233;es de leurs engagements retraites futurs ; des hausses de 10 % au moins, avec la fin d'une tarification de l'&#233;nergie fond&#233;e sur les co&#251;ts du nucl&#233;aire et du r&#233;seau d&#233;j&#224; amortis.&lt;br class='manualbr' /&gt;5. La privatisation entra&#238;nera la suppression de la p&#233;r&#233;quation tarifaire, la perte de la garantie de continuit&#233; du service et de l'&#233;galit&#233; de traitement territorial. En un mot, elle marquera la fin des missions de service public.&lt;br class='manualbr' /&gt;6. Il n'est pas vrai que le statut du personnel sera inchang&#233; : il rel&#232;vera du doit commun priv&#233; des salari&#233;s des soci&#233;t&#233;s anonymes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EDF-GDF appartiennent aux citoyens !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut imposer le passage d'une logique de concurrence &#224; une logique de coop&#233;ration pour mettre en place de v&#233;ritables services publics au niveau europ&#233;en et m&#234;me mondial. Au-del&#224;, il faut cr&#233;er en France un large front de tous les citoyens, des usagers et des salari&#233;s des services publics pour bloquer tous les projets de privatisation ou d'ouverture de capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Communiqu&#233; d'attac France du 07/04/2004.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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